H-2-O mon amour : de l’importance de boire

Si je n’avais qu’un conseil, ce serait celui-ci : hydratez-vous !

Pourquoi faut-il boire ?

Notre corps est composé à 60-70% d’eau. Oui, vous avez bien lu, nous sommes majoritairement faits d’eau. Evidemment, ce n’est rien à côté de la méduse qui affiche 98% … talonnée par la laitue, mais tout de même : jusqu’à 70% !

Les deux grands liquides du corps, le sang et la lymphe (voir lexique en bas de page si besoin), contiennent beaucoup d’eau, vous vous en doutiez, mais la moindre de nos cellules également. Il en va de même pour le milieu interstitiel (voir lexique), qui leur permet de communiquer et de se nourrir. Dois-je préciser que les neurones sont des cellules ? Et oui, notre cerveau a certes besoin de sucre, mais il est aussi gourmand d’eau.

Chaque jour, notre corps perd de l’eau : dans les selles, par la transpiration et biensûr dans les urines (environ 1,5L/24h). L’eau corporelle doit donc être renouvelée.

Un organisme qui se déshydrate, ce sont des cellules en souffrance. Cela se voit et se sent : la peau et la bouche sont sèches, la peau perd de son élasticité, les urines se tarissent et foncent, les selles virent au type « crottes de bique » ou à la constipation, les crampes sont fréquentes et, si cela se poursuit, fatigue, maux de tête et étourdissement ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez !

Photo d'une main qui pince la peau du dessus d'une autre main et tire celle-ci vers le haut, pour expliquer le pinching test.
Pinching test ou test de pincement de la peau, régulièrement pratiqué par les naturopathes entre autres : si celle-ci ne reprend pas immédiatement sa place après le pincement, c’est un signe de déshydratation.

Et la soif ?

Et bien la soif est un signal tardif : lorsque l’on a soif, on est déjà déshydraté. Comme si le cerveau mettait du temps avant de tirer la sonnette d’alarme. Sans compter que certaines personnes ressentent moins la soif que d’autres, soit de par leur constitution, soit de par leur âge : les personnes âgées ont moins soif.

Biensûr le corps, cette magnifique machinerie, a divers moyens de préserver l’eau en cas de manque, comme de la recapter au niveau des reins, d’où la baisse du volume des urines.

Morale : il ne faut pas se fier à la soif pour gérer son hydratation.

Combien faut-il boire alors ?

Au moins 1,5L par jour, puisque c’est le volume moyen d’urine et que, comme vu plus haut, ce n’est pas la seule source de perte hydrique.

On parle en naturopathie généralement de 2L de liquide par jour, qui sont apportés par l’alimentation (l’eau contenue dans les aliments) et les boissons. Et plus précisément d’1L d’eau pure par jour. J’entends par « eau pure » de l’eau seule, différente d’un thé, d’un café ou d’une infusion, qui certes amènent de l’eau, mais ont un effet diurétique, c’est-à-dire qu’ils font excréter l’eau par les reins.

Quelle eau ?

En naturopathie, on a coutume de dire : « L’eau vaut pour ce qu’elle emporte, pas pour ce qu’elle apporte ». Il faut la voir comme un agent de nettoyage : elle va emmener avec elle, via les urines, différents déchets. D’où l’intérêt de la boire pure, sans rien dedans. Vous ne faites pas la lessive avec du thé ? 😉

On recommande de boire une eau la moins minéralisée possible, parce que les minéraux contenus dans l’eau ne sont pas assimilables et donc vont donner d’autant plus de travail aux reins pour les éliminer. Or, nos reins ont déjà bien assez de boulot pour éliminer les déchets de notre corps ! Concrètement, sur une étiquette, il faut vérifier que la valeur du « résidu à sec » ne dépasse pas 130 mg/L (voir exemples ci-dessous).

Il faut prendre garde au pH aussi, cette valeur qui mesure l’acidité sur une échelle de 0 à 14. Il faut rechercher une eau la plus neutre possible, ce qui équivaut à un pH proche de 7.

Tableaux de composition des eaux Montcalm et Mont Roucous, respectivement à 32 et 22 mg/L de résidu à sec à 180°C.
pH 6,8 affiché pour la Montcalm.

Je ne prêche pour aucune paroisse … pardon : aucune source. Je ne fais que soumettre des exemples d’eau qui sont, selon moi, de qualité. Le rôle du naturopathe est de conseiller après tout.

Et l’eau du robinet ?

Nous avons la chance, en France, d’avoir de l’eau courante potable, en effet. Elle a le mérite d’être toujours à disposition, de ne pas nécessiter de transport, de ne pas générer de déchet plastique. Ça fait quelques bons points !

Vous pouvez donc vous renseigner sur sa qualité auprès de votre fournisseur. Pour cela, le site https://orobnat.sante.gouv.fr/ est à votre disposition, il suffit de sélectionner département et commune. L’eau de la ville n’étant, par définition, pas une eau minérale, le résidu à sec n’est pas forcément présent (a priori il est bas), mais le pH oui. Vous trouverez aussi la quantité de chlore et surtout celle des bactéries, dont la faible présence signe le caractère potable d’une eau.

Cela dit, ce qui n’est pas dosé dans cette eau de consommation courante, ce sont les résidus de médicaments et de pesticides, pas moyen donc de savoir ce qu’elle contient de ce côté-là.

Il existe moultes solutions de filtrage de l’eau, mais je ne m’aventurerai pas sur ce sujet aujourd’hui, ce serait bien trop long !

Concrètement, comment faire pour s’hydrater suffisamment ?

La manière la plus simple est d’avoir avec soi, tout au long de la journée, une bouteille d’eau (ou tout autre récipient de votre choix). Déjà, en l’ayant à portée d’œil et de main, on pense plus à boire. Ensuite, on peut jauger d’où nous en sommes de notre consommation quotidienne.

Inutile de se balader avec 1L (donc 1Kg) si on est très mobile, cela peut-être plusieurs petites bouteilles que l’on va reremplir ou échanger dans la journée. Je pense là notamment aux enfants, adolescents et étudiants qui ne boivent généralement pas pendant les cours et souvent pas entre les repas. C’est une population régulièrement déshydratée et cela pénalise leur métabolisme, donc leurs facultés d’apprentissage !

Ensuite, on essaye de boire un mug ou un bol de liquide le matin au réveil ou au petit déjeuner, pour se réhydrater après le jeûne de la nuit. Et on boit un verre d’eau à chaque repas. Au total : matin + midi + soir + bouteille + aliments = un corps bien hydraté 😊

Personnellement, ma bouteille d’eau me suit partout : en cours, en stage, en voiture, à la maison, en rando biensûr ! Et je fais office de coach hydrique pour ma voisine de classe : chaque fois que je bois, je lui propose de faire de même. Soyez créatif et entraidez-vous ! A plusieurs c’est souvent plus sympa.

Résumé en image

Parce que le mieux est parfois l’ennemi du bien, mon conseil est déjà de boire suffisamment, une eau aussi peu minéralisée et neutre que possible.

Et voilà pour LE conseil santé numéro 1. J’ai récemment passé la journée avec un ostéopathe, qui demande systématiquement à ses clients s’ils boivent suffisamment. Preuve que ce n’est pas qu’une lubie de naturopathe ! Et vous, pensez-vous boire suffisamment, est-ce naturel ou difficile pour vous de penser à vous hydrater ? N’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Lexique :

H2O : Formule chimique de l’eau 😉

Lymphe : Liquide translucide qui véhicule, dans des canaux dédiés appelés vaisseaux lymphatiques, les cellules immunitaires, certaines matières grasses et les déchets notamment

Milieu interstitiel : Substance dans laquelle baignent nos cellules, lieu des échanges (ions, gaz, enzymes, hormones, nutriments, …) entre les petits vaisseaux sanguins et lymphatiques (appelés capillaires) et les cellules des différents tissus

Ma première interview

Une inter-quoi ? Oui, une interview ! De moi, sur internet, même pas peur ! Allez, je vous raconte comment j’en suis arrivée là.

Comment est-ce qu’on en arrive à se faire interviewer ?

Le début de cette histoire remonte au printemps 2018 : je rencontre Valérie par le biais de son compagnon, elle se pose alors des questions sur sa vie professionnelle et souhaite en discuter avec moi, qui suis justement en pleine réorientation professionnelle. Nous discutons donc de mon expérience du bilan de compétences (voir mon article sur le sujet : https://vie-talite.com/zoom-sur-le-bilan-de-competences/) et de là une amitié se tisse.

Valérie fait partie de ces gens qui m’ont interrogée sur ma reconversion et à qui j’ai pensé en créant ce blog : si cela suscitait autant d’échange avec mon entourage, alors ça devait intéresser d’autres personnes au-delà de mon cercle de connaissances et il fallait le partager ! C’est cette idée qui m’a permis de sortir de ma zone de confort (clairement) et de m’exposer en rédigeant ce blog. Donc merci à Valérie et aux autres, car ce média m’apporte de belles satisfactions depuis bientôt un an.

Valérie, donc, a elle aussi fait le choix de se réorienter : de manager en informatique, elle est devenue rédactrice web et community manager. Et là, vous voyez venir le lien … Valérie s’est lancée dans une série de portraits de femmes et m’a demandé d’en être.

Vous pouvez retrouver Valérie ici :

https://www.linkedin.com/in/valerie-vincent-onparlede/

Et là : https://www.facebook.com/femmedenotrevie/

Qu’est-ce que ça fait de se faire interviewer ?

Et bien, au départ, l’idée même m’a carrément impressionnée ! Le blog, c’est une chose, j’y partage ce que je choisis de partager. Mais une interview, c’est s’exposer encore plus, c’est prendre un risque. Bref, vous l’aurez compris, cette question avait réveillé la petite voix rabat-joie ☹. Mais la confiance que je porte à Valérie l’a faite taire fissa : si elle pense que c’est pertinent, alors c’est le cas (c’est son job, après tout). Et si c’est elle qui m’interroge, alors je n’ai rien à craindre.

Bien m’en a pris, car j’ai eu beaucoup de plaisir à répondre à son interview ! Parce que, faire cet exercice, c’est appliquer encore cette technique du chemin parcouru, quelque part : revenir sur les étapes de mon changement de vie et constater comment j’ai évolué en presque deux ans me fait chaque fois beaucoup de bien, renforce mon choix.

Et c’est un autre média, encore une fois, pour toucher d’autres gens et, qui sait, semer des graines ? Surtout prouver que c’est possible, puisque je ne suis pas Wonder Woman et que je l’ai fait. J’ai à cœur de diffuser autour de moi que l’on n’est pas tenu de poursuivre dans une voie qui a cessé d’être épanouissante. Au 21ème siècle, il est possible d’avoir plusieurs vies professionnelles au gré de son évolution, alors saisissons cette chance !

Au final, cette expérience à quelquechose de terriblement excitant ! J’étais comme une gamine à la parution de l’interview : j’ai vite envoyé le lien à mes proches, puis sur Facebook, puis à ma promo Naturo … Même plus peur du regard d’autrui ! Les différents retours que j’ai reçus m’ont confortée : j’ai bien fait de tenter cette aventure et je remercie chaleureusement Valérie pour en avoir été l’initiatrice et la très bienveillante réalisatrice.

Où lire cette interview ?

Ben oui ! Dis, Julie, on la trouve où cette interview ? Elle est là : https://www.pour-elles.com/oser-la-vie-temoignage-julie

« Oser la vie », j’adore ce titre, la Miss Valérie a fait mouche !

Dans la série Bons Plans, je vous recommande chaudement ce blog qu’est « Pour Elles » : www.pour-elles.com.

Photo de moi en randonnée en bord de mer, sur le sentier du littoral entre Saint Cyr et Bandol (Var).
Sac sur le dos, je suis dans mon élément !
Et là je vibre, à fond ! – Sentier du littoral St Cyr – Bandol (83)

Voilà pour l’interview, n’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

Je suis très occupée par la dernière ligne droite de ma formation (ligne d’arrivée 20 décembre !), donc je publie moins sur le blog que ce que je voudrais (dans un monde où mes journées feraient 30h au moins). Cela dit, je prends plus facilement le temps de faire des petits billets sur la page Facebook associée. Donc si vous voulez plus de news, c’est par ici : https://www.facebook.com/Vie-talit%C3%A9-2172386579680499/

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La cure raisin

Et voilà septembre ! L’été touche à sa fin, l’automne approche et nous amène de nouveaux fruits : c’est l’époque des figues, du raisin, des pommes et des poires. C’est le moment idéal pour faire la cure raisin !

Quésako la cure raisin ?

C’est une cure de désintoxication en Naturopathie. Plus précisément, c’est une monodiète : on ne consomme qu’un aliment, à volonté, cru ou cuit, sur un repas, un ou plusieurs jours.

Une monodiète permet de mettre au repos le système digestif : au lieu d’avoir plein d’aliments différents à digérer (fruits, légumes, céréales, viande, poisson, œufs, légumineuses, produits laitiers et j’en passe !), puis à transformer en nutriments pour les assimiler, il n’y en a qu’un. Ca simplifie le travail digestif, d’autant plus qu’en général on consomme un aliment facile à digérer (la cure de rillettes de chez Mémé, aussi bonnes soient-elles, n’est pas répertoriée 😉).

Comme la digestion est allégée, le corps a du temps et de l’énergie pour faire autre chose. Parce que la digestion, après le repas, ça peut prendre 70% de notre énergie ! On comprend mieux les envies de sieste, n’est-ce pas ?

Du coup, il fait quoi le corps ? Et bien il se régénère : il fait le ménage et il se reconstruit. Le foie notamment, qui a de multiples fonctions dont deux grandes que je citerai ici :

  • Il traite les nutriments en provenance de l’intestin ; ça il le fait la journée en général ;
  • Il recycle les déchets métaboliques ; ça c’est pour la nuit : le foie il bosse 24H/24 !

Durant la monodiète, comme il arrive un petit nombre de nutriments, le foie a vite fait de les assimiler et peut donc jouer son rôle de station d’épuration la journée aussi.

Un des avantages de la monodiète, c’est qu’elle est compatible avec les activités de tous les jours, contrairement au jeûne, qui nécessite beaucoup de repos. Il faut dire que le jeûne nettoie plus en profondeur aussi. A ce sujet, voir mon précédent article : https://vie-talite.com/en-route-pour-mon-premier-jeune/.

La cure raisin va se réaliser pendant 3 à 7 jours (selon l’envie et le contexte), ou bien à raison d’un jour par semaine durant la saison du raisin. On choisit de préférence un raisin noir, pour les antioxydants qu’il contient (comme tous les fruits rouge-violet-noir). Il faut compter entre 1,5 et 3Kg de raisin par jour et par personne. On mange lentement, en mâchant bien la peau et les pépins.

Photo d'une cagette remplie de raisin Muscat, petits grains bleu nuit, très savoureux.
Raisin Muscat, petits grains savoureux.

Ma cure raisin

Je m’y suis attelée tout début septembre, juste après la rentrée, en mode « bonne résolution ». Et j’ai embarqué avec moi un ami qui était partant pour tenter l’expérience, youpi !

Vu que j’ai travaillé dans une biscuiterie cet été et donc mangé plus de sucre que d’ordinaire, j’ai fait précéder ma cure d’une semaine d’alimentation plus saine. Mon ami, lui, n’a fait aucune préparation en amont. Il n’a rien modifié à son alimentation habituelle avant de se lancer dans l’aventure. Ca ne pose pas de souci avec une monodiète (autre avantage comparé au jeûne, qui demande une préparation).

Nous avons donc débuté la cure le vendredi soir par un dîner raisin. Je recommande de prendre vraiment un bon raisin, il faut se faire plaisir, sinon le risque de se lasser et donc d’abandonner est grand ! Surtout que le raisin ne se cuit pas (contrairement à la pomme par exemple, avec laquelle on peut faire une monodiète également).

En mangeant lentement, une grosse grappe de raisin suffit en général à nous rassasier. Dans ce cas, on arrête et on remange quand la faim se fait de nouveau sentir. Globalement, nous avons mangé toutes les 1h30 à 2h, pas forcément en même temps d’ailleurs.

Samedi et dimanche, nous avons randonné. L’énergie était là, même si je n’aurais pas fait un marathon non plus ! Lundi, j’étais en stage, j’avais de l’énergie et comme le contexte permettait que je mange mon raisin quand j’en avais besoin, ça s’est bien passé. Mon ami a un métier plutôt physique, il a mangé plus que le week-end et il avait la pêche (le comble, pendant une cure … raisin !).

Lundi soir, j’ai repris une alimentation diversifiée. Mon ami a, lui, continué un jour de plus. Il est conseillé d’y aller mollo sur le 1er repas, d’éviter de choquer le tube digestif, qui fonctionne au ralenti depuis quelques jours.

Qu’en a-t-on retiré ?

De façon très impolie, je commence par moi 😉

J’ai eu de l’énergie et pu réaliser toutes les activités dont j’avais envie, donc je sens que je peux recommencer. J’ai perdu 1Kg, ce n’était biensûr pas le but mais, que voulez-vous, je n’ai pas l’instinct de conservation ! 😆 Je n’ai pas eu de ressenti flagrant, mais comme je me nourris plutôt sainement et que j’ai d’autres pratiques détox au quotidien, je suppose que je n’avais pas beaucoup de nettoyage à faire.

Côté transit (et oui, les naturo ça parle « caca » !), passé le 1er jour sans selles (dû à la moindre quantité de résidus), ça a été normal durant la cure. A la reprise, à J+2 et J+3, j’ai eu un transit accéléré mais non gênant. Cela correspond à la reprise alimentaire, au re-remplissage du côlon.

Mon ami, de son côté, s’est senti en grande forme lundi et mardi, comme allégé de ses surcharges. Et ça, pour une apprentie naturo, c’est un beau cadeau ! Côté transit, il a lui aussi eu un 1er jour à blanc, puis une phase d’accélération pendant la cure plutôt, qui ne l’a pas empêché de continuer.

Nous avons tous les deux constaté que c’est plus facile à mener lorsque l’on n’est pas confronté à la nourriture, au repas des autres, pardi !

Je pense que je recommencerai dans quelques mois avec un autre aliment : pomme, ananas, carotte ? Ce sera après l’hiver, car on ne jeûne pas l’hiver (ou alors on opte pour une monodiète de riz complet). Mon ami a prévu de recommencer en octobre, sur une période où il ne sera pas trop tenté par la nourriture dans son entourage.

J’en retire un enseignement naturo aussi, pour avoir mis en pratique une des recommandations que l’on peut faire. C’est une détox plutôt facile à mettre en œuvre qui, finalement, allège aussi le quotidien : courses simplifiées, pas de préparation, ni de vaisselle !

Et voilà pour la cure raisin ! N’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Point à mi-parcours

Cet été marque la mi-parcours de ma formation en Naturopathie. C’est fou comme ça passe vite, un an !

Les 6 premiers mois

Ils furent remplis de découvertes : des gens, des lieux, des enseignements, des pratiques. Chaque semaine, de cours comme de stage, est très instructive.

Je découvre que je me régale d’anatomie-physiologie ! Il faut dire que nous avons un intervenant en platine : hyper compétent, pédagogue, synthétique et à l’écoute, le rêve de tout étudiant ! Du coup, j’ai même plaisir à aller potasser mon Marieb ensuite. Vous savez, ce pavé de 1300 pages que je vous ai présenté dans un article sur l’Inspiration : www.vie-talite.com/inspiration/ 😊. Rassurez-vous, je ne me mets pas la pression pour tout ingérer, je ne suis pas en fac de médecine non plus ! Mais il me semble primordial de connaître le fonctionnement du corps humain avant d’accueillir des gens pour leur prodiguer des conseils santé et bien-être.

De nature curieuse, je m’intéresse à l’ensemble de nos cours : alimentation(s), nutrition, hygiène vitale, oligothérapie, phytothérapie, aromatologie, iridologie, … Sans oublier les cours pratiques : cuisine crue, cataplasmes, exercices corporels, réflexologie, relaxation. Certaines techniques me semblent plus accessibles que d’autres, je sens que je penche vers la simplicité, ou du moins un rapport simplicité/efficacité. Il faut que ce soit facile à intégrer dans un quotidien surchargé du 21ème siècle 😉

A travers mes stages, j’ai découvert plusieurs lieux et créé des liens dans ma région d’adoption : un spa, une herboristerie, un magasin vrac, un dojo, une entreprise de phyto et gemmothérapie (extraits de bourgeons de plantes). Comme toujours, les gens m’ont touchée avant l’activité en elle-même … On ne se refait pas ! Je ressens une profonde gratitude pour ceux qui m’ont ouvert leurs portes, permis de partager leur quotidien et chacun appris une part de leur métier. Etant plusieurs fois dans des commerces, j’y ai travaillé l’accueil clientèle, qui me servira pour mon activité future … et m’a bien servi cet été pour mon job de vendeuse, mais ça c’est une autre histoire.

Photo d'une vue de montagne, sur la massif du Devoluy dans les Hautes-Alpes. Prise de vue à mi-parcours d'une randonnée : je suis montée, il reste la redescente à faire.
A mi-parcours d’une randonnée : je suis montée jusque-à, il reste la redescente.

Les 4 prochains mois

Cela risque fort de s’intensifier ! On va alterner cours et stage avec moins de pause révision et avec l’examen en ligne de mire.

Le programme de cours va se poursuivre, avec en prime des sessions de préparation à la consultation proprement dite. Maintenant que nous avons accumulé quelques connaissances, nous allons apprendre à mener un rendez-vous de Naturopathie. Différents intervenants vont nous accompagner, histoire d’avoir plusieurs points de vue, plusieurs styles aussi, chacun ayant sa personnalité et ses spécificités.

Côté stage, j’ai prévu d’aller dans un hôpital et je suis vraiment ravie qu’un établissement de santé accueille une future naturopathe ! Je vais aussi aller dans des magasins bio coopératifs : contact client, ateliers et développement de réseau seront au programme.

Je vais malgré tout prendre le temps de quelques jours avec mes amis en Alsace à l’occasion d’un stage de danse, parce que les revoir et danser est important pour moi également. Aussi parce que s’accorder des pauses est crucial, tel que je l’évoquais dans cet article : www.vie-talite.com/vacances/.

Ici et maintenant

Entre les deux, comment est-ce que je me sens aujourd’hui ?

Et bien, tout n’est pas parfait, pardi, mais il y a un moment que j’ai appris à faire avec les imperfections et à me centrer sur le positif. Donc je prends ce qu’il y a de bon (c’est-à-dire la majeure partie du temps heureusement) et je m’accommode du reste : intervenants moins intéressants, incohérence de programme, attitude de l’un ou l’autre, aléas de la vie en collectivité (mmh la douche tiède !).

Surtout, j’ai le sentiment d’être à ma place et cela fait un bien fou ! Je me sens devenir une naturopathe petit à petit, comme une mue progressive. Je le sens dans mon attitude, mon positionnement et pas seulement en cours, dans les autres sphères de ma vie aussi. Certaines personnes autour de moi commencent à venir me poser des questions ou prévoient de me contacter en 2020. Je réponds toujours avec plaisir : le domaine me passionne ! En revanche, il est rare que je propose un conseil à quelqu’un qui ne l’a pas sollicité. C’est mon chemin, je comprends que tout le monde ne soit pas branché sur la même fréquence que moi et il n’est pas question que ma vie ne tourne qu’autour de cela, que je saoule mon entourage de « recettes naturo » ! Et puis, en Naturopathie, on parle de responsabilisation et d’autonomie de l’individu, donc si vous me fréquentez, n’hésitez pas à prendre l’initiative de me poser vos questions 😊

Je m’entraîne à la réflexologie plantaire avec ma famille, mes amis et je suis chaque fois surprise des effets que ma pratique peut avoir. Le plus impressionnant, c’est sur les sceptiques ou les gens qui n’aiment pas qu’on leur touche les pieds : entendre qu’ils ont apprécié et ressenti telle ou telle chose est un véritable cadeau ! A ce sujet, vous pouvez jeter un œil sur ma page Facebook pour un exemple concret : https://www.facebook.com/2172386579680499/posts/2340894352829720/

Je fais aussi mes premiers accompagnements avec des proches et cela porte ses fruits : et une maman qui n’a pas eu les jambes lourdes cet été, une ! Quelle joie d’apporter du mieux-être à autrui ! Cela vibre très fort en moi, signe à mes yeux que je suis sur MON chemin.

Photo prise allongée au sol en regardant vers le ciel. Le soleil passe à travers les feuilles des arbres et crée des rayons lumineux. Il est écrit "ici & maintenant".
La Vie, c’est ici et maintenant

J’en ai fini avec ce point à mi-parcours, juste à temps avant ma rentrée. N’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Lexique :

Hygiène vitale : Base de la prévention en naturopathie, c’est un « art de vivre” visant à promouvoir la santé, un ensemble de bonnes pratiques (alimentaires, respiratoires, d’activité physique, de gestion émotionnelle, …) permettant à nos mécanismes d’auto-régulation de fonctionner de façon optimale.

Oligothérapie : Biothérapie qui utilise les oligoéléments, minéraux présents en quantité infime dans notre corps, nécessaires à son bon fonctionnement.

Phytothérapie : Biothérapie qui utilise les plantes.

Aromatologie : Biothérapie qui utilise les huiles essentielles.

Iridologie : Méthode de bilan fondée sur l’examen de l’iris de l’œil.

Nouvelle rubrique

Bonjour, bonjour. Non, je n’ai pas disparu de la circulation, simplement entre les cours, les stages et le job d’été, je suis plus qu’occupée par ailleurs 😉

Et puis, j’ai un projet d’évolution en gestation pour ce blog : suite aux échanges avec différentes personnes et notamment mon amie Caroline, qui a toujours une bonne idée à soumettre (elle est par ailleurs auteure et donc mon coach écriture https://caroline-leroux-auteur.com/, merci ma Belle), j’ai décidé de créer une rubrique « Boîte à malice ». Sur cette nouvelle page, je diffuserai des articles plus courts avec des explications sur des choses faciles à mettre en place, des recettes santé-plaisir aussi. Vous savez, ce genre d’astuces qu’on ne voit même plus tellement elles font partie du quotidien et devant lesquelles les autres s’arrêtent !

Il paraît que j’en ai quelques-unes qui pourraient vous intéresser. Alors n’hésitez pas à consulter cette nouvelle page ( https://vie-talite.com/category/boite-a-malice) et à formuler vos demandes de partage d’astuces et autres via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Photo d'un cerisier en fleurs. Fleurs rose poudré sur fond de ciel azur.
Les idées tels les arbres, fleurissent.

Journée de la Naturopathie

Dimanche 2 juin a eu lieu la Journée de la Naturopathie, organisée par Sud Naturopathie, au Domaine de La Castille de La Crau (83). Cette première édition avait pour thème l’Alimentation. J’y étais bénévole, je vous raconte le in et le off 😉

Bandeau de l'affiche de la journée de la naturopathie, annonçant la date et le thème "Cultiver sa santé avec gourmandise !"

Sud Naturopathie c’est qui ?

C’est un collectif de 16 naturopathes du Var, qui se sont organisés il y a plus d’un an pour promouvoir la Naturopathie dans la région et, plus précisément, pour organiser cette manifestation. Leur actualité est à retrouver sur internet : https://www.facebook.com/SudNaturopathie/

Je ne sais pas pour vous, mais moi, des gens qui se rassemblent pour promouvoir la santé, ça me parle. Donc, quand mon amie Graziella (avec qui j’ai fait le séjour monodiète que je vous raconte dans un précédent article https://vie-talite.com/en-route-pour-mon-premier-jeune/) m’a annoncé cette journée, j’ai voulu en être ! Ca tombait bien, puisqu’ils cherchaient des bénévoles, a fortiori des naturo en herbe de mon acabit.

Je suis donc allée aider à préparer le site le samedi et à tenir le stand Information le dimanche. C’est que ça demande du boulot de monter des barnums, préparer les stands, organiser le site, nettoyer, décorer, etc., sans compter le démontage ensuite !

La journée en elle-même – le IN

Le site du Domaine de La Castille, déjà, est un bel endroit, très spacieux, pourvu d’un grand chapiteau équipé pour abriter des conférences (500 places assises, ça commence à faire).

Le planning de la journée était constitué de telle sorte que chacun puisse trouver son bonheur, quelles que soient l’heure et ses envies. Il y avait d’abord les conférences, qui avaient lieu toutes les heures sur des sujets variés ayant trait à l’alimentation (cuisine saveur, addictions alimentaires, alimentation thérapeutique, …). Elles s’adressaient, je dirais, « au grand public averti », c’est-à-dire qu’on y proposait des apports conséquents avec un vocabulaire accessible.

En parallèle, des ateliers se déroulaient quasiment en continu sur les thèmes de la cuisine (biensûr), la respiration, l’activité physique, les huiles essentielles et les fleurs de Bach. Ce qui permettait d’aller découvrir l’une ou l’autre technique entre deux conférences.

Histoire de rester dans le thème, un bar naturo était proposé avec une cuisine 100% maison réalisée par les membres de l’association. Salé, sucré, boissons, tout y était. Ce fut un régal des yeux et des papilles. D’ailleurs, les visiteurs ne s’y sont pas trompés : il a été dévalisé ! Plusieurs Food Truck étaient là aussi pour proposer d’autres mets.

Deux photos du buffet de plats préparés par les naturopathes de l'association
Le bar naturo

LA bonne idée à mes yeux a été d’organiser des ateliers enfants. Ainsi, on pouvait venir en famille et y trouver chacun son intérêt. Yoga, attrape-rêves, animal totem, jus colorés, peinture, philo, … sympa le menu des petits, non ? Et aussi des jeux, biensûr !

Deux photos de jeux de balles en bois décorés, l'un sous forme de bouquet de fleurs, l'autre degirafe
Jeux de balles, faits maison eux aussi

La journée s’est terminée sur deux pistes de réflexion, avec un film réalisé avec des enfants justement. Ces citoyens de demain nous ont expliqué la glycémie, les additifs alimentaires, la pollution, avec comme message phare : « Vous m’avez pris pour une poubelle ? » Effectivement, ça pose question … Et en guise de final un clip à leur façon de la chanson de Jean-Jacques Goldman Les Choses.

« Si j’avais, si j’avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n’existe pas
[…]
Je prie les choses et les choses m’ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
Ce n’est plus « je pense », mais « j’ai donc je suis ! »

Ce fut une belle journée, très bien orchestrée. Je rends hommage aux organisateurs, parce que ce n’est pas rien de préparer un tel évènement ! Imaginez accueillir pas moins de 1000 personnes sur un même lieu, leur faire découvrir plusieurs facettes de la Naturopathie, les intéresser et les distraire (parce que bon, c’est dimanche !), les restaurer. Il y a bien eu quelques coups de soleil, mais aucun incident majeur. Bravo Sud Naturopathie !

Ma journée – le OFF

Une heure avant l’arrivée du public, ce fut l’arrivée des bénévoles, l’affectation aux différents postes, les premières rencontres. J’étais au stand information pour renseigner les gens sur le déroulement de l’évènement, les différents emplacements, répondre aux questions. J’apprécie cette posture de « se mettre au service de ».

Nous étions pas mal de bénévoles, j’ai donc pu assister à l’atelier sur la crème Budwig présenté par la fondation Kousmine (www.kousmine.fr). C’est une préparation de petit déjeuner pour faire le plein d’énergie et de nutriments en début de journée. Moi qui pratique régulièrement le Miam-Ô-Fruits de France Guillain (https://www.bainsderivatifs.fr/portfolio-item/miam-o-fruit/), je n’étais pas dépaysée. Ce fut l’occasion de remarquer combien faire préparer aux gens eux-mêmes leur permet de réaliser illico 1/ que c’est simple et 2/ que c’est délicieux !

Je suis aussi allée écouter la conférence d’Anne Portier : « Addictions Alimentaire, entre plaisir et compulsion, trouver le juste équilibre ». Elle nous a parlé de sucre, de caféine, de gluten … tout un programme ! Anne est une naturopathe expérimentée et engagée. Elle a fondé un dispensaire de soins naturels pour rendre les médecines naturelles accessibles à tous. Elle l’explique dans cette courte vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=cTM84uk5IgY.

Anne est aussi directrice de l’OMNES, l’association professionnelle des naturopathes depuis 1981. Sur leur site dédié aux particuliers, vous trouverez d’ailleurs les coordonnées et spécialités des naturopathes région par région : www.naturopathe.net. Un praticien adhérent OMNES est un gage de qualité pour le consultant, en termes de formation et d’engagement via une charte en 16 points (détails sur www.omnes.fr).

C’est inspirant pour la graine de naturo que je suis de rencontrer ce genre de personnes. Et je ne parle pas que des figures phares, je parle aussi des 16 thérapeutes qui se sont regroupés pour créer cet espace de partage le temps d’une journée. Le bénévolat, et plus largement l’engagement citoyen et le « faire ensemble », sont importants à mes yeux. J’ai à cœur de participer à ce type de manifestations et de donner de mon temps. Je l’ai fait comme couturière au sein d’un Repair Café à Bruxelles, comme bibliothécaire au sein de La Bibliothèque Pour Tous de Six-Fours et je le ferai encore au gré des rencontres.

Voilà, je vous ai partagé une expérience de plus. N’hésitez pas à réagir et échanger via la section« Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page« Contact ».

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En route pour mon premier jeûne

Le jeûne, c’est quand on décide de mettre son système digestif au repos. Pourquoi est-ce que j’ai eu envie de faire cela ? Comment l’ai-je fait ? Qu’en ai-je retenu ? Voilà ce que je me propose de vous partager dans cet article.

Le principe

Quelle drôle d’idée que celle de ne pas manger ?! A fortiori pour un mini-modèle comme moi, qui ne peut pas donner son sang par de manque de poids.

Il se trouve qu’on nous en parle pas mal en cours, mais c’est aussi dans l’air du temps. N’hésitez pas à aller voir, par exemple, le documentaire Arte rediffusé cette année : https://www.dailymotion.com/video/x31wzrb. Il est très complet, avec des exemples concrets de pratiques dans différents pays, des témoignages de patients et de médecins.

Le constat de base est le suivant : au cours de l’évolution, le corps humain a été confronté à la faim et s’est adapté à la pénurie. Par contre, il n’a pas (encore ?) eu le temps de s’adapter à la surabondance de nourriture telle que nous la vivons dans les pays dits développés depuis moins de 100 ans (post seconde guerre mondiale). Du coup, il s’encrasse au fil du temps :

  • Parce qu’on mange plus que nécessaire. On mange pour tellement d’autres raisons que la faim, nous les humains (notions de plaisir, de partage, d’émotions, …)
  • Parce qu’on mange mal, par manque de temps, de connaissance, de moyens, … par plaisir aussi, parfois (junkfood quand tu nous tiens)
  • Parce qu’on prend des médicaments et qu’avec les principes actifs se trouvent d’autres molécules qu’il faut éliminer
  • Parce qu’on vit au 21ème siècle et pas au jardin d’Eden, donc l’air, l’eau, les sols sont pollués (à des degrés divers)
  • Parce qu’on est stressé et que cet état limite les capacités de notre station d’épuration naturelle
  • Parce qu’on est plus sédentaires que nos ancêtres. La boucle lit-chaise-voiture-chaise-voiture-chaise-canapé-lit ça parle à quelqu’un ? Or des fluides circulent en permanence dans notre corps et ils ont besoin de mouvements musculaires et respiratoires pour être optimum.

Vous avez compris le principe : on a tous des raisons d’être encombrés à l’intérieur. En faisant hiberner notre système digestif, on libère le corps d’une activité chronophage et énergivore. Il peut alors s’attaquer au grand ménage, une aubaine au printemps !

Que tout le monde se rassure, ce merveilleux support qu’est notre corps est organisé pour faire face au manque de carburant. Sur un adulte « standard », on estime qu’il y a 10 Kg de réserve sous forme de graisse, de quoi tenir 40 jours sans manger.

En pratique

Il est communément admis qu’un jeûne d’une semaine est intéressant du point de vue du nettoyage. Mais le corps doit être préparé avant, pour aborder le mieux possible ce changement de régime (c’est le cas de le dire !). Et ensuite, il faudra le remettre en route en douceur. Du coup, le programme se déroule sur 3 fois la durée du jeûne :

  • 1 période de descente alimentaire, durant laquelle on supprime petit à petit les excitants, les protéines animales (dont produits laitiers), les sucreries, ce qui allège déjà le système digestif ;
  • 1 période durant laquelle on choisit soit de ne rien manger (jeûne) ou de manger une seule sorte d’aliment : c’est la monodiète (de fruit ou de légume le plus souvent) ;
  • 1 période de reprise alimentaire, inverse de la descente, où on l’on réintroduit étape par étape les différents aliments.

Comptez donc 3 semaines consacrées à ce soin à votre corps. Autant les phases de descente et reprise sont compatibles avec vos activités habituelles (vie de famille, activité professionnelle, sport, etc), autant la phase de jeûne demande d’être concentré sur elle seule, pour les débutants du moins.

Il existe un certain nombre de séjours organisés par des professionnels, y compris des centres de jeûne. Je ne peux que vous encourager à vous faire accompagner. Jeûner est un processus naturel certes, mais ancestral, que nous avons oublié. Il est donc bon d’être guidé par un professionnel. Il existe notamment quelques contre-indications au jeûne et se renseigner convenablement est indispensable.

La préparation

Le jeûne étant recommandé dans divers cas en naturopathie, je souhaitais en faire l’expérience. Notamment parce que je ne me voyais pas proposer à quelqu’un une technique que je n’aurais pas moi-même expérimentée. Ah les expériences de cette année d’études ! Vous en trouverez plusieurs autres exemples dans cet article : https://vie-talite.com/experiences/.

Prenons donc mon cas : Julie, Homo Sapiens Sapiens de genre féminin, approchant la quarantaine, pesant moins de 50Kg, étudiante en Naturopathie, pas de pathologie déclarée. Voilà pour la fiche clinique.

Jeûner ne me semblait pas une bonne idée, vue ma stature. Et vu mon début d’année haut en couleurs (formation+ déménagement) et les mois de formation encore devant moi. Les expériences ok, mais sans risquer de me mettre dans le rouge ! J’ai donc choisi de me faire accompagner par une Naturopathe en qui j’ai confiance, qui s’adapte au profil des jeûneurs et propose notamment des monodiètes : Graziella Quéron, https://www.graziella-naturopathe.net/.

Me voilà partie sur la semaine du printemps, dans un château en Ardèche, au sein d’un groupe de 10 jeûneurs !

La descente alimentaire s’est bien passée, je me suis régalée sans ressentir de privation. Même me passer de chocolat n’a pas été si compliqué ! J’ai commencé à comprendre le pouvoir du conditionnement de l’esprit : j’avais décidé de me lancer dans l’aventure, ce qui signifiait 3 semaines sans mon petit noir à 70% minimum.

J’ai retrouvé mes comparses dans un lieu paisible, en retrait du monde, entouré de nature. Ca commençait sacrément bien ! Après les présentations, nous avons fait le point sur le planning de la semaine : différentes activités étaient organisées pour nous permettre à la fois d’être actifs, de nous reposer, de nous retrouver.

Vue de l'allée du château de Liviers, bordée sur la gauche d'arbres dénudés
Château de Liviers, Lyas , www.chateau-de-liviers.com
Vue de ma chambre au château de Liviers, sur Privas en contrebas et le massif du Vercors au loin
Vue de ma chambre sur le Vercors

Le jeûne

Chaque jour commençait avec beaucoup de bienveillance, en prenant des nouvelles les uns des autres : comment était le sommeil, l’énergie ? Où en est-on vis-à-vis de la sensation de faim, les nausées et douleurs éventuelles ? Puis, la journée se déroulait tranquillement, au rythme des activités prévues et des temps de pause. Marche, yoga, conférences, activités créatrices furent autant de façon de se « nourrir » autrement.

Je remarquais que la sensation de faim apparaissait et disparaissait relativement rapidement, plusieurs fois par jour. Rien à voir avec cette faim qui tenaille et semble ne pouvoir nous quitter que si elle est assouvie. Je remarquais vite également que, si mon cerveau tournait à son régime habituel, mon corps ne pouvait le suivre et réclamait de la lenteur. J’ai donc pris soin de me lever doucement, de monter les escaliers tranquillement (et non deux à deux, au pas de course, comme habituellement). J’ai ainsi pu réviser mes cours, préparer un examen et écrire sur ce blog, sans souci.

Cela dit, après 3 jours, l’épreuve de la douche s’avéra compliquée : ramasser le shampooing au sol, puis monter les mains sur ma tête était presqu’au-dessus de mes forces ! Après vérification, ma tension était à 8, ce qui, je le savais, signifiais pour moi la fin du jeûne et la reprise alimentaire.

J’ai donc recommencé à manger des fruits consistants en milieu de journée (banane, avocat), en plus du smoothie du matin et de la soupe du soir. Mais qu’on se rassure, 1h après le smoothie, ma tension était remontée. J’ai poursuivi la semaine avec le groupe en m’alimentant de fruits et de légumes, ce qui continuait d’être plus léger pour mon système digestif que mon alimentation habituelle. Cela lui laissait donc encore du champ pour terminer le nettoyage en cours.

En termes de décrassage, j’ai particulièrement apprécié le hammam : m’abandonner à sa chaleur écrasante, qui ouvre les pores de la peau et donne l’occasion d’éliminer par les glandes sudoripares du corps tout entier. Elle force à ralentir encore d’avantage. J’ai remarqué je la supportais moins que d’habitude, moi qui ai pourtant l’expérience des saunas allemands. Boire fut d’autant plus important pour renouveler l’eau évacuée.

Pour ceux qui se demanderaient combien j’ai perdu de poids, disons entre 3 et 4 kg. Je n’ai pas de chiffre exact, changement de domicile, donc de balance, oblige. Je les ai retrouvés tranquillement (et uniformément) sur les semaines suivantes. Ouf, je peux remettre d’autres pantalons que slim et leggin !

Photo de moi aux 1er et dernier jour de jeûne.
La joue est creusée, mais le regard ouvert.
Projet réalisé par Stéphanie Januskievicz –  www.zetoil.com

Les leçons

Comme dans nombre de mes activités, je retiens avant tout l’expérience humaine. Cela soude de partager cette aventure de la privation volontaire de nourriture ! J’y ai fait de belles rencontres et le lien tissé entre nous perdure (merci la technologie).

D’un point de vue apprentissage naturo, j’ai pu vivre et observer différents types de jeûne et différentes réactions à ses étapes. Cela renforce ma croyance en la nécessité d’individualiser le suivi, tel que peut le faire Graziella.

Mon regard sur ma faim a changé : avant elle me rendait irritable et impatiente, pouvant même occasionner des migraines. Maintenant je relativise beaucoup plus : je n’ai pas de quoi tenir 40 jours sans manger, mais quelques heures : oui pour sûr !

Ma constitution n’est résolument pas faite pour le jeûne (sans déc’ ?). Je vais donc tester autre chose à l’automne, comme une monodiète de pomme ou de raisin, qui consiste à ne consommer qu’un seul aliment, à volonté, pendant plusieurs jours. Et si je sens que c’est encore trop challengeant pour mon organisme, monodiète de riz complet. Cela fera une expérience, donc une connaissance, de plus.

Et vous, quel est votre point de vue sur le jeûne ? L’avez-vous déjà pratiqué, l’envisagez-vous ou est-ce impensable pour vous ? N’hésitez pas à nous partager votre opinion via la section « Commentaires » ci-dessous.

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Expériences

En tant qu’ancienne chimiste, les expériences, ça me connait et ça me botte ! Ca tombe bien, car cette année de formation en Naturopathie, c’est l’année des expérimentations et je m’en donne à cœur joie !

Expériences culinaires

Un des piliers de la naturo est l’alimentation. Alors, biensûr, c’est un sujet central d’enseignement et de mise en pratique. Dès la deuxième semaine de cours, c’est parti pour une session « alimentation vivante » et atelier de cuisine crue. Au programme : graines germées, extracteur de jus (légumes et fruits), pudding de chia, spaghetti de courgettes à la bolognaise et, pour finir sur une note sucrée, crème choco-orange. Le tout plein de saveurs agréables et parfois surprenantes.

Qu’en ai-je retenu ?

J’aime les graines germées, je me suis donc mise à en faire pousser. J’ai commencé tout simplement avec les lentilles que contenait mon placard, puis j’ai acheté des graines à germer en magasin bio. L’alfalfa par exemple est facile à faire pousser et d’un goût agréable (pas trop fort). Pour ce qui est de l’extracteur de jus, vu la taille de l’engin et mon nomadisme actuel, c’est entre parenthèses. Par contre j’adore le(s) goût(s) donc, dès que je peux en déguster, je fonce ! Le chia, pour moi, point trop n’en faut, car cette petite graine très riche porte bien son nom … recommandée aux transits lents, avec parcimonie pour les autres. J’en mets parfois dans mes flocons d’avoine du matin.

Il faut à présent que je me mette aux fourneaux pour faire découvrir ces délicieuses recettes de bolo-végétarienne crue et de dessert choco-orange !

Photo de notre intervenante lors de l'atelier cuisine crue. Devant elle, une table avec fruits, légumes, extracteur de jus, germoir et blender.
Claire Parent, Naturopathe et formatrice : https://www.facebook.com/Claire-Parent-Naturopathe-2141523542769883/

Dans un autre style, j’ai tenté une quinzaine sans produit laitier. Ca me semblait simple a priori, vu que j’en consomme peu en dehors du fromage. J’utilise du lait végétal et je ne mange plus que rarement des yaourts. Et bien, cela s’est révélé plus compliqué que prévu avec la vie en société. Pour commencer, le déjeuner à la cantine : non pas de sauce merci, zut pas possible le céleri rémoulade, mince la purée ! Et la sortie pique-nique improvisée ? Longue analyse des sandwichs à la boulangerie pour en trouver un sans beurre ni fromage. Bref, c’est possible, mais pas aussi simple que je le pensais au premier abord.

Il me reste à faire la quinzaine sans gluten, là encore je sens que la vie en collectivité ne va pas me simplifier la tâche …

J’ai également fait un séjour monodiète mais ça, je vous en parlerai plus tard, car cela mérite carrément un article dédié !

Expériences corporelles

La naturopathie, c’est aussi un panel de techniques manuelles. A ce stade, nous avons fait un atelier cataplasmes : argile, huile de ricin, moutarde, chou, farine de lin, oignon. Ce fut fort instructif pour voir la façon de procéder et d’échanger ensemble le lendemain sur les effets. Qui eût cru que le chou ôte les douleurs et les oignons soignent le mal de gorge ? C’est pourtant le cas.

Photo de mon dos après application d'un cataplasme à la moutarde. On voit distinctement que  ma peau est rouge sur les zones d'apposition.
Mon dos après un cataplasme à la moutarde. Révulsif ? Oui, je confirme.

Nous sommes formés à la réflexologie plantaire. La pédagogie se veut centrée sur la pratique, donc nous nous exerçons en binôme. C’est très intéressant et parfois surprenant d’efficacité. Sur moi, le travail de la vessie a été très actif par exemple, hihi.

Nous avons travaillé les points de Knapp également. Ce sont des zones de tension, situées sur des points durs du corps, sur lesquelles on exerce une pression. Nous nous sommes exercés sur nous-même et sur nos camarades. Certaines sont faciles d’accès et sensibles, d’autres non. Il n’est pas toujours aisé d’atteindre l’os derrière le muscle !

Nous travaillons également la souplesse du corps et la respiration avec un expert en Tai Chi Chuan et en Qi Gong. Moi qui suis adepte des salutations au soleil au réveil (pratique de yoga), cela me plaît beaucoup. Ces pratiques apaisent et recentrent : pendant que je me concentre sur la coordination de mon mouvement et de mon souffle, mon cerveau ne mouline plus. Cool !

En parlant de souffle, nous sommes initiés à la Sophrologie. L’idée étant de pouvoir proposer des exercices de relaxation adaptés à nos patients / clients / consultants (je n’ai pas encore choisi entre ces termes 😉).

Il en ressort que je suis à l’aise avec les pratiques mettant en jeu le corps. Que ce soit le mien, que je mets en mouvement ou que je touche. Que ce soit dans le contact à l’autre, lorsque je pratique. Mais ça, je le savais déjà !

Et puis, c’est rigolo de voir comment un groupe se lie plus rapidement lorsqu’il est demandé d’interagir physiquement les uns avec les autres. Toucher les pieds de quelqu’un ou chercher des points de tension sur son corps, voilà qui rapproche !

Expériences collectives

Moi qui suis plutôt « vie solo » ou « duo », je fais cette année l’expérience de la vie en collectivité. Je vais en cours, ce qui s’apparente à la vie en entreprise, jusque-là je connais. Mais ces semaines-là, je vis en internat et je partage ma chambre ainsi que la cuisine collective. Cela demande de la souplesse, de l’adaptabilité. C’est que ça cuisine un élève naturo, donc ça a besoin d’espace ! Un espace partagé avec les autres adultes des sections naturo, apiculture, viticulture et spiruline. C’est un beau vivier d’échanges entre nous et j’apprécie ces moments où chacun prépare sa popotte en papotant.

Pour ce qui est de ma compagne de chambre, c’est une belle rencontre que la nôtre et on se régale de se côtoyer, vraiment. Moi qui n’ai jamais vécu en internat ni en coloc’, c’est une belle surprise !

Et les autres semaines, je vis en famille. Après des années à vivre à des centaines de km d’eux, c’est un plaisir de retrouver mes parents. Nous sommes proches aux sens propre et figuré désormais. Je savoure de pouvoir partager avec eux ce que j’expérimente cette année. Je savoure tout autant d’être présente dans leur quotidien … 20 ans après avoir quitté le nid. Je leur suis reconnaissante de m’accueillir cœur et esprit grands ouverts.

En prime, je me forme en Biodanza et donc, un week-end par mois, je vis parmi 70 à 80 personnes !

Ai-je quelquechose à apprendre de la vie en collectivité ? En tout cas, cette année j’en fais l’expérience, sous diverses formes. Je me rends compte que j’apprécie, même si je dois composer avec mon besoin de solitude. J’apprends à me réserver des moments seule, à trouver un équilibre entre indépendance et vie en communauté. J’apprends la fluidité aussi, à mettre de l’huile dans les rouages … et de l’eau dans mon vin !

Apprentissages

C’est ainsi que je résumerais cet article : c’est une année d’apprentissages, aussi divers que variés, sur différents plans de ma vie.

Et vous, quelles expériences vivez-vous ou avez-vous vécues ? N’hésitez pas à nous les partager via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Photo d'un attrape-rêve que j'ai fabriqué lors d'un séjour en Ardèche.
Expérience créative : fabrication d’un attrape-rêves

Prendre le temps

En rédigeant une synthèse à l’issue du premier cours de Diététique reçu au cours de ma formation de Naturopathe, j’ai eu une idée ! Et si je vous partageais, ici, sur mon blog, le fruit de ma réflexion ? Le cours portait sur la qualité des aliments et j’en suis arrivée au constat suivant : nous vivons dans une société qui ne prend pas le temps. J’ai déployé cette idée dans les différents domaines où j’ai remarqué qu’elle s’applique et, comme vous le verrez, ils sont nombreux.

Notre société ne prend pas le temps de faire pousser les plantes qui servent à nous nourrir.

Depuis la révolution verte, dont le but annoncé était d’enrayer la famine, nous avons créé une agriculture industrielle, où tous les coups sont permis pour produire plus et plus vite. Cette logique du rendement maximal a amené à empoisonner les sols avec des produits chimiques, à créer des super-semences (stériles … chercher l’erreur), à fragiliser les sols par des labours à outrance, pour ne citer que cela. Résultat, presque 50 ans plus tard : la faim dans le monde est loin d’être éradiquée, les sols sont pollués, donc les eaux également, ainsi que tous les êtres vivants qui consomment ces eaux et les fruits de ces sols. Nous pouvons dire que cette démarche a été contre-productive. Sur ce sujet, j’aime beaucoup cette courte animation : https://www.youtube.com/watch?v=lCa3b0q3pFE

Notre société ne prend pas le temps d’élever le bétail.

Les animaux sont parqués pour limiter leurs mouvements, voire vivent dans des environnements surchauffés « pour que les bêtes ne dépensent pas sottement leur énergie à se réchauffer plutôt qu’à grossir à la vitesse de l’éclair » (extrait du Livre Noir de l’Agriculture, d’Isabelle Saporta). Les ruminants ne consomment plus d’herbe, mais des farines, souvent animales, au mieux végétales. Leurs conditions de vie et d’abattage augmentent leur niveau de stress. Quid de l’effet de ce stress sur l’être humain qui ingère leur viande ? Pour éviter les maladies, il leur est administré des antibiotiques, qui se retrouvent donc dans la viande que nous consommons. Cela participe à développer l’antibiorésistance.

Notre société ne prend pas le temps de cuisiner.

L’industrie agroalimentaire s’en lèche les babines et propose une myriade de produits prêts à consommer, dans lesquels elle ajoute nombre d’additifs servant à rendre les aliments plus appétents, à prolonger leur conservation. Sans compter l’invention du micro-ondes, pour réchauffer encore plus rapidement ces préparations et dont on mesure encore mal l’effet sur notre santé. Les hommes mangent de moins en moins de produits frais, diminuant ainsi la qualité nutritionnelle de leur alimentation. Les vitamines, par exemple, ne survivent généralement pas aux modes de conservation et préparation appliqués.

Notre société ne prend pas le temps pour guérir.

Le corps humain est une formidable machine, à même de résoudre nombre de problèmes de santé … moyennant qu’on lui en laisse le temps. Mais, bien souvent, on ne lui donne pas ce temps d’auto-guérison, il faut se défaire du symptôme illico. La solution à court terme est dans ce cas le médicament, même s’il pourra poser d’autres troubles ultérieurement (boucle maladie => médicament => intoxication) et même si, en traitant le symptôme, on occulte la recherche de sa cause.

Notre société ne prend pas le temps d’écouter les malades.

Une consultation chez un médecin généraliste dure environ 15 minutes. Pourtant, prendre le temps d’une consultation plus poussée permettrait de mieux comprendre l’individu en souffrance, donc de le soigner de manière plus adaptée. Est-ce la raison de l’essor des thérapeutes, pourtant non remboursés, mais qui prennent le temps ?

Notre société ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences à long terme de ses actes.

La révolution verte en est un exemple criant. Notre surconsommation de viande également, puisqu’elle nécessite une production de céréales abyssale pour nourrir le bétail. C’est aussi le cas de bien des régimes alimentaires à vocation amaigrissante, qui vont permettre d’enlever du poids à court terme, mais peuvent générer des troubles à long terme. Le plus courant étant l’ajout d’encore plus de poids, mais qui peuvent aller jusqu’à des dysfonctionnements métaboliques (voir par exemple l’effet des régimes hyperprotéinés sur les reins). On dit que les indiens Iroquois pesaient les conséquences de leurs décisions sur 7 générations avant de les entériner.

« Great Law of the Iroquois – which holds appropriate to think seven generations ahead (about 140 years into the future) and decide whether the decisions they make today would benefit their children seven generations into the future. » – Source Wikipedia.

Notre société court en permanence.

Et ne prend pas le temps de se reposer, générant de plus en plus de stress et donc de problèmes de santé, ce lien n’est plus à faire. Je citerai juste l’impact sur le niveau de cortisol qui, à haute dose, cause des troubles de la glycémie, du système immunitaire et du cycle circadien, entre autres (dé)plaisirs. Et oui, notre organisme a besoin de repos, ne serait-ce que pour activer le système parasympathique, ce grand réparateur de notre corps !

Notre société doit réapprendre à savourer la vie ici et maintenant.

Je m’y emploie chaque jour depuis que j’ai pris le chemin de la reconversion professionnelle ! Et vous ?

N’hésitez pas à réagir et à nous partager votre point de vue, dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Citation de Lao Tseu : « La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli. »
Sur fond de photo d'une figue naissante au bout d'une branche.
Merci au Domaine Gadrat qui m’a soufflé cette citation via ses belles étiquettes.

Inspiration

J’écris peu, car je suis en séjour jeûne. Je vous en parlerai ultérieurement, aujourd’hui j’ai envie d’écrire sur le thème de l’inspiration.

Depuis que je suis entrée en formation de Naturopathe, je rencontre des gens inspirants.

Imaginez quelqu’un capable de vous donner envie de potasser l’anatomie et la physiologie. Impossible ? Et bien non, nous avons un intervenant passionné-passionnant et terriblement pointu ! Je vais en cours avec plaisir, je révise avec entrain. J’ai même attaqué les 1.300 pages du MARIEB de bon cœur, c’est vous dire !

Photo du livre "Anatomie et physiologie humaines" de Elaine N. Marieb et Katja Hoehn. Avec devant mon pouce levé, pour se rentre compte de l'épaisseur de l'ouvrage.

Dans un autre style, une naturopathe d’une grande expérience, ayant dépassé la 7ème dizaine, d’une énergie folle. C’est simple, il faut réclamer la pause à 11h, sinon elle enchaîne la matinée d’une traite ! Quand je la regarde, je n’ai qu’une envie : appliquer ce qu’elle conseille, pourvu que ça me permettre d’être aussi rayonnante à son âge !

Et que dire du médecin-homéopathe-acupuncteur-naturopathe ? Un puits de connaissances prompt à les partager. Ce qu’il fait d’ailleurs sur un site internet contenant quelquechose comme 1.600 dossiers, rien que ça ! Avec en prime son enfant intérieur, qui ne demande qu’à sortir sous forme d’humour. Un régal !

Il y a aussi cet enseignant spécialiste des arts martiaux, qui nous parle, lui, de posture de vie. Là encore, 7ème dizaine allègrement dépassée, sans que son tonus n’en soit affecté. On parle d’énergie, de pensée positive, d’exercices de visualisation. Et on apprend des exercices physiques capables de stimuler le corps en douceur, en alliant les mouvements à la respiration.

Pourquoi m’inspirent-ils ?

Ils ont en commun d’avoir un paquet de connaissances et d’avoir continué à apprendre tout au long de leur vie. Comme une soif, on sent que chaque apprentissage les a menés à un autre. Ca parle à la grande curieuse que je suis.

Et puis, ils dégagent une énergie dingue ! Ils nous entraînent dans leur réflexion. On retrouve là biensûr des qualités de pédagogue. Parmi elles, l’envie de transmettre est particulièrement présente et ressentie.

Alors biensûr, ça met la barre haut et parfois ça file des complexes de fréquenter de telles pointures. Mais petit naturo deviendra grand. Etape par étape, moi aussi je vais me construire. Et avec de tels modèles, ça donne envie de s’y atteler !

Qui d’autre m’inspire ?

Je m’installe – encore – dans une nouvelle région (les Hautes-Alpes) et je cherche à la fois à effectuer des stages en milieu professionnel et à développer un réseau. NB : si vous êtes dans la naturo ou un domaine connexe et que vous êtes prêt à m’accueillir une semaine, faites-moi signe ! Dans le 05 ou ailleurs, je suis nomade 😉

Donc, je contacte des thérapeutes autour de moi. J’avais déjà fait ça dans mon dernier lieu de résidence (le Var) et cela avait porté ses fruits, alors je recommence avec entrain. Les premières rencontres se sont révélées très instructives et d’autres se profilent à l’horizon. Je m’en réjouis d’avance.

Cela me permet d’entendre leur parcours, la particularité de leur pratique, d’entrevoir la réalité de l’exercice de leur métier. Rencontrer ces gens qui sont quelques étapes devant moi en quelquesorte, m’encourage. Ils me prouvent que c’est possible et combien c’est bon de faire ce que l’on aime. Quand on avance sur le chemin parfois trouble de la reconversion, ça fait un bien fou ! Sur ce sujet, voir un de mes articles précédents, sur les doutes qui jalonnent le parcours : https://vie-talite.com/doutologie/

Et vous qu’est-ce qui vous inspire ? J’aurais plaisir à vous lire dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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