Formation terminée, ça c’est fait !

Voilà, cette année de (trans)formation est terminée ! Et alors, qu’est-ce que ça fait ?

L’année écoulée

J’ai vécu une année extrêmement riche, aussi bien au sein de la formation que dans d’autres domaines de ma vie. Un cursus de naturopathie, ça soulève un sacré paquet de questions ! Ca remet en perspective tout un tas de raisonnements ancrés en soi depuis fort longtemps. Donc, forcément, ça remue et ça déteint sur les autres aspects de la vie.

En résumé, avant d’apprendre les fondamentaux de la naturopathie, le fonctionnement du corps humain, la réflexologie, Etc., j’ai appris … à désapprendre 😉 !

Au-delà des cours, il y a eu les stages aussi, qui m’ont donné l’occasion de rencontrer des gens, de découvrir leurs activités et d’y participer. Cela m’a permis, chaque fois, de me poser la question suivante : quel peut être mon apport en tant que naturopathe dans ce contexte ? J’ai reçu autant de réponses que de fois où je me suis posée la question ! Une naturopathe dans un spa, dans une herboristerie, dans une épicerie vrac, un dojo zen, un laboratoire de phyto et gemmothérapie, un hôpital, une Biocoop, n’a ni le même regard, ni le même rôle, forcément.

Je remercie chacun chaleureusement pour son accueil et les partages que nous avons eus. Ce fut riche d’enseignements.

Cette année fut donc une aventure humaine et, en premier lieu, au sein de notre promotion au CFPPA de Hyères. Quel bel assortiment de personnalités parmi ces 34 individus ! Sans compter les équipes administrative et enseignante ! Comme chaque fois, je me nourris des rencontres et plus il y a de diversité, plus je m’enrichis. Même si certaines rencontres sont plus confrontantes que d’autres, elles permettent alors de travailler sur soi 😊

Deux photos de "hug" de 6-8 personnes de ma formation.
Un pour tous et tous pour un ! La force du lien humain.

L’année à venir

La formation n’était qu’une étape dans mon parcours de reconversion. Ce diplôme est la clé d’entrée dans une nouvelle aire de ma vie professionnelle. Dès le mois de janvier, je deviens créateur d’entreprise et j’ai du pain sur la planche !

En synthèse, je vais créer mon activité de naturopathie et réflexologie plantaire dans la ville où je réside : Veynes. Et oui, j’ai de la veine ! 😉 Mes recherches cette année m’ont montré qu’il y a de la demande et de la place dans cette magnifique région entre Buëch et Dévoluy, j’ai donc décidé de tenter cette aventure ici.

J’ambitionne de travailler en cabinet, à domicile, mais aussi d’aller au-devant des organisations, qu’elles soient des entreprises, des institutions ou des associations. Je rêve d’une pédagogie du mieux-être ! C’est mon côté idéaliste qui s’exprime !

Du coup, dans les semaines à venir, ce site va évoluer pour refléter tout cela. De blog de reconversion professionnelle, il va devenir site de naturopathe. Rassurez-vous, l’esprit reste le même et je continuerai d’alimenter le blog et la boîte à malice !

Ici et maintenant

Je ne réalise pas encore bien que la formation est terminée. Je dois prendre le temps de digérer.

Je ressens une certaine fierté d’être allée au bout de ce défi qu’est le fait de reprendre des études, dans un domaine éloigné de sa formation initiale, qui plus est (virage à 180°).

Je suis soulagée, car l’année a été dense entre les cours, les stages, les trajets entre chez moi et le lieu de formation, les mille et unes questions. Car ne croyez pas que ce parcours est un long fleuve tranquille ! Il est jalonné d’interrogations, de peurs qui tentent de vous désarçonner. Il n’est pas toujours aisé de garder le cap, loin de là !

« Où serait le mérite si les héros n’avaient jamais peur ? » Alphonse Daudet

J’ai le cœur serré aussi à l’idée de ne pas retourner m’asseoir parmi mes camarades début janvier. Heureusement, la technologie va nous permettre de rester en lien malgré la distance géographique.

Je viens de refaire une valise (il faut croire que j’y ai pris goût ?!) car, avant toute chose, je prends des VACANCES !!! N’apprend-on pas, en naturopathie, qu’il faut se ménager des temps de pause ? Et bien voilà, je mets en pratique : je file retrouver certains de mes « proches » (de cœur) éloignés physiquement, pour célébrer la fin de cette formation.

J’écris sciemment « cette » formation, car j’ai bien compris qu’à partir de maintenant, je serai un éternel étudiant.

Deux dessins réalisés par une dame venue en consultation durant la formation : un paysage fleurit entre jour et nuit avec la phrase "bonne route en naturopathie" et un personnage observé à la loupe par un groupe d'individus avec la phrase "souvenir de consultation".
Merci Suzanne de nous avoir si bien croqués 😉

Last but not least

Et voilà pour le dernier article de l’année (ben oui, j’ai dit que j’étais en vacances). Je vous souhaite une belle fin d’année, lumineuse et chaleureuse. Chez moi (dans le nooooord), on a coutume de dire que la chaleur est à l’intérieur, dans les chaumières et dans nos cœurs.

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Point à mi-parcours

Cet été marque la mi-parcours de ma formation en Naturopathie. C’est fou comme ça passe vite, un an !

Les 6 premiers mois

Ils furent remplis de découvertes : des gens, des lieux, des enseignements, des pratiques. Chaque semaine, de cours comme de stage, est très instructive.

Je découvre que je me régale d’anatomie-physiologie ! Il faut dire que nous avons un intervenant en platine : hyper compétent, pédagogue, synthétique et à l’écoute, le rêve de tout étudiant ! Du coup, j’ai même plaisir à aller potasser mon Marieb ensuite. Vous savez, ce pavé de 1300 pages que je vous ai présenté dans un article sur l’Inspiration : www.vie-talite.com/inspiration/ 😊. Rassurez-vous, je ne me mets pas la pression pour tout ingérer, je ne suis pas en fac de médecine non plus ! Mais il me semble primordial de connaître le fonctionnement du corps humain avant d’accueillir des gens pour leur prodiguer des conseils santé et bien-être.

De nature curieuse, je m’intéresse à l’ensemble de nos cours : alimentation(s), nutrition, hygiène vitale, oligothérapie, phytothérapie, aromatologie, iridologie, … Sans oublier les cours pratiques : cuisine crue, cataplasmes, exercices corporels, réflexologie, relaxation. Certaines techniques me semblent plus accessibles que d’autres, je sens que je penche vers la simplicité, ou du moins un rapport simplicité/efficacité. Il faut que ce soit facile à intégrer dans un quotidien surchargé du 21ème siècle 😉

A travers mes stages, j’ai découvert plusieurs lieux et créé des liens dans ma région d’adoption : un spa, une herboristerie, un magasin vrac, un dojo, une entreprise de phyto et gemmothérapie (extraits de bourgeons de plantes). Comme toujours, les gens m’ont touchée avant l’activité en elle-même … On ne se refait pas ! Je ressens une profonde gratitude pour ceux qui m’ont ouvert leurs portes, permis de partager leur quotidien et chacun appris une part de leur métier. Etant plusieurs fois dans des commerces, j’y ai travaillé l’accueil clientèle, qui me servira pour mon activité future … et m’a bien servi cet été pour mon job de vendeuse, mais ça c’est une autre histoire.

Photo à mi-parcours d'une randonnée
A mi-parcours d’une randonnée : je suis montée jusque-à, il reste la redescente.

Les 4 prochains mois

Cela risque fort de s’intensifier ! On va alterner cours et stage avec moins de pause révision et avec l’examen en ligne de mire.

Le programme de cours va se poursuivre, avec en prime des sessions de préparation à la consultation proprement dite. Maintenant que nous avons accumulé quelques connaissances, nous allons apprendre à mener un rendez-vous de Naturopathie. Différents intervenants vont nous accompagner, histoire d’avoir plusieurs points de vue, plusieurs styles aussi, chacun ayant sa personnalité et ses spécificités.

Côté stage, j’ai prévu d’aller dans un hôpital et je suis vraiment ravie qu’un établissement de santé accueille une future naturopathe ! Je vais aussi aller dans des magasins bio coopératifs : contact client, ateliers et développement de réseau seront au programme.

Je vais malgré tout prendre le temps de quelques jours avec mes amis en Alsace à l’occasion d’un stage de danse, parce que les revoir et danser est important pour moi également. Aussi parce que s’accorder des pauses est crucial, tel que je l’évoquais dans cet article : www.vie-talite.com/vacances/.

Ici et maintenant

Entre les deux, comment est-ce que je me sens aujourd’hui ?

Et bien, tout n’est pas parfait, pardi, mais il y a un moment que j’ai appris à faire avec les imperfections et à me centrer sur le positif. Donc je prends ce qu’il y a de bon (c’est-à-dire la majeure partie du temps heureusement) et je m’accommode du reste : intervenants moins intéressants, incohérence de programme, attitude de l’un ou l’autre, aléas de la vie en collectivité (mmh la douche tiède !).

Surtout, j’ai le sentiment d’être à ma place et cela fait un bien fou ! Je me sens devenir une naturopathe petit à petit, comme une mue progressive. Je le sens dans mon attitude, mon positionnement et pas seulement en cours, dans les autres sphères de ma vie aussi. Certaines personnes autour de moi commencent à venir me poser des questions ou prévoient de me contacter en 2020. Je réponds toujours avec plaisir : le domaine me passionne ! En revanche, il est rare que je propose un conseil à quelqu’un qui ne l’a pas sollicité. C’est mon chemin, je comprends que tout le monde ne soit pas branché sur la même fréquence que moi et il n’est pas question que ma vie ne tourne qu’autour de cela, que je saoule mon entourage de « recettes naturo » ! Et puis, en Naturopathie, on parle de responsabilisation et d’autonomie de l’individu, donc si vous me fréquentez, n’hésitez pas à prendre l’initiative de me poser vos questions 😊

Je m’entraîne à la réflexologie plantaire avec ma famille, mes amis et je suis chaque fois surprise des effets que ma pratique peut avoir. Le plus impressionnant, c’est sur les sceptiques ou les gens qui n’aiment pas qu’on leur touche les pieds : entendre qu’ils ont apprécié et ressenti telle ou telle chose est un véritable cadeau ! A ce sujet, vous pouvez jeter un œil sur ma page Facebook pour un exemple concret : https://www.facebook.com/2172386579680499/posts/2340894352829720/

Je fais aussi mes premiers accompagnements avec des proches et cela porte ses fruits : et une maman qui n’a pas eu les jambes lourdes cet été, une ! Quelle joie d’apporter du mieux-être à autrui ! Cela vibre très fort en moi, signe à mes yeux que je suis sur MON chemin.

La mi-parcours c'est ici et maintenant
La Vie, c’est ici et maintenant

J’en ai fini avec ce point à mi-parcours, juste à temps avant ma rentrée. N’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Lexique :

Hygiène vitale : Base de la prévention en naturopathie, c’est un « art de vivre” visant à promouvoir la santé, un ensemble de bonnes pratiques (alimentaires, respiratoires, d’activité physique, de gestion émotionnelle, …) permettant à nos mécanismes d’auto-régulation de fonctionner de façon optimale.

Oligothérapie : Biothérapie qui utilise les oligoéléments, minéraux présents en quantité infime dans notre corps, nécessaires à son bon fonctionnement.

Phytothérapie : Biothérapie qui utilise les plantes.

Aromatologie : Biothérapie qui utilise les huiles essentielles.

Iridologie : Méthode de bilan fondée sur l’examen de l’iris de l’œil.

Premières impressions

Pour vous resituer : un peu plus d’un an après avoir cessé mon activité professionnelle et être partie en quête d’un métier qui ait du sens à mes yeux, j’entre en formation. En effet, un bilan de compétences m’a amenée à définir que je souhaite passer d’ingénieur de l’industrie agroalimentaire à naturopathe. Pas commun me direz-vous ? Et pourtant, l’attention portée à l’alimentation de l’humain est présente en filigrane.

C’est donc parti pour un an de formation en naturopathie, au sein d’un lycée agricole disposant d’une unité de formation pour adultes : le CFPPA de Hyères.

Dans cet article, je me propose de vous faire un état des lieux après la semaine de rentrée.

En ce qui concerne Julie

Déjà, c’est méga bon que mon projet devienne concret. Depuis le printemps, je suis inscrite et j’attends que ça commence !

C’est chouette cette phase de découverte. Biensûr, ça demande de l’énergie, pas de pilote automatique là, tout est nouveau, mes neurones se connectent tous azimuts ! Comme toujours, sortir de sa zone de confort demande des efforts. Mais c’est tellement bon d’actionner le mode curiosité.

Je suis donc ravie, pleine d’énergie et il va en falloir, car l’année s’annonce dense entre les cours et les stages.

En ce qui concerne les gens

Nous sommes une promotion de 35 individus de tous horizons : milieu paramédical, informatique, entreprises publiques, éducation nationale, édition, communication, banque, agriculture, agroalimentaire et j’en passe. Le brassage des générations est là aussi : nous avons de 20 à 60 ans environ. Cela promet de beaux partages d’expérience !

Si je sais tout cela, c’est parce que le premier matin, les deux responsables de la formation ont pris le temps de nous écouter, un par un, retracer le chemin qui nous a menés ici et nos vœux pour la suite. J’ai trouvé cela hyper intéressant d’entendre tous ces parcours de vie. Et cela signifie beaucoup pour moi, en termes d’esprit de la formation, que ce temps de parole ait eu lieu. Ca colle avec le reste du discours, qui nous rappelle l’importance de la coopération, de créer un groupe soudé.

En ce qui concerne les intervenants

A chaque matière son intervenant et, pour ce que j’en ai vu, ils sont calés dans leur domaine, tout en étant à même de se mettre à la portée d’un public bigarré. Surtout, ils ont une sacrée envie de transmettre leur savoir. Du coup, ça passe, c’est agréable, même si la terminologie de la biologie cellulaire n’est pas ce qu’il y a de plus digeste pour les néophytes !

Et chacun est dans une posture d’échanges par rapport à nos propres vécus et savoirs. Dans une posture d’ouverture je dirais. Ils ont un regard critique sur le monde qui nous entoure et tentent de nous inciter à ouvrir l’œil.

On m’avait promis un enseignement « scientifique et adogmatique », c’est ce que j’ai reçu durant ces premiers jours.

En ce qui concerne les lieux

C’est que ça compte, l ’environnement. Regardez comme on est bien lotis !

3 différentes vues des espaces verts du site.

L’avantage du lycée agricole, c’est qu’il y a des espaces de verdure. La section aménagement paysager arrange les massifs de-ci de-là. La section horticulture fait pousser tout un tas de plantes à l’extérieur et sous serres. Les viticulteurs préparent la vigne. Etcetera. Il y a même une culture de spiruline ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas, en très bref : c’est une cyanobactérie (non pathogène, pas de lézard) utilisée comme complément alimentaire pour ses fortes teneurs en protéines, vitamines et minéraux.

En plus des sections d’enseignement, il y a une véritable exploitation, une pépinière. Bref, le domaine est vaste et fort agréable pour les promenades (pré/post) digestives. Et dès le printemps, il sera possible d’acheter des légumes, des plantes et même du miel produit sur place. Idéal pour la locavore que je suis !

En ce qui concerne le retour au lycée

Et bien, je me sens rajeunir ! Hihi. Plus sérieusement, la cohabitation se passe bien, même si parfois les ados se demandent ce qu’on fait là, car en tant qu’adultes nous sommes souvent assimilés à des profs. Pour l’anecdote : les jeunes filles ne sont pas forcément à l’aise quand une adulte inconnue partage les sanitaires où elles ont l’habitude de se réfugier à la pause pour papoter et se refaire une beauté 😉

Et la cantine me direz-vous, hein ? Que mangent les futurs naturopathes ? Et bien nous sommes veinards, il y a un véritable chef cuistot qui, avec son équipe, nous prépare des plats sur place plutôt sympas. Passé la journée de rentrée et sa saucisse de Strasbourg – frites, les plats ont été variés. Vous imaginez des lasagnes non industrielles en milieu scolaire ? Oui, c’est possible. Et des encornets moelleux, pas caoutchouteux ? Idem. Il y a toujours une alternative végétarienne (ils ont bien noté d’augmenter la proportion quand les « naturo » sont là), de la salade verte (du jardin pédagogique) et un « salad bar » qui permet d’avoir sa ration de légumes. Quasiment tous les jours, il y a des fruits de saison. Bravo à eux !

Voilà pour mes premières impressions, n’hésitez pas à partager vos réflexions et vécus, car je me doute bien que je ne suis pas la seule à entreprendre une formation à l’âge adulte ou simplement à en avoir eu envie. Pour cela, direction la section « Commentaires » ci-dessous.

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Starting-block

C’est parti pour une nouvelle année !

2019 est là depuis peu, un an tout neuf encore, à créer jour après jour.

J’ai reçu de bien jolis vœux durant les fêtes de fin d’année et je vous les partage : Amour, passion, tendresse, douceur, rêve, bonheur … rien que ça !

Assiette avec inscrit sur le bord : amour, passion, tendresse, douceur, rêve, bonheur ...

Plus personnellement, je vous souhaite une année pleine de Joie, d’Amour et de Réalisation de vos projets.

C’est parti pour la formation !

Demain, mes RTT se terminent, je prends le chemin des écoliers. L’attente prend fin, mon projet se concrétise : j’entame la formation de Conseiller en Naturopathie.

Je suis excitée comme une puce (expression picarde, on dit ça aussi chez vous ?). J’ai fait mes petites emplettes, choisi un sac pour les y mettre et cousu une trousse 100% récup’.

Photo de mon sac, sur lequel il est écrit "je suis une tata trop géniale", accompagné de ma trousse en tissu rayé faite maison et de 4 livres sur la naturopathie.

Le soleil étant au rendez-vous aujourd’hui, j’ai fait le plein de lumière et de beaux paysages pour charger mes batteries avec de bonnes vibrations.

Bref, je suis prête !

Photo de paysage, des pins et derrière la mer.

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Germination

… ou comment le projet prend forme ?

J’ai quitté mon emploi en sachant que l’humain devrait être au centre de mon prochain projet professionnel et que le sujet de la nutrition me faisait vibrer. Je démarre donc mon bilan de compétences avec ces éléments.

Lorsque l’on aborde mes expériences et réalisations professionnelles, je suis factuelle sur les aspects techniques. La coach souligne la qualité de mon parcours, les multiples compétences acquises. J’acquiesce, sans émotion. Ces traits-là ne me font plus vibrer, comme des outils devenus inutiles. Exception faite de tout ce qui a trait à l’organisation : préparer, planifier, me projeter, anticiper. Ca c’est mon kif et je sens que cela resservira ailleurs. Ca sert dans ma vie quotidienne, déjà !

A l’opposé, je m’anime dès que je parle de travail en équipe, de réalisations communes. Le management n’est pas évident tous les jours, loin de là, et demande beaucoup d’énergie, mais ça m’a vraiment passionnée. J’ai été bien plus heureuse les fois où j’ai réussi à motiver un collaborateur que celles (pourtant plus fréquentes) où j’ai atteint un objectif chiffré ! Je garde d’ailleurs en tête quelques phrases que j’ai reçues comme des cadeaux et qui ont fait que je me suis sentie utile.

Note à l’homo sapiens sapiens : il est quand même dommage que ces déclarations arrivent généralement au moment de se séparer, non ?

Et on rejoint là la recherche de sens.

Mon ressenti, les échanges et tests sont tous d’accord : j’ai besoin de sens et de me sentir utile ! Bien au-delà de participer au remplissage des étagères de supermarchés.

Pour moi, cela passe par le lien humain. Quel que soit le domaine de ma vie, il est plus coloré si je suis entourée. Et c’est là une révélation en quelque sorte : je me voyais comme indépendante et appréciant la solitude. Mais cette vision occulte alors ma dimension sociable, cet élan qui me pousse vers l’autre, même inconnu, qui m’a permis de recréer un réseau à chaque déménagement (et il y en a eu !) et toutes ces relations que j’entretiens depuis longtemps, bien souvent à distance. Voilà une croyance levée.

Le sens viendra également d’un alignement de ma vie professionnelle avec mes préoccupations personnelles, notamment sur le respect de l’homme et de son environnement. Au fil des réflexions, cela se fait de plus en plus clair.

Il est temps d’écouter ma petite voix

Celle qui dit que je veux aider les gens à se sentir mieux … Pas celle qui lui rétorque « Mais pour qui est-ce que tu te prends ? ».

Alors je creuse et je repense à mes conversations sur la définition de la santé avec mon ami ostéopathe. Il en ressort clairement que, d’après moi, pour être en bonne santé, il faut :

  • Manger sainement ; et oui depuis que 2 microscopiques gamètes se sont rencontrés dans le ventre de notre mère, qu’est-ce qui nous fait grandir et nous maintient en vie ? Ce que nous mangeons. Il me semble donc évident que pour que la machine fonctionne correctement, il lui faut du carburant de qualité, sinon elle s’encrasse.
  • Bouger ; je préfère ce mot à l’expression « faire du sport » que je trouve plus réductrice. Notre corps a besoin de mouvement, d’utiliser ces centaines (oui centaines) de muscles dont il est doté. Et aujourd’hui, force est d’admettre que nombre d’entre nous sommes plutôt statiques (lit – voiture – chaise de bureau – chaise de table – canapé).
  • Prendre soin de son corps ; le soigner au sens propre, que ce soit par les soins cosmétiques, les massages, le repos, etc. Tout ce que l’on peut faire pour chouchouter cette merveilleuse machine sans laquelle nous n’existerions pas.
  • Prendre soin de sa tête, car il n’est plus à prouver que le mental agit sur le physique (et inversement).

Et là bien sûr, le métier de Naturopathe se dessine.

Mais je ne suis pas encore prête

Une partie de moi s’accroche au besoin (typiquement français) de certification reconnue. Et la petite voix rabat-joie en remet une couche sur le thème de l’imposteur « Toi l’ingénieur, naturopathe ?! ».

Alors je cherche les métiers en rapport avec la nutrition : médecin nutritionniste ? Non, pas question de faire médecine. Diététicienne ? Pourquoi pas ? Je me renseigne sur les programmes de BTS et DUT, qui ne me font pas rêver. Je vais faire des enquêtes métier, idem. Il en ressort que les postes salariés sont rares et qu’en libéral, malgré le diplôme d’état, il n’est pas aisé de se faire une clientèle. Vais-je faire 2 ans d’études pour exercer ensuite un job qui ne me satisfera que partiellement ?

J’envisage alors une trajectoire en 2 étapes : diététicienne, suivi d’une formation en coaching, pour devenir« coach nutritionnel », avec une légitimité via l’expérience en diététique. Je ne suis pas convaincue.

La coach du bilan me questionne : « Avez-vous regardé les programmes d’écoles de Naturopathie ? » Et là, c’est terrible ! A la fois les programmes m’enthousiasment et leur variété m’effraie. Je m’explique : comme la profession n’est pas réglementée, il existe des tas de formations hyper différentes les unes des autres, en termes de nombre d’heures, de matières abordées, de validation, etc. Et globalement, pour les établissements les plus (re)connus, la scolarité se fait sur 3 ans le week-end. Or moi, je ne me vois pas attendre tout ce temps, vu que je ne travaille déjà plus. Argh !

Comment tout se met en place finalement

Je me sens découragée, mais fortement attirée, je me dis donc que je vais trouver une solution.

Parallèlement, j’ai retrouvé « mon amoureux d’il y a 17 ans » comme j’aime à le décrire. Et oui, maintenant, il y a de la place pour un homme dans ma vie et la nature a horreur du vide, c’est bien connu 😊 Chemin faisant, il me propose de venir vivre avec lui, près de Toulon, maintenant que je ne suis plus liée à Strasbourg par mon job. J’ai besoin de réfléchir, cela fait tellement de changement !

Je continue donc mes recherches avec cette possibilité en tête. Je poursuis alors la piste d’une école en 1 an à Hyères (20km de Toulon), piste que je n’avais pas encore investiguée car les infos sur le net étaient chiches (j’apprendrai plus tard que c’est voulu). Au cours d’un échange téléphonique, le responsable de la formation a des mots qui résonnent en moi : « ici c’est scientifique », « pas ésotérique », bingo ! Parce que, pour me sentir légitime dans une telle profession, je ressens le besoin d’un solide socle scientifique.

Par une belle synchronicité, les portes ouvertes de l’établissement ont lieu peu de temps après, à une date à laquelle j’avais prévu d’être chez mon ami. Il n’en faudra pas plus que cette rencontre avec les formateurs pour me décider à écouter toutes mes cellules qui, à leur manière, crient GO !

La prochaine session, en avril, est complète et trop proche pour moi de toute façon. Je m’inscris pour la session de janvier : lettre de motivation à l’appui, ma candidature est retenue. Youpi !

J’y suis presque

Finalement, ce timing qui peut sembler éloigné (janvier 2019, alors que j’aurais pu être prête pour septembre 2018) est certainement le bon. J’ai pris le temps de clore le bilan de compétences et de quitter sereinement l’Alsace. J’ai emménagé dans le Var et pris 2 mois de vacances avec mon chéri. Un truc qui ne m’était pas arrivé depuis l’été post-Terminale puisqu’après ce fut jobs d’été, stages, travail ! Sur l’automne, j’ai pris le temps de vivre et de découvrir la région et ses habitants.

Mine de rien, une année s’est écoulée depuis que j’ai arrêté de travailler. Je n’ai pas vu le temps passer, jamais je ne me suis ennuyée, mais surtout j’ai savouré la vie à ma sauce et à mon rythme. Je suis profondément satisfaite d’avoir su (et pu) prendre ce temps pour moi.

Mon projet en germination

 Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Tant de découvertes m’attendent avec l’entrée en formation ! Mais l’important est que je me sens confiante, je ne regrette pas mes choix. Je sens que je suis sur la bonne voie, pour moi telle que je suis maintenant. Et puis, je suis excitée comme une gamine à l’idée de retourner à l’école, de me faire de nouveaux copains et d’aller acheter une trousse et des stylos !

Qu’est-ce que cet exemple de cheminement suscite en vous ? Est-ce qu’il vous parle ? N’hésitez pas à partager vos réflexions et vécus, à poser vos questions et à vous répondre les uns les autres grâce à la section « Commentaires » ci-dessous ou sur la page Facebook   https://www.facebook.com/Vie-talité-2172386579680499/

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Et si vous vous interrogez sur le bilan de compétences, vous pouvez consulter l’article précédent : https://vie-talite.com/zoom-sur-le-bilan-de-competences/