Prendre le temps

En rédigeant une synthèse à l’issue du premier cours de Diététique reçu au cours de ma formation de Naturopathe, j’ai eu une idée ! Et si je vous partageais, ici, sur mon blog, le fruit de ma réflexion ? Le cours portait sur la qualité des aliments et j’en suis arrivée au constat suivant : nous vivons dans une société qui ne prend pas le temps. J’ai déployé cette idée dans les différents domaines où j’ai remarqué qu’elle s’applique et, comme vous le verrez, ils sont nombreux.

Notre société ne prend pas le temps de faire pousser les plantes qui servent à nous nourrir.

Depuis la révolution verte, dont le but annoncé était d’enrayer la famine, nous avons créé une agriculture industrielle, où tous les coups sont permis pour produire plus et plus vite. Cette logique du rendement maximal a amené à empoisonner les sols avec des produits chimiques, à créer des super-semences (stériles … chercher l’erreur), à fragiliser les sols par des labours à outrance, pour ne citer que cela. Résultat, presque 50 ans plus tard : la faim dans le monde est loin d’être éradiquée, les sols sont pollués, donc les eaux également, ainsi que tous les êtres vivants qui consomment ces eaux et les fruits de ces sols. Nous pouvons dire que cette démarche a été contre-productive. Sur ce sujet, j’aime beaucoup cette courte animation : https://www.youtube.com/watch?v=lCa3b0q3pFE

Notre société ne prend pas le temps d’élever le bétail.

Les animaux sont parqués pour limiter leurs mouvements, voire vivent dans des environnements surchauffés « pour que les bêtes ne dépensent pas sottement leur énergie à se réchauffer plutôt qu’à grossir à la vitesse de l’éclair » (extrait du Livre Noir de l’Agriculture, d’Isabelle Saporta). Les ruminants ne consomment plus d’herbe, mais des farines, souvent animales, au mieux végétales. Leurs conditions de vie et d’abattage augmentent leur niveau de stress. Quid de l’effet de ce stress sur l’être humain qui ingère leur viande ? Pour éviter les maladies, il leur est administré des antibiotiques, qui se retrouvent donc dans la viande que nous consommons. Cela participe à développer l’antibiorésistance.

Notre société ne prend pas le temps de cuisiner.

L’industrie agroalimentaire s’en lèche les babines et propose une myriade de produits prêts à consommer, dans lesquels elle ajoute nombre d’additifs servant à rendre les aliments plus appétents, à prolonger leur conservation. Sans compter l’invention du micro-ondes, pour réchauffer encore plus rapidement ces préparations et dont on mesure encore mal l’effet sur notre santé. Les hommes mangent de moins en moins de produits frais, diminuant ainsi la qualité nutritionnelle de leur alimentation. Les vitamines, par exemple, ne survivent généralement pas aux modes de conservation et préparation appliqués.

Notre société ne prend pas le temps pour guérir.

Le corps humain est une formidable machine, à même de résoudre nombre de problèmes de santé … moyennant qu’on lui en laisse le temps. Mais, bien souvent, on ne lui donne pas ce temps d’auto-guérison, il faut se défaire du symptôme illico. La solution à court terme est dans ce cas le médicament, même s’il pourra poser d’autres troubles ultérieurement (boucle maladie => médicament => intoxication) et même si, en traitant le symptôme, on occulte la recherche de sa cause.

Notre société ne prend pas le temps d’écouter les malades.

Une consultation chez un médecin généraliste dure environ 15 minutes. Pourtant, prendre le temps d’une consultation plus poussée permettrait de mieux comprendre l’individu en souffrance, donc de le soigner de manière plus adaptée. Est-ce la raison de l’essor des thérapeutes, pourtant non remboursés, mais qui prennent le temps ?

Notre société ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences à long terme de ses actes.

La révolution verte en est un exemple criant. Notre surconsommation de viande également, puisqu’elle nécessite une production de céréales abyssale pour nourrir le bétail. C’est aussi le cas de bien des régimes alimentaires à vocation amaigrissante, qui vont permettre d’enlever du poids à court terme, mais peuvent générer des troubles à long terme. Le plus courant étant l’ajout d’encore plus de poids, mais qui peuvent aller jusqu’à des dysfonctionnements métaboliques (voir par exemple l’effet des régimes hyperprotéinés sur les reins). On dit que les indiens Iroquois pesaient les conséquences de leurs décisions sur 7 générations avant de les entériner.

« Great Law of the Iroquois – which holds appropriate to think seven generations ahead (about 140 years into the future) and decide whether the decisions they make today would benefit their children seven generations into the future. » – Source Wikipedia.

Notre société court en permanence.

Et ne prend pas le temps de se reposer, générant de plus en plus de stress et donc de problèmes de santé, ce lien n’est plus à faire. Je citerai juste l’impact sur le niveau de cortisol qui, à haute dose, cause des troubles de la glycémie, du système immunitaire et du cycle circadien, entre autres (dé)plaisirs. Et oui, notre organisme a besoin de repos, ne serait-ce que pour activer le système parasympathique, ce grand réparateur de notre corps !

Notre société doit réapprendre à savourer la vie ici et maintenant.

Je m’y emploie chaque jour depuis que j’ai pris le chemin de la reconversion professionnelle ! Et vous ?

N’hésitez pas à réagir et à nous partager votre point de vue, dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Citation de Lao Tseu sur le temps
Merci au Domaine Gadrat qui m’a soufflé cette citation via ses belles étiquettes.

Inspiration

J’écris peu, car je suis en séjour jeûne. Je vous en parlerai ultérieurement, aujourd’hui j’ai envie d’écrire sur le thème de l’inspiration.

Depuis que je suis entrée en formation de Naturopathe, je rencontre des gens inspirants.

Imaginez quelqu’un capable de vous donner envie de potasser l’anatomie et la physiologie. Impossible ? Et bien non, nous avons un intervenant passionné-passionnant et terriblement pointu ! Je vais en cours avec plaisir, je révise avec entrain. J’ai même attaqué les 1.300 pages du MARIEB de bon cœur, c’est vous dire !

Photo du livre "Anatomie et physiologie humaines" de Elaine N. Marieb et Katja Hoehn. Avec devant mon pouce levé, pour se rentre compte de l'épaisseur de l'ouvrage.

Dans un autre style, une naturopathe d’une grande expérience, ayant dépassé la 7ème dizaine, d’une énergie folle. C’est simple, il faut réclamer la pause à 11h, sinon elle enchaîne la matinée d’une traite ! Quand je la regarde, je n’ai qu’une envie : appliquer ce qu’elle conseille, pourvu que ça me permettre d’être aussi rayonnante à son âge !

Et que dire du médecin-homéopathe-acupuncteur-naturopathe ? Un puits de connaissances prompt à les partager. Ce qu’il fait d’ailleurs sur un site internet contenant quelquechose comme 1.600 dossiers, rien que ça ! Avec en prime son enfant intérieur, qui ne demande qu’à sortir sous forme d’humour. Un régal !

Il y a aussi cet enseignant spécialiste des arts martiaux, qui nous parle, lui, de posture de vie. Là encore, 7ème dizaine allègrement dépassée, sans que son tonus n’en soit affecté. On parle d’énergie, de pensée positive, d’exercices de visualisation. Et on apprend des exercices physiques capables de stimuler le corps en douceur, en alliant les mouvements à la respiration.

Pourquoi m’inspirent-ils ?

Ils ont en commun d’avoir un paquet de connaissances et d’avoir continué à apprendre tout au long de leur vie. Comme une soif, on sent que chaque apprentissage les a menés à un autre. Ca parle à la grande curieuse que je suis.

Et puis, ils dégagent une énergie dingue ! Ils nous entraînent dans leur réflexion. On retrouve là biensûr des qualités de pédagogue. Parmi elles, l’envie de transmettre est particulièrement présente et ressentie.

Alors biensûr, ça met la barre haut et parfois ça file des complexes de fréquenter de telles pointures. Mais petit naturo deviendra grand. Etape par étape, moi aussi je vais me construire. Et avec de tels modèles, ça donne envie de s’y atteler !

Qui d’autre m’inspire ?

Je m’installe – encore – dans une nouvelle région (les Hautes-Alpes) et je cherche à la fois à effectuer des stages en milieu professionnel et à développer un réseau. NB : si vous êtes dans la naturo ou un domaine connexe et que vous êtes prêt à m’accueillir une semaine, faites-moi signe ! Dans le 05 ou ailleurs, je suis nomade 😉

Donc, je contacte des thérapeutes autour de moi. J’avais déjà fait ça dans mon dernier lieu de résidence (le Var) et cela avait porté ses fruits, alors je recommence avec entrain. Les premières rencontres se sont révélées très instructives et d’autres se profilent à l’horizon. Je m’en réjouis d’avance.

Cela me permet d’entendre leur parcours, la particularité de leur pratique, d’entrevoir la réalité de l’exercice de leur métier. Rencontrer ces gens qui sont quelques étapes devant moi en quelquesorte, m’encourage. Ils me prouvent que c’est possible et combien c’est bon de faire ce que l’on aime. Quand on avance sur le chemin parfois trouble de la reconversion, ça fait un bien fou ! Sur ce sujet, voir un de mes articles précédents, sur les doutes qui jalonnent le parcours : https://vie-talite.com/doutologie/

Et vous qu’est-ce qui vous inspire ? J’aurais plaisir à vous lire dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Vacances

Que signifient « les vacances » quand on est sans activité professionnelle ? Parce que, quand on travaille, c’est simple : les vacances c’est quand on ne travaille pas. Mais quand on ne travaille pas alors, c’est quoi ?

Je dirais que c’est quand on s’autorise une période de liberté

Quand on met de côté les impératifs, pour profiter de la vie sans penser à l’avenir (celui avec un grand A, celui qui fout la frousse) et sans culpabiliser. Parce que ne pas avoir d’activité professionnelle ne veut pas dire ne rien faire, ni ne penser à rien, au contraire ! Dans mon cas, ça signifie penser au retour au travail (dans de bonnes conditions), monter un projet, se demander s’il sera viable et dans quel délai ? Et oui, l’heure tourne et mon cher Pôle ne va pas subvenir à mes besoins ad vitam aeternam !

Et la culpabilité de celui qui profite de la vie, on en parle ?

Il y a les regards extérieurs biensûr (je vis grâce à nos impôts, oui et alors ?). Et surtout le regard sur soi-même, bien souvent le plus dur. Est-ce que je m’autorise à allouer une partie de mon temps à du loisir plutôt qu’à préparer mon projet ? Biensûr on sait, on a lu, on nous a dit, qu’il est important de prendre du bon temps, pour être plus efficace ensuite. Mais quant à l’appliquer …

J’avais décidé de mettre dans mon planning 2018 les « grosses pierres ».

Vous connaissez ce principe, de remplir sa vie avec les choses importantes avant tout et ne pas se laisser les petites envahir notre agenda ? J’aime beaucoup cette théorie et voici une petite vidéo qui l’illustre : https://youtu.be/KmIMB4U739s. Spéciale dédicace à la note d’humour finale, même si je préfère la version belge à l’américaine 😉

Quel est le bilan après plus d’un an ?

Je voulais faire un trek à l’étranger, je l’ai fait dès les premiers temps. Marcher en connexion avec la nature m’a aidée à me centrer. Côtoyer une autre culture, avec un niveau de confort plus modeste que mon quotidien habituel, m’a permis de remettre les choses en perspectives. Check. Je voulais voir mes proches, être avec eux dans les moments importants. Cela m’a fait faire des milliers de kilomètres en avion, en train, en voiture, mais j’y suis arrivée. Au passage, j’ai même fait un voyage au Québec pour lier les deux. Check.

Souvenir de vacances, art de la rue au Cap Vert : soleil, palmier, tortue et texte "cabo verde no stress"

Mais est-ce je déconnecte quand je pars en vacances, honnêtement ?

Pas toujours. Au Cap Vert oui, au sens propre comme au figuré : plus de réseau téléphonique ni internet pendant une semaine. J’avais la tête dans les chaussures de marche la journée, sous les étoiles la nuit. Je suis vraiment partie en vacances. Au Canada, plus ou moins, la preuve : j’ai emmené mon ordi … vu que j’attendais une réponse de Mme Pôle. Du coup, j’ai surveillé mes mails régulièrement. Mes vacances de fin d’année ? Bof bof, j’ai chargé l’ordi dans le coffre, la conscience pas tranquille malgré le profond sentiment que j’avais besoin de souffler. J’ai tenu une semaine et puis j’ai profité d’un moment de calme pour travailler un peu. Parce qu’une conscience qui vous taraude, c’est plus qu’entêtant. La mienne, en tout cas, est particulièrement agaçante !

Et sinon, entre-temps, dans ma vie de toutes les semaines, comment est-ce que je fais ?

Car il n’y a pas que les moments où l’on part de chez soi, il y a la vie quotidienne et les évasions que l’on s’accorde. Ma technique, c’est de me fixer des objectifs, avec des récompenses au bout. Je marche à la carotte, ou plutôt au chocolat, hihi. C’est du genre : tu avances bien sur tes révisions ce matin et en milieu de journée tu vas faire une rando. Je me parle oui, mais sinon je suis saine d’esprit … enfin de pense. Autre exemple : journée de ski et en rentrant révisions. Idem quand je pars 2 ou 3 jours quelque part, j’avance mes dossiers avant de partir, pour avoir la tête libre ensuite.

Placées dans un futur proche, ces « échéances plaisir » me donnent du cœur à l’ouvrage.

C’est tout bénéf’. Et après un moment de détente, j’ai remarqué que je suis plus efficace. J’ai repris de l’énergie, je suis généralement dans une humeur positive et constructive, idéale pour entreprendre. Les neurosciences confirment cela : mes neurones sont revenus à un niveau basal, ils se sont rechargés, ils sont prêts à repartir ! Voir même, j’ai pris une bonne DOSE de neurotransmetteurs, véritable cocktail de vitamines pour mes méninges. Je ne résiste pas à l’envie de vous partager cette vidéo explicative : https://youtu.be/tKIYGevgAxA.

Et vous, comment gérez-vous les vacances au sens large ? Arrivez-vous à prendre des moments « hors du temps », comment ? J’aurais plaisir à vous lire dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Digestion

Ma vie ces temps-ci est … chargée. Entrer en formation, c’est un rythme à reprendre, c’est rencontrer des gens, c’est se remettre en posture d’apprentissage. J’aime beaucoup les cours et les entre-cours, j’ai plaisir à réviser et donc, plus que jamais, je suis heureuse des choix qui m’ont menée jusque-là. Et ça, c’est un sacré bon point à mes yeux.

Mais, tout cela, ça remue, ça brasse même parfois ! Surtout que j’ai également entamé une formation de Biodanza (la danse de la vie, rien que ça !) depuis septembre. Je suis donc deux cursus en parallèle (Biodanza et Naturo). Aussi parce que la vie, cette coquine, vient encore de me proposer un changement de cap dans une sphère plus intime.

L’image qui me vient est celle d’un fond marin qui a été agité : l’eau se trouble de toutes les particules remises en suspension. Donc, en ce moment, je laisse infuser tranquillement les évènements que je vis. Je ne sais trop quoi écrire ici. Par contre, j’y pense régulièrement, d’où ce petit coucou aujourd’hui, pour dire que je ne vous oublie pas, que je poursuis mon bonhomme de chemin.

Quand mon eau intérieure aura sédimenté, ma triade tête-cœur-tripes aura les idées plus claires et alors un autre article verra le jour. En attendant, surveiller la page Facebook de Vie-talité, j’ai un petit sondage en tête 😉 

A très vite !

Digestion de toutes ces informations.

Doutologie

Parce que la reconversion n’est pas un long fleuve tranquille, dans cet article je vous parle de la gestion des doutes.

Représentation mentale

Voilà comment je me figure les choses : j’ai quitté une rive (mon ex-vie professionnelle), je me dirige vers une autre (ma future vie professionnelle) et donc je nage dans un fleuve tantôt calme, tantôt agité, parfois encombré de branches, parfois recouvert de brume. Tout cela rend difficile la progression vers mon objectif. Vous visualisez ?

Au début, c’était le brouillard complet, je ne savais pas où je voulais aller. Maintenant, mon projet est défini (voir l’article Germination https://vie-talite.com/germination/), c’est déjà beaucoup mieux ! Mais il n’empêche que ce n’est pas toujours très clair : Où vais-je installer mon activité de Naturopathe ? Comment me faire connaître ? Quel public viser ? Quels revenus puis-je espérer ? J’en passe et des meilleures !

Un tas de questions m’assaillent, je suis bien incapable de répondre au quart de la moitié de ce flot d’interrogations … La crise d’angoisse n’est pas très loin, argh ! Et il y a de quoi car, comme l’a mis en exergue ce cher Maslow avec sa pyramide, le besoin de sécurité est un besoin fondamental de l’être humain.

Schéma de la pyramide de Maslow, en 5 strates de la base vers le haut : besoins physiologiques, besoins liés à la sécurité, besoins liés à l'appartenance et à l'amour, besoins liés à l'estime de soi, besoins liés à l'actualisation/réalisation de soi.

Alors comment faire ?

Autre image, qui m’a été fournie par la coach-auteure-conférencière Christine Lewicki (voir son site https://www.christinelewicki.com/) : c’est comme quand on traverse une zone de turbulence au cours d’un voyage en avion, ça remue, mais ce n’est pas le moment de couper les moteurs, surtout pas !

Et là, on voit poindre une partie de réponse : ne pas se laisser submerger, ni même immobiliser. Ce que je fais dans ces cas-là, c’est poser des actes concrets en direction de l’autre rive. Biensûr, je ne sais pas encore où et comment ouvrir mon cabinet ! Mais je peux déjà me renseigner sur le statut d’auto-entrepreneur, par exemple.

C’est ce que j’ai fait cet automne, quand l’attente du début de la formation s’est faite pesante. J’ai demandé à bénéficier du programme Activ’Créa du Pôle Emploi, pour avancer sur mon projet de création d’entreprise. Et puis j’ai pris mon téléphone dans une main et mon courage dans l’autre, pour contacter les Naturopathes autour de chez moi.

Pour la création d’entreprise, il faudrait que j’en fasse un article tellement il y a à dire. En bref, le bénéfice a été de me projeter en tant qu’entrepreneure, d’avoir des éléments concrets sur les statuts, de rencontrer des gens … et biensûr ça a soulevé d’autres questions en réaction, hihi.

Pour les contacts aux Naturo, j’ai décroché au total 6 rendez-vous (physiques ou téléphoniques), qui m’ont permis d’en savoir plus sur la demande dans la région, d’avoir différents points de vue et exemples de pratique. Surtout, ça a renforcé encore mon désir de faire ce métier. Et, cerise sur le gâteau, j’ai développé une amitié avec l’une des personnes rencontrées, qui m’a donné des tuyaux sur des lieux et activités intéressants à proximité 😊

En synthèse

La vie est faite de hauts et de bas, les femmes savent bien cela. Il y a donc des jours avec, où je me lève avec la pêche, pleine d’optimisme et d’envie d’agir. Et des jours sans, où il n’est pas aisé de me mobiliser et de garder le moral. Je l’accepte, d’autant mieux que je sais qu’après le creux de vague, l’énergie revient.

Les jours UP, j’en profite pour faire les choses, pour avancer sur ma « To Do List », pour réfléchir sur mon projet, sur des points moins concrets aussi, puisque je suis sereine. Les jours DOWN, je prends soin de moi, je m’accorde le droit d’en faire moins, je me fixe des petits objectifs, je me pousse au c** pour sortir prendre l’air car cela me fait toujours du bien.

Un jour après l’autre. Ensuite, je me retourne et je constate avec plaisir le chemin parcouru : j’ai quitté mon job – dans de bonnes conditions, j’ai fait un bilan de compétences – qui m’a permis de définir un projet, j’ai reconstruit un réseau dans une nouvelle région, j’ai démarré ma formation. En à peine plus d’un an ? Waouh !

Et surtout, je tâche de garder l’objectif en tête, de ne pas me perdre dans les détails (carrément pas facile). Je me mets dans la peau de celle que je veux être (la Naturo compétente, reconnue, bien à sa place) et je laisse ce sentiment infuser en moi, me faire vibrer et recharger mes batteries … jusqu’à la prochaine fois 😉

Photo d'une main qui tient un objectif d'appareil photo. Autour un paysage de calanques flou, qui est net à travers de l'objectif.

En prime

Pour réussir tout cela, j’ai régulièrement besoin de soutien, je ne suis pas Wonderwoman. Cet appui, je le trouve auprès de mes proches. Proches qui sont loin géographiquement, donc merci la technologie. On ne compte pas les messages échangés, ni les heures au téléphone ! Merci à eux d’être là pour moi, ils me sont précieux.

Et je le trouve aussi dans des groupes de partage sur Facebook, issus de séminaires ou challenges réalisés ensemble (ou pas d’ailleurs). Je n’aurais pas pensé que cela puisse m’apporter autant ! Et pourtant c’est le cas : le fait de pouvoir à la fois déposer ce que je vis et m’inspirer de ce que les autres vivent, encourager et être encouragée, me porte. Certains lecteurs de ce blog viennent de ces groupes et pourraient en témoigner.

“Last but not least”, si je ne sais pas précisément où je vais, ni surtout comment je vais y arriver, je sais que je suis satisfaite de mon choix et que je ne souhaite pas revenir en arrière. Le demi-tour n’étant pas une option, il me reste à avancer, GO ! ! !

Je vous ai donc livré ma façon de voir et vivre les doutes, n’hésitez pas à réagir et à nous partager vos visions, vos trucs et astuces, dans la section « Commentaires » ci-dessous.

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Premières impressions

Pour vous resituer : un peu plus d’un an après avoir cessé mon activité professionnelle et être partie en quête d’un métier qui ait du sens à mes yeux, j’entre en formation. En effet, un bilan de compétences m’a amenée à définir que je souhaite passer d’ingénieur de l’industrie agroalimentaire à naturopathe. Pas commun me direz-vous ? Et pourtant, l’attention portée à l’alimentation de l’humain est présente en filigrane.

C’est donc parti pour un an de formation en naturopathie, au sein d’un lycée agricole disposant d’une unité de formation pour adultes : le CFPPA de Hyères.

Dans cet article, je me propose de vous faire un état des lieux après la semaine de rentrée.

En ce qui concerne Julie

Déjà, c’est méga bon que mon projet devienne concret. Depuis le printemps, je suis inscrite et j’attends que ça commence !

C’est chouette cette phase de découverte. Biensûr, ça demande de l’énergie, pas de pilote automatique là, tout est nouveau, mes neurones se connectent tous azimuts ! Comme toujours, sortir de sa zone de confort demande des efforts. Mais c’est tellement bon d’actionner le mode curiosité.

Je suis donc ravie, pleine d’énergie et il va en falloir, car l’année s’annonce dense entre les cours et les stages.

En ce qui concerne les gens

Nous sommes une promotion de 35 individus de tous horizons : milieu paramédical, informatique, entreprises publiques, éducation nationale, édition, communication, banque, agriculture, agroalimentaire et j’en passe. Le brassage des générations est là aussi : nous avons de 20 à 60 ans environ. Cela promet de beaux partages d’expérience !

Si je sais tout cela, c’est parce que le premier matin, les deux responsables de la formation ont pris le temps de nous écouter, un par un, retracer le chemin qui nous a menés ici et nos vœux pour la suite. J’ai trouvé cela hyper intéressant d’entendre tous ces parcours de vie. Et cela signifie beaucoup pour moi, en termes d’esprit de la formation, que ce temps de parole ait eu lieu. Ca colle avec le reste du discours, qui nous rappelle l’importance de la coopération, de créer un groupe soudé.

En ce qui concerne les intervenants

A chaque matière son intervenant et, pour ce que j’en ai vu, ils sont calés dans leur domaine, tout en étant à même de se mettre à la portée d’un public bigarré. Surtout, ils ont une sacrée envie de transmettre leur savoir. Du coup, ça passe, c’est agréable, même si la terminologie de la biologie cellulaire n’est pas ce qu’il y a de plus digeste pour les néophytes !

Et chacun est dans une posture d’échanges par rapport à nos propres vécus et savoirs. Dans une posture d’ouverture je dirais. Ils ont un regard critique sur le monde qui nous entoure et tentent de nous inciter à ouvrir l’œil.

On m’avait promis un enseignement « scientifique et adogmatique », c’est ce que j’ai reçu durant ces premiers jours.

En ce qui concerne les lieux

C’est que ça compte, l ’environnement. Regardez comme on est bien lotis !

3 différentes vues des espaces verts du site.

L’avantage du lycée agricole, c’est qu’il y a des espaces de verdure. La section aménagement paysager arrange les massifs de-ci de-là. La section horticulture fait pousser tout un tas de plantes à l’extérieur et sous serres. Les viticulteurs préparent la vigne. Etcetera. Il y a même une culture de spiruline ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas, en très bref : c’est une cyanobactérie (non pathogène, pas de lézard) utilisée comme complément alimentaire pour ses fortes teneurs en protéines, vitamines et minéraux.

En plus des sections d’enseignement, il y a une véritable exploitation, une pépinière. Bref, le domaine est vaste et fort agréable pour les promenades (pré/post) digestives. Et dès le printemps, il sera possible d’acheter des légumes, des plantes et même du miel produit sur place. Idéal pour la locavore que je suis !

En ce qui concerne le retour au lycée

Et bien, je me sens rajeunir ! Hihi. Plus sérieusement, la cohabitation se passe bien, même si parfois les ados se demandent ce qu’on fait là, car en tant qu’adultes nous sommes souvent assimilés à des profs. Pour l’anecdote : les jeunes filles ne sont pas forcément à l’aise quand une adulte inconnue partage les sanitaires où elles ont l’habitude de se réfugier à la pause pour papoter et se refaire une beauté 😉

Et la cantine me direz-vous, hein ? Que mangent les futurs naturopathes ? Et bien nous sommes veinards, il y a un véritable chef cuistot qui, avec son équipe, nous prépare des plats sur place plutôt sympas. Passé la journée de rentrée et sa saucisse de Strasbourg – frites, les plats ont été variés. Vous imaginez des lasagnes non industrielles en milieu scolaire ? Oui, c’est possible. Et des encornets moelleux, pas caoutchouteux ? Idem. Il y a toujours une alternative végétarienne (ils ont bien noté d’augmenter la proportion quand les « naturo » sont là), de la salade verte (du jardin pédagogique) et un « salad bar » qui permet d’avoir sa ration de légumes. Quasiment tous les jours, il y a des fruits de saison. Bravo à eux !

Voilà pour mes premières impressions, n’hésitez pas à partager vos réflexions et vécus, car je me doute bien que je ne suis pas la seule à entreprendre une formation à l’âge adulte ou simplement à en avoir eu envie. Pour cela, direction la section « Commentaires » ci-dessous.

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Starting-block

C’est parti pour une nouvelle année !

2019 est là depuis peu, un an tout neuf encore, à créer jour après jour.

J’ai reçu de bien jolis vœux durant les fêtes de fin d’année et je vous les partage : Amour, passion, tendresse, douceur, rêve, bonheur … rien que ça !

Assiette avec inscrit sur le bord : amour, passion, tendresse, douceur, rêve, bonheur ...

Plus personnellement, je vous souhaite une année pleine de Joie, d’Amour et de Réalisation de vos projets.

C’est parti pour la formation !

Demain, mes RTT se terminent, je prends le chemin des écoliers. L’attente prend fin, mon projet se concrétise : j’entame la formation de Conseiller en Naturopathie.

Je suis excitée comme une puce (expression picarde, on dit ça aussi chez vous ?). J’ai fait mes petites emplettes, choisi un sac pour les y mettre et cousu une trousse 100% récup’.

Photo de mon sac, sur lequel il est écrit "je suis une tata trop géniale", accompagné de ma trousse en tissu rayé faite maison et de 4 livres sur la naturopathie.

Le soleil étant au rendez-vous aujourd’hui, j’ai fait le plein de lumière et de beaux paysages pour charger mes batteries avec de bonnes vibrations.

Bref, je suis prête !

Photo de paysage, des pins et derrière la mer.

Pour être informé de la parution d’un article, la rubrique « Abonnez-vous » vous tend les bras sur la colonne latérale. A bientôt !

Germination

… ou comment le projet prend forme ?

J’ai quitté mon emploi en sachant que l’humain devrait être au centre de mon prochain projet professionnel et que le sujet de la nutrition me faisait vibrer. Je démarre donc mon bilan de compétences avec ces éléments.

Lorsque l’on aborde mes expériences et réalisations professionnelles, je suis factuelle sur les aspects techniques. La coach souligne la qualité de mon parcours, les multiples compétences acquises. J’acquiesce, sans émotion. Ces traits-là ne me font plus vibrer, comme des outils devenus inutiles. Exception faite de tout ce qui a trait à l’organisation : préparer, planifier, me projeter, anticiper. Ca c’est mon kif et je sens que cela resservira ailleurs. Ca sert dans ma vie quotidienne, déjà !

A l’opposé, je m’anime dès que je parle de travail en équipe, de réalisations communes. Le management n’est pas évident tous les jours, loin de là, et demande beaucoup d’énergie, mais ça m’a vraiment passionnée. J’ai été bien plus heureuse les fois où j’ai réussi à motiver un collaborateur que celles (pourtant plus fréquentes) où j’ai atteint un objectif chiffré ! Je garde d’ailleurs en tête quelques phrases que j’ai reçues comme des cadeaux et qui ont fait que je me suis sentie utile.

Note à l’homo sapiens sapiens : il est quand même dommage que ces déclarations arrivent généralement au moment de se séparer, non ?

Et on rejoint là la recherche de sens.

Mon ressenti, les échanges et tests sont tous d’accord : j’ai besoin de sens et de me sentir utile ! Bien au-delà de participer au remplissage des étagères de supermarchés.

Pour moi, cela passe par le lien humain. Quel que soit le domaine de ma vie, il est plus coloré si je suis entourée. Et c’est là une révélation en quelque sorte : je me voyais comme indépendante et appréciant la solitude. Mais cette vision occulte alors ma dimension sociable, cet élan qui me pousse vers l’autre, même inconnu, qui m’a permis de recréer un réseau à chaque déménagement (et il y en a eu !) et toutes ces relations que j’entretiens depuis longtemps, bien souvent à distance. Voilà une croyance levée.

Le sens viendra également d’un alignement de ma vie professionnelle avec mes préoccupations personnelles, notamment sur le respect de l’homme et de son environnement. Au fil des réflexions, cela se fait de plus en plus clair.

Il est temps d’écouter ma petite voix

Celle qui dit que je veux aider les gens à se sentir mieux … Pas celle qui lui rétorque « Mais pour qui est-ce que tu te prends ? ».

Alors je creuse et je repense à mes conversations sur la définition de la santé avec mon ami ostéopathe. Il en ressort clairement que, d’après moi, pour être en bonne santé, il faut :

  • Manger sainement ; et oui depuis que 2 microscopiques gamètes se sont rencontrés dans le ventre de notre mère, qu’est-ce qui nous fait grandir et nous maintient en vie ? Ce que nous mangeons. Il me semble donc évident que pour que la machine fonctionne correctement, il lui faut du carburant de qualité, sinon elle s’encrasse.
  • Bouger ; je préfère ce mot à l’expression « faire du sport » que je trouve plus réductrice. Notre corps a besoin de mouvement, d’utiliser ces centaines (oui centaines) de muscles dont il est doté. Et aujourd’hui, force est d’admettre que nombre d’entre nous sommes plutôt statiques (lit – voiture – chaise de bureau – chaise de table – canapé).
  • Prendre soin de son corps ; le soigner au sens propre, que ce soit par les soins cosmétiques, les massages, le repos, etc. Tout ce que l’on peut faire pour chouchouter cette merveilleuse machine sans laquelle nous n’existerions pas.
  • Prendre soin de sa tête, car il n’est plus à prouver que le mental agit sur le physique (et inversement).

Et là bien sûr, le métier de Naturopathe se dessine.

Mais je ne suis pas encore prête

Une partie de moi s’accroche au besoin (typiquement français) de certification reconnue. Et la petite voix rabat-joie en remet une couche sur le thème de l’imposteur « Toi l’ingénieur, naturopathe ?! ».

Alors je cherche les métiers en rapport avec la nutrition : médecin nutritionniste ? Non, pas question de faire médecine. Diététicienne ? Pourquoi pas ? Je me renseigne sur les programmes de BTS et DUT, qui ne me font pas rêver. Je vais faire des enquêtes métier, idem. Il en ressort que les postes salariés sont rares et qu’en libéral, malgré le diplôme d’état, il n’est pas aisé de se faire une clientèle. Vais-je faire 2 ans d’études pour exercer ensuite un job qui ne me satisfera que partiellement ?

J’envisage alors une trajectoire en 2 étapes : diététicienne, suivi d’une formation en coaching, pour devenir« coach nutritionnel », avec une légitimité via l’expérience en diététique. Je ne suis pas convaincue.

La coach du bilan me questionne : « Avez-vous regardé les programmes d’écoles de Naturopathie ? » Et là, c’est terrible ! A la fois les programmes m’enthousiasment et leur variété m’effraie. Je m’explique : comme la profession n’est pas réglementée, il existe des tas de formations hyper différentes les unes des autres, en termes de nombre d’heures, de matières abordées, de validation, etc. Et globalement, pour les établissements les plus (re)connus, la scolarité se fait sur 3 ans le week-end. Or moi, je ne me vois pas attendre tout ce temps, vu que je ne travaille déjà plus. Argh !

Comment tout se met en place finalement

Je me sens découragée, mais fortement attirée, je me dis donc que je vais trouver une solution.

Parallèlement, j’ai retrouvé « mon amoureux d’il y a 17 ans » comme j’aime à le décrire. Et oui, maintenant, il y a de la place pour un homme dans ma vie et la nature a horreur du vide, c’est bien connu 😊 Chemin faisant, il me propose de venir vivre avec lui, près de Toulon, maintenant que je ne suis plus liée à Strasbourg par mon job. J’ai besoin de réfléchir, cela fait tellement de changement !

Je continue donc mes recherches avec cette possibilité en tête. Je poursuis alors la piste d’une école en 1 an à Hyères (20km de Toulon), piste que je n’avais pas encore investiguée car les infos sur le net étaient chiches (j’apprendrai plus tard que c’est voulu). Au cours d’un échange téléphonique, le responsable de la formation a des mots qui résonnent en moi : « ici c’est scientifique », « pas ésotérique », bingo ! Parce que, pour me sentir légitime dans une telle profession, je ressens le besoin d’un solide socle scientifique.

Par une belle synchronicité, les portes ouvertes de l’établissement ont lieu peu de temps après, à une date à laquelle j’avais prévu d’être chez mon ami. Il n’en faudra pas plus que cette rencontre avec les formateurs pour me décider à écouter toutes mes cellules qui, à leur manière, crient GO !

La prochaine session, en avril, est complète et trop proche pour moi de toute façon. Je m’inscris pour la session de janvier : lettre de motivation à l’appui, ma candidature est retenue. Youpi !

J’y suis presque

Finalement, ce timing qui peut sembler éloigné (janvier 2019, alors que j’aurais pu être prête pour septembre 2018) est certainement le bon. J’ai pris le temps de clore le bilan de compétences et de quitter sereinement l’Alsace. J’ai emménagé dans le Var et pris 2 mois de vacances avec mon chéri. Un truc qui ne m’était pas arrivé depuis l’été post-Terminale puisqu’après ce fut jobs d’été, stages, travail ! Sur l’automne, j’ai pris le temps de vivre et de découvrir la région et ses habitants.

Mine de rien, une année s’est écoulée depuis que j’ai arrêté de travailler. Je n’ai pas vu le temps passer, jamais je ne me suis ennuyée, mais surtout j’ai savouré la vie à ma sauce et à mon rythme. Je suis profondément satisfaite d’avoir su (et pu) prendre ce temps pour moi.

Mon projet en germination

 Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Tant de découvertes m’attendent avec l’entrée en formation ! Mais l’important est que je me sens confiante, je ne regrette pas mes choix. Je sens que je suis sur la bonne voie, pour moi telle que je suis maintenant. Et puis, je suis excitée comme une gamine à l’idée de retourner à l’école, de me faire de nouveaux copains et d’aller acheter une trousse et des stylos !

Qu’est-ce que cet exemple de cheminement suscite en vous ? Est-ce qu’il vous parle ? N’hésitez pas à partager vos réflexions et vécus, à poser vos questions et à vous répondre les uns les autres grâce à la section « Commentaires » ci-dessous ou sur la page Facebook   https://www.facebook.com/Vie-talité-2172386579680499/

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Et si vous vous interrogez sur le bilan de compétences, vous pouvez consulter l’article précédent : https://vie-talite.com/zoom-sur-le-bilan-de-competences/

Zoom sur le bilan de compétences

Comme promis, j’aborde cette fois le bilan de compétences.

J’ai donc quitté mon job sans savoir ce que je ferais ensuite. Je ressentais le besoin d’être accompagnée dans cette réflexion sur « mon projet pour les 10 prochaines années ». J’aime voir les choses comme cela, impermanentes, mouvantes. Mon parcours venant de me prouver que tout peut changer !

Pour cette aide extérieure, le bilan de compétences me semblait être la bonne forme. Je me suis donc renseignée sur les modalités. C’est un processus encadré et défini par la loi de 2014 sur le Conseil en Evolution Professionnelle. On trouve le détail sur ce site par exemple : https://www.bilandecompetences.pro/guide/reglementation/. Mais aussi sur le très officiel site du ministère du travail : https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/evoluer-professionnellement/article/le-bilan-de-competences.

Le bilan de compétences, d’accord, mais avec qui ?

Ce fut la question suivante. Le processus étant encadré, les personnes qui le pratiquent doivent être habilitées (agrément Fongecif), elles ont donc toutes le bagage et la maîtrise nécessaire. Le tarif est le même également (1.680€ TTC pour un financement perso). Alors, comment choisir ?

La psychologue qui m’accompagnait m’avait conseillé une coach. Cette dernière étant débordée (et ce n’est pas la seule vu l’engouement pour ces bilans), elle m’en conseilla à son tour deux autres. Parallèlement, une collègue m’avait parlé d’une amie à elle qui est coach. Encore et toujours le bouche à oreille, le réseau comme on dit aujourd’hui.

J’ai donc rencontré 3 dames, accueillantes et pertinentes, qui m’ont présenté le même schéma d’accompagnement. Rassurant déjà ! A l’heure du choix, que j’avais repoussé de plusieurs jours, j’ai décidé d’aller marcher en forêt, avant de me positionner. La marche dans la nature a sur moi un pouvoir cérébro-apaisant, si je puis dire. Quand je suis en mode « tempête sous chapiteau », rien de tel qu’une balade pour redescendre en pression !

En rentrant, j’ai compris qu’à compétences égales, il valait mieux que je choisisse la personne avec laquelle j’avais le plus d’affinité. Puisque j’allais m’exposer devant elle, il fallait que je me sente en confiance. Pas facile après un seul rdv de moins d’une heure ? Peut-être, pour le coup là j’ai juste écouté mon ressenti.

En bref, ces 24h c’est quoi ?

C’est 10 à 12 entretiens, avec une personne qualifiée donc, à raison d’un rendez-vous par semaine, soit environ 16h de face à face. A cela viennent s’ajouter des tests (personnalité, valeurs, intérêts et sens au travail) et du temps d’analyse et de rédaction de la part de l’accompagnant. Et pour finir, un rdv de suivi dans les 6 mois suivant la fin du bilan.

Surtout, pour celui qui s’implique dans cette démarche, c’est du temps de réflexion, de préparation des rdv, du temps pour penser à sa vie : passée, présente, future. Pas de baguette magique, pour trouver sa voie, il faut partir en exploration de soi ! Il est question de formation, de parcours professionnel, d’activités extra-professionnelles. Les différents champs de la vie sont explorés.

C’est parfois super plaisant : la technique du chemin parcouru permet de se remémorer tout ce que l’on a accompli. C’est parfois douloureux : dans mon cas, me replonger dans mon dernier poste n’était pas super agréable … Argh ! Non, pas le budget ! 😉 Mais ce fut toujours instructif de repasser les étapes en revue, d’en souligner le positif et le négatif.

On en tire quoi justement ?

On en ressort avec une meilleure connaissance de soi, de ses compétences dans différents domaines. Et c’est là que l’autre est intéressant, car à force de vivre avec soi-même, on ne voit plus certains traits, tellement ils font partie de notre fonctionnement. Le coach, au fil des points abordés, fait ressortir tel ou tel aspect récurrent, telle qualité inhérente à notre activité. Ou bien il pose des questions permettant d’aller plus loin dans la réflexion.

Concrètement, on en sort une liste de ce que l’on sait faire, de ce que l’on aime et n’aime pas faire, de ce que l’on veut et ne veut pas faire. Un exemple : je sais gérer des flux de produits alimentaires, mais je n’aime plus ça et ne veux plus le faire. Autre exemple : je sais manager une équipe, j’aime être en relation avec les gens, je ne sais pas sous quelle forme (au moment du bilan) mais je veux continuer de le faire.

Parce que parfois, à défaut de savoir ce que l’on veut, savoir ce que l’on ne veut pas est déjà un pas en avant.

Et après ?

Et bien, on se retrousse les manches, on fait des recherches sur les métiers qui coïncident avec nos envies, nos savoirs. Quand on pense en avoir trouvé un qui colle, on fait ce que l’on appelle des « enquêtes métier » : on va rencontrer des professionnels pour les interroger sur leur profession. Le but étant d’en savoir plus, de tester l’envie. Eventuellement, on fait un stage de découverte, pour s’immerger quelques jours dans un quotidien qui pourrait devenir le nôtre.

Clairement, ça demande de se pousser au c** ! On prend son téléphone, on se déplace … on se sent comme un ado de 15 ans qui va chercher son stage de découverte professionnelle aussi parfois 😄 Mais c’est le seul moyen de confronter le rêve à la réalité, de vérifier que ça peut convenir.

Ensuite, il reste à monter le projet. Cette étape est très variable selon les cas. Y a-t-il un besoin de formation ? Est-ce réalisable dans la région de résidence ? A-t-on besoin d’un financement (formation, installation, …) ? Le rôle du bilan va être de jalonner le projet, pas forcément de tout réaliser durant les 3 mois sur lesquels il se déroule.

Pour finir

Lors du dernier rdv, l’accompagnant doit fournir une synthèse, qui reprend (sans rien dévoiler de confidentiel) les circonstances du bilan, les savoirs et besoins mis en exergue, le projet défini. Ce document peut être demandé par l’employeur ou le Pôle Emploi, par exemple. Pour soi, il permet de synthétiser le travail effectué. S’y replonger de temps en temps, ultérieurement, peut être nécessaire.

6 mois après, un rdv de suivi est effectué, pour voir où en est le projet.

Je terminerai sur 2 conseils tirés de mon expérience :

  • Il est primordial de s’impliquer, en termes de temps consacré, comme en travail d’introspection. Si on reste à la surface des choses, il y a peu de chance d’aboutir à une envie profonde.
  • La relation coach/coaché est capitale, il faut se sentir en confiance pour parler de ce qui nous anime vraiment. Il faut pouvoir être entendu et soutenu face aux questions qui vont surgir.

Après cet article plus généraliste, je vous parlerai de la genèse de mon projet en particulier.

En attendant, n’hésitez pas à partager vos expériences, poser vos questions grâce à la section « Commentaires » ci-dessous.

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Interlude

Je vous resitue : début novembre 2017, plus de job, au chômage.

Je ne voulais pas être prise au dépourvu au moment de passer d’une vie très (trop !) remplie – la semaine d’un job qui ne me faisait plus vibrer, le week-end de visites à mes proches pour me ressourcer – à une vie que je souhaitais plus paisible. Alors j’ai commencé par partir en vacances avec une amie.

Ce fut LA bonne idée ! Cela m’a permis (outre de passer une super semaine, ce qui est crucial), de casser le rythme, de me détendre, de faire la transition en douceur.

Et notamment sur un point non négligeable dans mon cas : passer de journées où j’étais  entourée de collègues, hyper-sollicitée, à des journées … seule, si je ne me bougeais pas le zouk pour interagir avec des gens. C’est à prendre en compte avant de tout lâcher, savoir si on est prêt à affronter le vide, sur l’agenda notamment. La solitude ne me fait pas peur, j’aime bien être en tête-à-tête avec Julie, mais pas 168h/semaine non plus !

J’ai donc pris soin de continuer mes activités sportives en groupe, d’aller déjeuner avec des ex-collègues restés copains/copines, de solliciter les gens sans activité professionnelle ou à l’emploi du temps libre. Tout cela m’a permis de conserver un maximum de lien social. Et comme j’avais le temps, j’étais encore plus ouverte aux échanges dans la rue, avec les commerçants de mon quartier, mes voisins, etc. J’ai d’ailleurs découvert certains de mes voisins en changeant de rythme de vie. Autres horaires, autres rencontres.

En parlant d’horaires, passé les premières semaines où j’ai écouté mon corps et supprimé le réveil sauf exception, j’ai ressenti le besoin de maintenir un rythme. Je voulais éviter de dériver vers un mode coucher tardif / lever tardif. Je suis plutôt du matin, donc ça n’aurait rien valu de bon. J’étais sympa avec moi-même, le réveil sonnait à 8h. Ce qui fait que, la plupart du temps, je me réveillais naturellement avant. Quel bonheur !

Enfin, en rentrant de mes vacances de novembre, j’ai planifié celles de décembre !

Je voulais faire un trek (randonnée itinérante sur plusieurs jours). J’avais dans l’idée de partir en Jordanie, mais ce n’était pas la saison, dixit les agences de voyage. Ce fut donc le Cap Vert, où j’ai fait une semaine de randonnée sur une île volcanique, une île jardin. Dépaysement, grand air, activité physique, découvertes culinaires et belles rencontres furent au menu de ce séjour. J’avais besoin de me faire ce plaisir avant d’entamer ma réflexion sur ce qu’allait être la prochaine phase de ma vie.

Et dans ce groupe de 9 marcheurs, devinez combien étaient en réorientation professionnelle ? 3, tous âgés de moins de 40 ans !

Dans le prochain article, promis, je parle du bilan de compétences 😉

D’ici là, je suis curieuse de vous lire grâce à la section « Commentaires » ci-dessous.

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