Le système immunitaire, LE sujet de l’année 2020. Après avoir poussé un coup de gueule sur les réseaux sociaux devant le manque d’information sur la prévention de la maladie, j’ai décidé de la créer cette information, na ! J’ai donc rédigé plusieurs newsletters sur le sujet du système immunitaire, dans le but d’expliquer comment il fonctionne et comment le soutenir. Cet article est né de ces courriels donc, afin de les rendre disponibles au plus grand nombre.

Système immunitaire épisode 1, les fantassins

Commençons par la base : c’est quoi un système immunitaire ?

Comme son nom l’indique, c’est un système : différents éléments de notre organisme, qui œuvrent conjointement pour défendre l’intégrité de celui-ci. C’est un ensemble de mécanismes de défense contre les dysfonctionnements des cellules et les agressions.

Saviez-vous cela, qu’il fait le contrôle qualité de la reproduction cellulaire ? Si une cellule n’est pas correcte, il l’élimine ! C’est primordial, car si les cellules « défectueuses » s’accumulent, cela peut occasionner des tumeurs cancéreuses.

Le système immunitaire est constitué de trois lignes de défense. La première étant composée d’éléments mécaniques, biologiques et chimiques.

Focus sur la première ligne

Les défenses mécaniques

Elles sont représentées par la peau et les muqueuses qui, physiquement, empêchent un intrus de pénétrer dans notre corps : la porte est fermée. Une plaie est une porte ouverte, c’est pourquoi on les protège (pansement) et on les désinfecte.

Les muqueuses, c’est de la peau à l’intérieur : dans oreilles, le nez, le tube digestif de la bouche à l’anus, le vagin et l’utérus, l’urètre. Elles ont en commun d’être en lien avec l’extérieur ! Elles ont donc toutes la responsabilité d’empêcher un microorganisme pathogène* (= qui peut causer une maladie) de pénétrer dans notre corps.

Première ligne de défense du système immunitaire
Première ligne de défense du système immunitaire

Les défenses biologiques

Elles sont représentées par l’ensemble des « flores » de notre corps. On parle de plus en plus de la flore intestinale, mais nous avons aussi une flore buccale, nasale, vaginale et même sur la peau ! Ces microorganismes « amis », qui vivent avec nous, sont là pour occuper le terrain et empêcher les pathogènes de s’installer. Il faut les chouchouter pour leur donner envie de rester !

Pour la flore intestinale, il est important de manger suffisamment de fibres. Les fibres, c’est le squelette des végétaux. On les trouve dans les fruits et légumes, les céréales complètes ou semi-complètes.

Pour les autres flores, il est important de ne pas trop lessiver notre peau. L’hygiène oui, à outrance non ! Comme pour tout (ou presque), la modération est de mise avec le savon et les désinfectants. Oui, même en ce moment ! Car, à trop laver sa peau, on détruit la flore qui s’y trouve et on devient plus fragile face aux microorganismes ambiants. Il faut trouver un équilibre pour conserver l’écosystème qui se trouve là : nettoyer, oui, passer le karcher, non ! C’est aussi pour cela que les douches vaginales ne sont pas recommandées.

Les défenses chimiques

Elles sont représentées par les différentes sécrétions de notre corps, avec leurs composants et leur acidité potentielle. Par exemple, la salive, les sécrétions vaginales, la bile et le champion toutes catégories en matière d’acidité : l’acide chlorhydrique de l’estomac !

Tout cela fait écran à une possible infection.

Système immunitaire épisode 2, le peloton

On passe la seconde ! La deuxième ligne de défense de notre système immunitaire se met en place si la première a échoué. Et il y a du monde dans le peloton !

L’inflammation

Vous avez tous déjà rencontré l’inflammation et ses composantes : rougeur, grosseur, chaleur, douleur. Elle signe l’arrivée des molécules du système immunitaire sur la zone infectée et de la réaction (immunitaire donc) qui s’y produit. Visualisez l’exemple d’une plaie qui rougit, gonfle, chauffe et fait mal si elle s’infecte. L’inflammation est un processus naturel, il convient donc de la laisser s’opérer (sans qu’elle ne s’emballe, toutefois). C’est pourquoi la prise d’anti-inflammatoires sur le long cours n’est pas recommandée : ils soulagent un endroit, mais affaiblissent le système immunitaire (entre autres).

La fièvre

Vous connaissez la fièvre, mais savez-vous à quoi elle sert ? Les microorganismes pathogènes se plaisent dans notre corps, à 37°C donc. L’élévation de température est une ruse de notre organisme pour affaiblir l’envahisseur et maximiser nos chances d’éradication du squatteur par le système immunitaire. La conséquence fâcheuse, c’est que nous ne nous sentons pas dans notre assiette, nous non plus ! Cela dit, tant qu’elle n’excède pas les 39°C (pour un adulte et variable d’une personne à l’autre), il serait opportun de ne pas chercher à la faire baisser, mais de prendre son mal en patience.

Astuces pour modérer la fièvre sans médicament : prendre un bain tiède, poser une poche froide ou glacée sur la nuque/le front/les mollets (au choix). Ou, a contrario, pour aider l’organisme à faire une belle poussée de fièvre et éliminer des toxines par la transpiration : s’habiller, se mettre sous plusieurs couettes/couvertures, avec une boisson chaude et une bouillotte. Je vous vois venir … oui, le grog sert à cela : créer une fièvre artificielle.

La fièvre, sur la deuxième ligne défense du système immunitaire
La fièvre, sur la deuxième ligne défense du système immunitaire

Et les autres

Sont également présents en deuxième ligne une kyrielle de molécules et de réactions métaboliques dont je vous épargne les noms 😉 Sachez simplement qu’il y a du monde qui s’active une fois que l’agent pathogène est entré dans la bergerie … euh dans l’organisme !

C’est ici que le système lymphatique entre en jeu. C’est un réseau de canaux et de réservoirs (appelés ganglions) présent dans tout le corps, qui suit pour beaucoup le réseau sanguin. Il sert à fabriquer les cellules de l’immunité (dont celles de la deuxième ligne), à les distribuer dans l’ensemble de l’organisme et à les mettre en contact avec l’agent infectieux, par circulation de la lymphe.

Le hic avec le système lymphatique, c’est qu’il n’a pas de pompe comme le système sanguin (qui, lui, a le cœur). La bonne nouvelle, c’est que l’on peut agir : l’activité physique, par contraction musculaire et augmentation du débit sanguin (les vaisseaux lymphatiques étant intriqués avec les vaisseaux sanguins), augmente la vitesse de circulation de la lymphe. Ainsi, l’activité physique favorise le système lymphatique, donc le système immunitaire.

Biensûr lorsque nous sommes malades, nous n’avons pas toujours l’énergie de faire du sport. Et le maître mot du malade c’est RE-POS. Le corps a besoin de toute l’énergie disponible pour œuvrer à l’intérieur. Mais, une fois de plus, je reviens à la prévention : pratiquer une activité physique régulière aide à éliminer les intrus avant qu’ils ne nous mettent à plat !

Système immunitaire épisode 3, les experts

Et on arrive à la troisième ligne (et pas troisième mi-temps 😉), celle que l’on nomme « spécifique ».

Spécificités de la troisième ligne

Les deux premières lignes se mettent en œuvre quel que soit l’agresseur. La troisième intervient si ses copines n’ont pas réussi à régler le problème. Elle analyse le microorganisme entré par effraction et vérifie si elle l’a déjà rencontré, pour adapter sa réponse. Elle fait du sur-mesure, quoi !

En jargon d’anatomie, c’est là que l’on parle d’anticorps*, fabriqués par notre système immunitaire pour faire face à un antigène* (= fragment d’intrus) en particulier. C’est comme deux pièces de puzzle qui s’emboitent. Une fois unis, ils sont inséparables … au grand dam de l’antigène ! L’anticorps va le neutraliser (il ne peut plus se sauver, ni se multiplier) et l’éliminer (seul ou avec l’aide de ses potes). C’est là également que l’on parle des lymphocytes : B qui fabriquent les anticorps, T qui gèrent le trafic et NK des cellules tueuses (rien moins !).

Anticorps et antigène
Anticorps et antigène

Comment sont formés ces experts du système immunitaire ?

Idéalement, on en reçoit dans le lait maternel. Avez-vous entendu parler du colostrum ? C’est le premier lait produit par la glande mammaire. Il est bourré de cellules immunitaires de la maman. Il est censé protéger le nourrisson en attendant qu’il produise ses propres défenses. Ensuite, le lait maternel change de composition, pour contenir moins de cellules immunitaires et devenir plus nourrissant. C’est pourquoi il est important que le bébé prenne ce colostrum. Même si la maman ne peut ou ne veut pas allaiter ensuite, c’est toujours ça de pris pour son immunité future !

Ensuite, au fil de la vie, nous nous faisons contaminer par des microorganismes et, à chaque rencontre, notre système immunitaire apprend à répondre à chacun et mémorise cette réponse spécifique. C’est comme cela que l’on est malade de la varicelle une seule fois dans sa vie, par exemple. Quand nous rencontrons de nouveau ce virus ensuite, nous sommes capables de répondre efficacement et rapidement, même pas le temps de tomber malade !

L’immunité spécifique s’acquière en différentes étapes
L’immunité spécifique s’acquière en différentes étapes

Et les vaccins ?

Pareil ! Un vaccin, c’est une microdose de virus ou de bactérie. Il permet à notre corps de rencontrer l’antigène, de fabriquer les anticorps adaptés et donc d’éviter de développer la maladie correspondante. C’est un savant dosage, pour avoir suffisamment d’antigène pour déclencher la réaction immunitaire et créer des anticorps, mais pas trop, pour ne pas être malade. C’est pourquoi on peut se sentir un peu mal, avoir de la fièvre après un vaccin.

Et dans le cas de la grippe alors ? Le virus de la grippe se transforme rapidement, on dit qu’il mute. C’est pourquoi le vaccin n’est pas efficace d’une année sur l’autre : le virus a tellement changé que les anticorps ne le reconnaissent pas ! C’est aussi pour cela que le vaccin n’est pas 100% efficace : le virus peut avoir muté entre sa conception et votre infection. Ce qui explique que la vaccination ne soit pas proposée de manière généralisée, mais seulement aux personnes chez qui contracter le virus de la grippe pourrait entraîner des complications sérieuses.

Système immunitaire épisode 4, les outils Naturo

Je suis persuadée que chacun peut agir sur sa santé, dès aujourd’hui. Pour cela, il me semble que l’on a besoin de comprendre comment ça fonctionne, d’où les trois paragraphes précédents. Maintenant, voyons ce que la Naturopathie propose pour avoir un système immunitaire de compét’ !

Pilier n°1 : alimentation

Tout commence par l’alimentation, biensûr. Vous aurez compris que le système immunitaire est une mécanique précise et complexe ! Pour fonctionner, ces processus ont besoin, comme partout dans le corps : de vitamines, de minéraux, de fibres (pour le microbiote = première ligne de défense), de glucides, de lipides, de protides (voir la série de Vie-ta-mines #27-28-29) et d’eau (voir l’article du blog). Pour cela, rien ne vaut une alimentation variée, contenant une bonne part de fruits et légumes, cuits et crus (certaines vitamines sont détruites à la chaleur), de saison (parce que la nature est alignée sur nos besoins – voir Vie-ta-mine #4).

L’hiver, on pourra insister sur les agrumes, kiwis et brocolis (cru). Ils sont pourvoyeurs de vitamine C, elle-même grand soutien du système immunitaire. Pensez aussi à utiliser des épices et aromates, comme la cannelle, le gingembre, le thym, l’origan, le romarin, en cuisine et/ou en infusion. Ils sont tour à tour anti-infectieux, antioxydant, réchauffant, tonifiant. Avec les légumes racines et les choux, vous pouvez fabriquer facilement des légumes lactofermentés (voir recette) pour entretenir votre microbiote.

On n’oubliera pas les fameux oméga 3, qui permettent de réguler l’inflammation (deuxième ligne de défense).

Système immunitaire : l’alimentation est votre alliée.
Système immunitaire : l’alimentation est votre alliée.

Pilier n°2 : activité physique et respiration

Vient ensuite l’oxygénation : aérez-vous et aérez vos lieux de vie et de travail, surtout cette année où nous respirons derrière des masques une partie de la journée ! Il est primordial d’avoir des moments pour respirer librement au grand air. Je ne répèterai jamais trop que l’expiration est une voie d’élimination métabolique : ce qui sort de nos poumons ne devrait pas être réinspiré !

L’activité physique augmente la ventilation (donc l’oxygénation) et fait circuler plus vite le sang et la lymphe. Le corps est ainsi mieux nourri, les déchets mieux éliminés et les cellules immunitaires mieux distribuées. Que demander de plus ? Le plus justement, c’est l’action d’une activité adaptée (donc plaisante) sur le stress ! Et ça, on en parle dans le paragraphe suivant.

Pilier n°3 : gestion du stress et des émotions

Le stress, fléau de notre époque, semble atteindre son paroxysme cette année ! De nombreuses études scientifiques ont démontré que le stress nuit au système immunitaire. Le corps étant en surtension physique et nerveuse permanente, cela consomme une grande quantité de ressources, qui ne sont plus disponibles pour les autres processus. Le stress est grand consommateur de Magnésium, par exemple.

Je ne saurais mieux vous conseiller que de choisir et de limiter votre accès à l’information. Les décomptes quotidiens liés à l’épidémie actuelle sont anxiogènes au possible ! Sur ce sujet, que je nomme hygiène psychique, vous pouvez relire la Vie-ta-mine #6. Et, si vous sentez l’angoisse pointer le bout de son nez, je vous recommande la pratique de la Cohérence Cardiaque (voir article du blog) … et deux pulvérisations du Remède d’Urgence (ou Rescue) des Fleurs de Bach.

L’activité physique également réduit le stress, quand elle est adaptée, donc plaisante et pas contraignante, tout comme la respiration abdominale (en massant le diaphragme) … ou un bon fou rire !

Stress et immunité sont intimement liés.
Stress et immunité sont intimement liés

Sans oublier les biothérapies

Il existe des nutriments capitaux pour le fonctionnement du système immunitaire, notamment le Zinc, les vitamines D et C. Mais, avant de se complémenter, je recommande toujours de faire le point sur les apports actuels : alimentation (voir plus haut pilier n°1) et exposition au soleil. On trouve du Zinc notamment dans : les fruits de mer, abats, sésame, graines de courge, légumineuses.

Le règne végétal n’est pas en reste pour nous aider, là encore. Nous entendons parler cette année de plantes, de bourgeons, d’huiles essentielles qui soutiennent l’immunité. Je ne les détaillerai pas ici, car chacune à ses particularités ET ses précautions. On ne peut pas faire de communication générale à mon sens (ou alors il faut des pages !). Je vous note juste un article du blog, qui parle du fameux Ravintsara.

Voilà, je vous ai livré ma vision du système immunitaire humain. C’est un peu long, certes, mais si complexe qu’il faut bien cela !

Cet article vous a-t-il été utile ? Saviez-vous tout cela ? Qu’avez-vous appris ? Que faites-vous pour entretenir votre système immunitaire ? Ou que comptez-vous mettre en place suite à la lecture de cet article ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter.

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Lexique :

Pathogène : qui peut causer une maladie.

Antigène : substance étrangère à l’organisme capable de déclencher une réponse immunitaire visant à l’éliminer. Il s’agit le plus souvent d’une protéine.

Anticorps : molécule biologique (glycoprotéine), capable de reconnaître un antigène étranger, afin de le neutraliser. Il est spécifique d’un antigène en particulier.

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2 thoughts on “Le système immunitaire, un vaste sujet !”

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