Un pain aux graines sans gluten

Pour la rime 😊 Voici une recette de pain aux oléagineux et à la farine de riz, qui m’a été transmise par une compagne de jeûne … Et oui, une fois le jeûne rompu, on peut échanger des mets sains et savoureux !

Pourquoi faire ce pain ?

Parce qu’on a tous dans notre entourage quelqu’un qui ne consomme pas de gluten, quelle qu’en soit la raison, et que l’on a à cœur de partager le même repas ?

Parce qu’on a soi-même envie de consommer moins de gluten – cette coquine de protéine pro-inflammatoire pour la muqueuse de notre intestin grêle ?

Parce qu’il est plein de bonnes choses comme :

  • De bons acides-gras mono et polyinsaturés avec leurs vertus antioxydantes – les fameux oméga 3 et 6 ;
  • Des phytostérols antioxydants et hypocholestérolémiants (qui font baisser le taux de cholestérol, quoi) ;
  • De fibres pour le transit et l’alimentation des bonnes bactéries qui logent au sein de notre gros intestin (ou côlon) ;
  • Des protéines végétales – pour changer des animales ;
  • Des vitamines et minéraux pour faire fonctionner notre métabolisme à plein régime ?

Pour le plaisir de faire son pain … et être certain(e) de ne pas le rater ?

Parce qu’il se conserve presqu’une semaine dans un simple torchon à température ambiante ?

Ou encore parce qu’il est délicieux, tout simplement, pure gourmandise !

Alors, comment le fait-on ce pain aux milles atouts ?

Ingrédients :

  • 200 g amandes
  • 260 g graines de potiron/courge
  • 200 g farine de riz complet (notez que du riz complet dans un Thermomachin® ou équivalent ça fait de la farine de riz complet 😉)
  • 85 g graines de tournesol
  • 2 cs graines de chia
  • 3 cs psyllium
  • 1 cc sel
  • Poivre et herbes aromatiques éventuellement (personnellement, je fais sans)

Préparation :

  • Mixer les amandes et graines de potiron/courge jusqu’à réduction en farine.
  • Ajouter tous les autres ingrédients et mélanger.
  • Ajouter 600g d’eau et mélanger.
  • Etaler sur une plaque sur une épaisseur de 3-4cm environ. Laisser reposer 1h.
  • Cuire 45 minutes à 200°C ou 180°C chaleur tournante.
Photo du grain aux graines, coupé en deux, sur une planche à pain. Avec en texte "Miam !".
Tadam !

Suggestions de dégustation

Laisser refroidir et consommer comme bon vous semble. Moi je l’aime nature, avec du beurre, du fromage, de la purée d’amandes (alors là c’est du lourd, du petit déj’ gourmand qui tient au corps), de la pâte à tartiner au chocolat (mais de la bonne hein, sans huile et sucre à gogo ! – une autre idée de recette à vous transmettre tiens ), … Je le sers à l’apéro en remplacement des crackers aussi. Il est sympa toasté également.

Comme écrit plus haut, il se conserve très bien et pendant plusieurs jours dans un torchon (pas de plastique : il doit respirer, sinon il moisit). C’est le pain que j’emmène à l’internat tant il est facile à trimbaler. Mes copines de promo en raffolent !

Il peut être congelé. L’astuce consiste à le trancher avant de le congeler et à le dégeler en le passant au grille-pain.

Voilà pour la recette saine & savoureuse du jour. Merci Angelika pour ton partage. Depuis notre dîner, je l’ai faite voyager ta recette !

N’hésitez pas à nous conter vos essais en commentaire et bon appétit !

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Les légumes lactofermentés

Comme annoncé dans l’article « Nouvelle rubrique » (https://vie-talite.com/nouvelle-rubrique), je déclare ouverte la boîte à malice ! La première astuce que je vous partage est une recette : celle des légumes lactofermentés.

Lacto-quoi ?

La lactofermentation est un procédé de conservation des aliments particulièrement intéressant parce qu’il nourrit notre microbiote (appelé aussi flore intestinale). Un des exemples phare de produit lactofermenté est le chou à choucroute (et oui, 2 ans en Alsace, ça marque 😉).

Quésako le microbiote ? Nous hébergeons dans nos intestins un véritable petit monde bactérien qui nous rend bien des services : de la digestion d’éléments que notre organisme ne sait pas dégrader, à la production de vitamines, en passant par la lutte contre d’autres agents microbiens moins plaisants. Car, loi de la concurrence oblige, si de « bonnes » bactéries occupent le terrain de nos entrailles, il y a moins de place pour les « mauvaises ».

Les produits lactofermentés sont du carburant pour notre microbiote. En toute logique, un hôte choyé restera volontiers dans notre B&B viscéral, s’y développera et nous rendra de grands services. Et pour le côté pratico-gustatif, nous aurons toujours sous la main des légumes croquants et acidulés prêts à servir. Ça vous tente ? Alors c’est parti !

Recette

Ingrédients :

– 1 Kg de légumes => carottes, betteraves, chou blanc / rouge, … laissez parler votre créativité et vos goûts, les mix aussi sont permis

– 10 g de sel

– 2 bocaux à conserve de 0,5L ou 1 bocal d’1L

Préparation :

Râpez ou coupez finement les légumes. Mélangez au sel. Biensûr une règle de trois permet d’adapter la quantité de sel à la quantité de légumes préparés.

Remplissez les bocaux petit à petit en écrasant bien les légumes avec le poing pour en faire ressortir le jus. Arrêtez-vous à 2 cm du bord. C’est important, car la 1ère phase du processus va produire du gaz et, si vous montez trop haut, cela peut déborder … j’ai testé pour vous !

Fermez le bocal. Les légumes doivent être recouverts par du liquide. Ce jus sera réabsorbé par la suite.

Laissez à température ambiante 1 semaine (dans un bac, au cas où cela déborde – j’en connais une qui s’est remerciée de cette précaution avec les betteraves : moi :-D). Ensuite, placez les bocaux dans un endroit frais de type cave pendant 2 semaines.

Après 3 semaines, c’est prêt ! Mais biensûr, vous pouvez les conserver bien plus longtemps.

Dégustation

Les légumes lactofermentés peuvent se consommer tels quels (ils ont un léger goût acide, comme s’il y avait du vinaigre) ou servir de base pour un plat de crudités plus élaboré. Personnellement, j’ajoute de l’huile aux carottes, mais pas aux betteraves, et je les agrémente de graines (tournesol, courge, …).

Je n’ai pas encore testé de mettre des épices comme des grains de cumin dans les bocaux, la prochaine fois peut-être ?

Photos de deux bocaux de conserve en verre, contenant les carottes râpées mises en lactofermentation. On voit le jus surnageant.
1er essai : carottes, avec le jus surnageant
2ème essai : carottes et betteraves … trop remplies, les betteraves moussent plus que les carottes apparemment

Voilà, vous en savez autant que moi. N’hésitez pas à nous conter en commentaires vos essais qu’ils soient fructueux ou non, car on s’instruit de nos erreurs … et de celles des autres s’ils nous les partagent 😊 !

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