Point à mi-parcours

Cet été marque la mi-parcours de ma formation en Naturopathie. C’est fou comme ça passe vite, un an !

Les 6 premiers mois

Ils furent remplis de découvertes : des gens, des lieux, des enseignements, des pratiques. Chaque semaine, de cours comme de stage, est très instructive.

Je découvre que je me régale d’anatomie-physiologie ! Il faut dire que nous avons un intervenant en platine : hyper compétent, pédagogue, synthétique et à l’écoute, le rêve de tout étudiant ! Du coup, j’ai même plaisir à aller potasser mon Marieb ensuite. Vous savez, ce pavé de 1300 pages que je vous ai présenté dans un article sur l’Inspiration : www.vie-talite.com/inspiration/ 😊. Rassurez-vous, je ne me mets pas la pression pour tout ingérer, je ne suis pas en fac de médecine non plus ! Mais il me semble primordial de connaître le fonctionnement du corps humain avant d’accueillir des gens pour leur prodiguer des conseils santé et bien-être.

De nature curieuse, je m’intéresse à l’ensemble de nos cours : alimentation(s), nutrition, hygiène vitale, oligothérapie, phytothérapie, aromatologie, iridologie, … Sans oublier les cours pratiques : cuisine crue, cataplasmes, exercices corporels, réflexologie, relaxation. Certaines techniques me semblent plus accessibles que d’autres, je sens que je penche vers la simplicité, ou du moins un rapport simplicité/efficacité. Il faut que ce soit facile à intégrer dans un quotidien surchargé du 21ème siècle 😉

A travers mes stages, j’ai découvert plusieurs lieux et créé des liens dans ma région d’adoption : un spa, une herboristerie, un magasin vrac, un dojo, une entreprise de phyto et gemmothérapie (extraits de bourgeons de plantes). Comme toujours, les gens m’ont touchée avant l’activité en elle-même … On ne se refait pas ! Je ressens une profonde gratitude pour ceux qui m’ont ouvert leurs portes, permis de partager leur quotidien et chacun appris une part de leur métier. Etant plusieurs fois dans des commerces, j’y ai travaillé l’accueil clientèle, qui me servira pour mon activité future … et m’a bien servi cet été pour mon job de vendeuse, mais ça c’est une autre histoire.

Photo à mi-parcours d'une randonnée
A mi-parcours d’une randonnée : je suis montée jusque-à, il reste la redescente.

Les 4 prochains mois

Cela risque fort de s’intensifier ! On va alterner cours et stage avec moins de pause révision et avec l’examen en ligne de mire.

Le programme de cours va se poursuivre, avec en prime des sessions de préparation à la consultation proprement dite. Maintenant que nous avons accumulé quelques connaissances, nous allons apprendre à mener un rendez-vous de Naturopathie. Différents intervenants vont nous accompagner, histoire d’avoir plusieurs points de vue, plusieurs styles aussi, chacun ayant sa personnalité et ses spécificités.

Côté stage, j’ai prévu d’aller dans un hôpital et je suis vraiment ravie qu’un établissement de santé accueille une future naturopathe ! Je vais aussi aller dans des magasins bio coopératifs : contact client, ateliers et développement de réseau seront au programme.

Je vais malgré tout prendre le temps de quelques jours avec mes amis en Alsace à l’occasion d’un stage de danse, parce que les revoir et danser est important pour moi également. Aussi parce que s’accorder des pauses est crucial, tel que je l’évoquais dans cet article : www.vie-talite.com/vacances/.

Ici et maintenant

Entre les deux, comment est-ce que je me sens aujourd’hui ?

Et bien, tout n’est pas parfait, pardi, mais il y a un moment que j’ai appris à faire avec les imperfections et à me centrer sur le positif. Donc je prends ce qu’il y a de bon (c’est-à-dire la majeure partie du temps heureusement) et je m’accommode du reste : intervenants moins intéressants, incohérence de programme, attitude de l’un ou l’autre, aléas de la vie en collectivité (mmh la douche tiède !).

Surtout, j’ai le sentiment d’être à ma place et cela fait un bien fou ! Je me sens devenir une naturopathe petit à petit, comme une mue progressive. Je le sens dans mon attitude, mon positionnement et pas seulement en cours, dans les autres sphères de ma vie aussi. Certaines personnes autour de moi commencent à venir me poser des questions ou prévoient de me contacter en 2020. Je réponds toujours avec plaisir : le domaine me passionne ! En revanche, il est rare que je propose un conseil à quelqu’un qui ne l’a pas sollicité. C’est mon chemin, je comprends que tout le monde ne soit pas branché sur la même fréquence que moi et il n’est pas question que ma vie ne tourne qu’autour de cela, que je saoule mon entourage de « recettes naturo » ! Et puis, en Naturopathie, on parle de responsabilisation et d’autonomie de l’individu, donc si vous me fréquentez, n’hésitez pas à prendre l’initiative de me poser vos questions 😊

Je m’entraîne à la réflexologie plantaire avec ma famille, mes amis et je suis chaque fois surprise des effets que ma pratique peut avoir. Le plus impressionnant, c’est sur les sceptiques ou les gens qui n’aiment pas qu’on leur touche les pieds : entendre qu’ils ont apprécié et ressenti telle ou telle chose est un véritable cadeau ! A ce sujet, vous pouvez jeter un œil sur ma page Facebook pour un exemple concret : https://www.facebook.com/2172386579680499/posts/2340894352829720/

Je fais aussi mes premiers accompagnements avec des proches et cela porte ses fruits : et une maman qui n’a pas eu les jambes lourdes cet été, une ! Quelle joie d’apporter du mieux-être à autrui ! Cela vibre très fort en moi, signe à mes yeux que je suis sur MON chemin.

La mi-parcours c'est ici et maintenant
La Vie, c’est ici et maintenant

J’en ai fini avec ce point à mi-parcours, juste à temps avant ma rentrée. N’hésitez pas à réagir et échanger via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Lexique :

Hygiène vitale : Base de la prévention en naturopathie, c’est un « art de vivre” visant à promouvoir la santé, un ensemble de bonnes pratiques (alimentaires, respiratoires, d’activité physique, de gestion émotionnelle, …) permettant à nos mécanismes d’auto-régulation de fonctionner de façon optimale.

Oligothérapie : Biothérapie qui utilise les oligoéléments, minéraux présents en quantité infime dans notre corps, nécessaires à son bon fonctionnement.

Phytothérapie : Biothérapie qui utilise les plantes.

Aromatologie : Biothérapie qui utilise les huiles essentielles.

Iridologie : Méthode de bilan fondée sur l’examen de l’iris de l’œil.

Zoom sur le bilan de compétences

Comme promis, j’aborde cette fois le bilan de compétences.

J’ai donc quitté mon job sans savoir ce que je ferais ensuite. Je ressentais le besoin d’être accompagnée dans cette réflexion sur « mon projet pour les 10 prochaines années ». J’aime voir les choses comme cela, impermanentes, mouvantes. Mon parcours venant de me prouver que tout peut changer !

Pour cette aide extérieure, le bilan de compétences me semblait être la bonne forme. Je me suis donc renseignée sur les modalités. C’est un processus encadré et défini par la loi de 2014 sur le Conseil en Evolution Professionnelle. On trouve le détail sur ce site par exemple : https://www.bilandecompetences.pro/guide/reglementation/. Mais aussi sur le très officiel site du ministère du travail : https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/evoluer-professionnellement/article/le-bilan-de-competences.

Le bilan de compétences, d’accord, mais avec qui ?

Ce fut la question suivante. Le processus étant encadré, les personnes qui le pratiquent doivent être habilitées (agrément Fongecif), elles ont donc toutes le bagage et la maîtrise nécessaire. Le tarif est le même également (1.680€ TTC pour un financement perso). Alors, comment choisir ?

La psychologue qui m’accompagnait m’avait conseillé une coach. Cette dernière étant débordée (et ce n’est pas la seule vu l’engouement pour ces bilans), elle m’en conseilla à son tour deux autres. Parallèlement, une collègue m’avait parlé d’une amie à elle qui est coach. Encore et toujours le bouche à oreille, le réseau comme on dit aujourd’hui.

J’ai donc rencontré 3 dames, accueillantes et pertinentes, qui m’ont présenté le même schéma d’accompagnement. Rassurant déjà ! A l’heure du choix, que j’avais repoussé de plusieurs jours, j’ai décidé d’aller marcher en forêt, avant de me positionner. La marche dans la nature a sur moi un pouvoir cérébro-apaisant, si je puis dire. Quand je suis en mode « tempête sous chapiteau », rien de tel qu’une balade pour redescendre en pression !

En rentrant, j’ai compris qu’à compétences égales, il valait mieux que je choisisse la personne avec laquelle j’avais le plus d’affinité. Puisque j’allais m’exposer devant elle, il fallait que je me sente en confiance. Pas facile après un seul rdv de moins d’une heure ? Peut-être, pour le coup là j’ai juste écouté mon ressenti.

En bref, ces 24h c’est quoi ?

C’est 10 à 12 entretiens, avec une personne qualifiée donc, à raison d’un rendez-vous par semaine, soit environ 16h de face à face. A cela viennent s’ajouter des tests (personnalité, valeurs, intérêts et sens au travail) et du temps d’analyse et de rédaction de la part de l’accompagnant. Et pour finir, un rdv de suivi dans les 6 mois suivant la fin du bilan.

Surtout, pour celui qui s’implique dans cette démarche, c’est du temps de réflexion, de préparation des rdv, du temps pour penser à sa vie : passée, présente, future. Pas de baguette magique, pour trouver sa voie, il faut partir en exploration de soi ! Il est question de formation, de parcours professionnel, d’activités extra-professionnelles. Les différents champs de la vie sont explorés.

C’est parfois super plaisant : la technique du chemin parcouru permet de se remémorer tout ce que l’on a accompli. C’est parfois douloureux : dans mon cas, me replonger dans mon dernier poste n’était pas super agréable … Argh ! Non, pas le budget ! 😉 Mais ce fut toujours instructif de repasser les étapes en revue, d’en souligner le positif et le négatif.

On en tire quoi justement ?

On en ressort avec une meilleure connaissance de soi, de ses compétences dans différents domaines. Et c’est là que l’autre est intéressant, car à force de vivre avec soi-même, on ne voit plus certains traits, tellement ils font partie de notre fonctionnement. Le coach, au fil des points abordés, fait ressortir tel ou tel aspect récurrent, telle qualité inhérente à notre activité. Ou bien il pose des questions permettant d’aller plus loin dans la réflexion.

Concrètement, on en sort une liste de ce que l’on sait faire, de ce que l’on aime et n’aime pas faire, de ce que l’on veut et ne veut pas faire. Un exemple : je sais gérer des flux de produits alimentaires, mais je n’aime plus ça et ne veux plus le faire. Autre exemple : je sais manager une équipe, j’aime être en relation avec les gens, je ne sais pas sous quelle forme (au moment du bilan) mais je veux continuer de le faire.

Parce que parfois, à défaut de savoir ce que l’on veut, savoir ce que l’on ne veut pas est déjà un pas en avant.

Et après ?

Et bien, on se retrousse les manches, on fait des recherches sur les métiers qui coïncident avec nos envies, nos savoirs. Quand on pense en avoir trouvé un qui colle, on fait ce que l’on appelle des « enquêtes métier » : on va rencontrer des professionnels pour les interroger sur leur profession. Le but étant d’en savoir plus, de tester l’envie. Eventuellement, on fait un stage de découverte, pour s’immerger quelques jours dans un quotidien qui pourrait devenir le nôtre.

Clairement, ça demande de se pousser au c** ! On prend son téléphone, on se déplace … on se sent comme un ado de 15 ans qui va chercher son stage de découverte professionnelle aussi parfois 😄 Mais c’est le seul moyen de confronter le rêve à la réalité, de vérifier que ça peut convenir.

Ensuite, il reste à monter le projet. Cette étape est très variable selon les cas. Y a-t-il un besoin de formation ? Est-ce réalisable dans la région de résidence ? A-t-on besoin d’un financement (formation, installation, …) ? Le rôle du bilan va être de jalonner le projet, pas forcément de tout réaliser durant les 3 mois sur lesquels il se déroule.

Pour finir

Lors du dernier rdv, l’accompagnant doit fournir une synthèse, qui reprend (sans rien dévoiler de confidentiel) les circonstances du bilan, les savoirs et besoins mis en exergue, le projet défini. Ce document peut être demandé par l’employeur ou le Pôle Emploi, par exemple. Pour soi, il permet de synthétiser le travail effectué. S’y replonger de temps en temps, ultérieurement, peut être nécessaire.

6 mois après, un rdv de suivi est effectué, pour voir où en est le projet.

Je terminerai sur 2 conseils tirés de mon expérience :

  • Il est primordial de s’impliquer, en termes de temps consacré, comme en travail d’introspection. Si on reste à la surface des choses, il y a peu de chance d’aboutir à une envie profonde.
  • La relation coach/coaché est capitale, il faut se sentir en confiance pour parler de ce qui nous anime vraiment. Il faut pouvoir être entendu et soutenu face aux questions qui vont surgir.

Après cet article plus généraliste, je vous parlerai de la genèse de mon projet en particulier.

En attendant, n’hésitez pas à partager vos expériences, poser vos questions grâce à la section « Commentaires » ci-dessous.

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