De l’intérêt de se laver le nez

Dans ma salle de bain, trône un drôle d’ustensile : c’est un Lota, ou Neti Pot, et cela sert à se laver le nez. Inutile de le frotter, aucun génie n’en sort !

Photo de mon Lota en plastique blanc de 350mL et la cuillère-doseuse que j'utilise (cuillère de sel de machine à pain, hihi).
Mon Lota et la cuillère doseuse (de sel de machine à pain 😆 ) que j’utilise.

Pourquoi se laver le nez ?

En Inde, se laver le nez est une pratique courante, notamment des yogis pour se préparer au Pranayama (discipline du souffle). Cela permet de nettoyer les muqueuses des fosses nasales des pollens, poussières et autres micro-organismes qui peuvent s’y déposer par le biais de la respiration.

En Europe, ce n’est pas monnaie courante, excepté lorsque l’on est encombré au niveau ORL ou que l’on sent venir le rhume.

Moi qui ai le nez qui coule à longueur d’année à cause d’allergies (mes sinus sont de véritables toboggans !), j’ai décidé de tenter l’expérience.

Comment fait-on ?

Tout d’abord, on se procure ledit ustensile. J’ai commandé le mien chez Chin Mudra, ils ont une large gamme : https://chin-mudra.yoga/category/produits-dhygiene-lota-neti-pot-22/. Mais ce ne sont pas les seuls à en commercialiser, loin de là ! Il en existe en porcelaine, en métal ou en plastique. Une fois n’est pas coutume, j’ai opté pour le plastique, plus facile à transporter (ça compte avec mon nomadisme actuel), léger et résistant (il ne craint pas de me glisser des mains et de finir à terre).

Le nettoyage du nez se fait idéalement le matin à jeun.

Il faut mettre une petite cuillère à café de gros sel dans le pot (ou une TSP comme sur la photo – certains Lota sont livrés avec une cuillère-doseuse), ajouter de l’eau tiède jusqu’à 200mL et mélanger. On obtient ainsi une solution de type sérum physiologique à une température proche de celle du corps. Ensuite, il suffit de mettre l’embout contre sa narine, de pencher la tête au-dessus du lavabo et de laisser le liquide s’écouler. A mi-volume, on arrête, on souffle pour évacuer l’eau, puis on change de narine. Une fois terminé, on se mouche fort pour bien vider narines et sinus.

Ce n’est certes pas très sexy comme pratique, mais c’est très facile !

Mon expérience

J’ai intégré le nettoyage du nez à mon rituel matinal début mai. Je le fais chaque jour ou presque (je ne pars pas en week-end avec mon Lota 😉). Au début, l’eau coulait doucement, parfois goutte à goutte. Petit à petit, c’est devenu plus fluide. Depuis début juillet, soit après 2 mois d’utilisation quasi quotidienne, l’eau s’écoule librement. L’avantage, c’est que ça me prend moins de temps maintenant !

Depuis que je pratique le lavage de nez, je remarque que je me mouche moins, je suis moins encombrée au réveil et moins sujette aux rhinites allergiques. Je le recommande donc à ceux qui sont sujets aux encombrements ORL.

Cette technique peut tout à fait être réalisée avec des enfants. Je connais un petit garçon de 3 ans que ça amuse drôlement lorsque sa maman le lui fait faire !

Voilà pour le partage de cette drôle de pratique (si si, c’est assez marrant en fait). Non, n’insistez pas, je n’irai pas jusqu’à me filmer pour vous montrer comment procéder, vous allez bien y arriver 😉 N’hésitez pas à nous laisser en commentaires vos questions ou retours d’expérience.

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Nouvelle rubrique

Bonjour, bonjour. Non, je n’ai pas disparu de la circulation, simplement entre les cours, les stages et le job d’été, je suis plus qu’occupée par ailleurs 😉

Et puis, j’ai un projet d’évolution en gestation pour ce blog : suite aux échanges avec différentes personnes et notamment mon amie Caroline, qui a toujours une bonne idée à soumettre (elle est par ailleurs auteure et donc mon coach écriture https://caroline-leroux-auteur.com/, merci ma Belle), j’ai décidé de créer une rubrique « Boîte à malice ». Sur cette nouvelle page, je diffuserai des articles plus courts avec des explications sur des choses faciles à mettre en place, des recettes santé-plaisir aussi. Vous savez, ce genre d’astuces qu’on ne voit même plus tellement elles font partie du quotidien et devant lesquelles les autres s’arrêtent !

Il paraît que j’en ai quelques-unes qui pourraient vous intéresser. Alors n’hésitez pas à consulter cette nouvelle page ( https://vie-talite.com/category/boite-a-malice) et à formuler vos demandes de partage d’astuces et autres via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Photo d'un cerisier en fleurs. Fleurs rose poudré sur fond de ciel azur.
Les idées tels les arbres, fleurissent.

Les légumes lactofermentés

Comme annoncé dans l’article « Nouvelle rubrique » (https://vie-talite.com/nouvelle-rubrique), je déclare ouverte la boîte à malice ! La première astuce que je vous partage est une recette : celle des légumes lactofermentés.

Lacto-quoi ?

La lactofermentation est un procédé de conservation des aliments particulièrement intéressant parce qu’il nourrit notre microbiote (appelé aussi flore intestinale). Un des exemples phare de produit lactofermenté est le chou à choucroute (et oui, 2 ans en Alsace, ça marque 😉).

Quésako le microbiote ? Nous hébergeons dans nos intestins un véritable petit monde bactérien qui nous rend bien des services : de la digestion d’éléments que notre organisme ne sait pas dégrader, à la production de vitamines, en passant par la lutte contre d’autres agents microbiens moins plaisants. Car, loi de la concurrence oblige, si de « bonnes » bactéries occupent le terrain de nos entrailles, il y a moins de place pour les « mauvaises ».

Les produits lactofermentés sont du carburant pour notre microbiote. En toute logique, un hôte choyé restera volontiers dans notre B&B viscéral, s’y développera et nous rendra de grands services. Et pour le côté pratico-gustatif, nous aurons toujours sous la main des légumes croquants et acidulés prêts à servir. Ça vous tente ? Alors c’est parti !

Recette

Ingrédients :

– 1 Kg de légumes => carottes, betteraves, chou blanc / rouge, … laissez parler votre créativité et vos goûts, les mix aussi sont permis

– 10 g de sel

– 2 bocaux à conserve de 0,5L ou 1 bocal d’1L

Préparation :

Râpez ou coupez finement les légumes. Mélangez au sel. Biensûr une règle de trois permet d’adapter la quantité de sel à la quantité de légumes préparés.

Remplissez les bocaux petit à petit en écrasant bien les légumes avec le poing pour en faire ressortir le jus. Arrêtez-vous à 2 cm du bord. C’est important, car la 1ère phase du processus va produire du gaz et, si vous montez trop haut, cela peut déborder … j’ai testé pour vous !

Fermez le bocal. Les légumes doivent être recouverts par du liquide. Ce jus sera réabsorbé par la suite.

Laissez à température ambiante 1 semaine (dans un bac, au cas où cela déborde – j’en connais une qui s’est remerciée de cette précaution avec les betteraves : moi :-D). Ensuite, placez les bocaux dans un endroit frais de type cave pendant 2 semaines.

Après 3 semaines, c’est prêt ! Mais biensûr, vous pouvez les conserver bien plus longtemps.

Dégustation

Les légumes lactofermentés peuvent se consommer tels quels (ils ont un léger goût acide, comme s’il y avait du vinaigre) ou servir de base pour un plat de crudités plus élaboré. Personnellement, j’ajoute de l’huile aux carottes, mais pas aux betteraves, et je les agrémente de graines (tournesol, courge, …).

Je n’ai pas encore testé de mettre des épices comme des grains de cumin dans les bocaux, la prochaine fois peut-être ?

Photos de deux bocaux de conserve en verre, contenant les carottes râpées mises en lactofermentation. On voit le jus surnageant.
1er essai : carottes, avec le jus surnageant
2ème essai : carottes et betteraves … trop remplies, les betteraves moussent plus que les carottes apparemment

Voilà, vous en savez autant que moi. N’hésitez pas à nous conter en commentaires vos essais qu’ils soient fructueux ou non, car on s’instruit de nos erreurs … et de celles des autres s’ils nous les partagent 😊 !

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Journée de la Naturopathie

Dimanche 2 juin a eu lieu la Journée de la Naturopathie, organisée par Sud Naturopathie, au Domaine de La Castille de La Crau (83). Cette première édition avait pour thème l’Alimentation. J’y étais bénévole, je vous raconte le in et le off 😉

Bandeau de l'affiche de la journée de la naturopathie, annonçant la date et le thème "Cultiver sa santé avec gourmandise !"

Sud Naturopathie c’est qui ?

C’est un collectif de 16 naturopathes du Var, qui se sont organisés il y a plus d’un an pour promouvoir la Naturopathie dans la région et, plus précisément, pour organiser cette manifestation. Leur actualité est à retrouver sur internet : https://www.facebook.com/SudNaturopathie/

Je ne sais pas pour vous, mais moi, des gens qui se rassemblent pour promouvoir la santé, ça me parle. Donc, quand mon amie Graziella (avec qui j’ai fait le séjour monodiète que je vous raconte dans un précédent article https://vie-talite.com/en-route-pour-mon-premier-jeune/) m’a annoncé cette journée, j’ai voulu en être ! Ca tombait bien, puisqu’ils cherchaient des bénévoles, a fortiori des naturo en herbe de mon acabit.

Je suis donc allée aider à préparer le site le samedi et à tenir le stand Information le dimanche. C’est que ça demande du boulot de monter des barnums, préparer les stands, organiser le site, nettoyer, décorer, etc., sans compter le démontage ensuite !

La journée en elle-même – le IN

Le site du Domaine de La Castille, déjà, est un bel endroit, très spacieux, pourvu d’un grand chapiteau équipé pour abriter des conférences (500 places assises, ça commence à faire).

Le planning de la journée était constitué de telle sorte que chacun puisse trouver son bonheur, quelles que soient l’heure et ses envies. Il y avait d’abord les conférences, qui avaient lieu toutes les heures sur des sujets variés ayant trait à l’alimentation (cuisine saveur, addictions alimentaires, alimentation thérapeutique, …). Elles s’adressaient, je dirais, « au grand public averti », c’est-à-dire qu’on y proposait des apports conséquents avec un vocabulaire accessible.

En parallèle, des ateliers se déroulaient quasiment en continu sur les thèmes de la cuisine (biensûr), la respiration, l’activité physique, les huiles essentielles et les fleurs de Bach. Ce qui permettait d’aller découvrir l’une ou l’autre technique entre deux conférences.

Histoire de rester dans le thème, un bar naturo était proposé avec une cuisine 100% maison réalisée par les membres de l’association. Salé, sucré, boissons, tout y était. Ce fut un régal des yeux et des papilles. D’ailleurs, les visiteurs ne s’y sont pas trompés : il a été dévalisé ! Plusieurs Food Truck étaient là aussi pour proposer d’autres mets.

Deux photos du buffet de plats préparés par les naturopathes de l'association
Le bar naturo

LA bonne idée à mes yeux a été d’organiser des ateliers enfants. Ainsi, on pouvait venir en famille et y trouver chacun son intérêt. Yoga, attrape-rêves, animal totem, jus colorés, peinture, philo, … sympa le menu des petits, non ? Et aussi des jeux, biensûr !

Deux photos de jeux de balles en bois décorés, l'un sous forme de bouquet de fleurs, l'autre degirafe
Jeux de balles, faits maison eux aussi

La journée s’est terminée sur deux pistes de réflexion, avec un film réalisé avec des enfants justement. Ces citoyens de demain nous ont expliqué la glycémie, les additifs alimentaires, la pollution, avec comme message phare : « Vous m’avez pris pour une poubelle ? » Effectivement, ça pose question … Et en guise de final un clip à leur façon de la chanson de Jean-Jacques Goldman Les Choses.

« Si j’avais, si j’avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n’existe pas
[…]
Je prie les choses et les choses m’ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
Ce n’est plus « je pense », mais « j’ai donc je suis ! »

Ce fut une belle journée, très bien orchestrée. Je rends hommage aux organisateurs, parce que ce n’est pas rien de préparer un tel évènement ! Imaginez accueillir pas moins de 1000 personnes sur un même lieu, leur faire découvrir plusieurs facettes de la Naturopathie, les intéresser et les distraire (parce que bon, c’est dimanche !), les restaurer. Il y a bien eu quelques coups de soleil, mais aucun incident majeur. Bravo Sud Naturopathie !

Ma journée – le OFF

Une heure avant l’arrivée du public, ce fut l’arrivée des bénévoles, l’affectation aux différents postes, les premières rencontres. J’étais au stand information pour renseigner les gens sur le déroulement de l’évènement, les différents emplacements, répondre aux questions. J’apprécie cette posture de « se mettre au service de ».

Nous étions pas mal de bénévoles, j’ai donc pu assister à l’atelier sur la crème Budwig présenté par la fondation Kousmine (www.kousmine.fr). C’est une préparation de petit déjeuner pour faire le plein d’énergie et de nutriments en début de journée. Moi qui pratique régulièrement le Miam-Ô-Fruits de France Guillain (https://www.bainsderivatifs.fr/portfolio-item/miam-o-fruit/), je n’étais pas dépaysée. Ce fut l’occasion de remarquer combien faire préparer aux gens eux-mêmes leur permet de réaliser illico 1/ que c’est simple et 2/ que c’est délicieux !

Je suis aussi allée écouter la conférence d’Anne Portier : « Addictions Alimentaire, entre plaisir et compulsion, trouver le juste équilibre ». Elle nous a parlé de sucre, de caféine, de gluten … tout un programme ! Anne est une naturopathe expérimentée et engagée. Elle a fondé un dispensaire de soins naturels pour rendre les médecines naturelles accessibles à tous. Elle l’explique dans cette courte vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=cTM84uk5IgY.

Anne est aussi directrice de l’OMNES, l’association professionnelle des naturopathes depuis 1981. Sur leur site dédié aux particuliers, vous trouverez d’ailleurs les coordonnées et spécialités des naturopathes région par région : www.naturopathe.net. Un praticien adhérent OMNES est un gage de qualité pour le consultant, en termes de formation et d’engagement via une charte en 16 points (détails sur www.omnes.fr).

C’est inspirant pour la graine de naturo que je suis de rencontrer ce genre de personnes. Et je ne parle pas que des figures phares, je parle aussi des 16 thérapeutes qui se sont regroupés pour créer cet espace de partage le temps d’une journée. Le bénévolat, et plus largement l’engagement citoyen et le « faire ensemble », sont importants à mes yeux. J’ai à cœur de participer à ce type de manifestations et de donner de mon temps. Je l’ai fait comme couturière au sein d’un Repair Café à Bruxelles, comme bibliothécaire au sein de La Bibliothèque Pour Tous de Six-Fours et je le ferai encore au gré des rencontres.

Voilà, je vous ai partagé une expérience de plus. N’hésitez pas à réagir et échanger via la section« Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page« Contact ».

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En route pour mon premier jeûne

Le jeûne, c’est quand on décide de mettre son système digestif au repos. Pourquoi est-ce que j’ai eu envie de faire cela ? Comment l’ai-je fait ? Qu’en ai-je retenu ? Voilà ce que je me propose de vous partager dans cet article.

Le principe

Quelle drôle d’idée que celle de ne pas manger ?! A fortiori pour un mini-modèle comme moi, qui ne peut pas donner son sang par de manque de poids.

Il se trouve qu’on nous en parle pas mal en cours, mais c’est aussi dans l’air du temps. N’hésitez pas à aller voir, par exemple, le documentaire Arte rediffusé cette année : https://www.dailymotion.com/video/x31wzrb. Il est très complet, avec des exemples concrets de pratiques dans différents pays, des témoignages de patients et de médecins.

Le constat de base est le suivant : au cours de l’évolution, le corps humain a été confronté à la faim et s’est adapté à la pénurie. Par contre, il n’a pas (encore ?) eu le temps de s’adapter à la surabondance de nourriture telle que nous la vivons dans les pays dits développés depuis moins de 100 ans (post seconde guerre mondiale). Du coup, il s’encrasse au fil du temps :

  • Parce qu’on mange plus que nécessaire. On mange pour tellement d’autres raisons que la faim, nous les humains (notions de plaisir, de partage, d’émotions, …)
  • Parce qu’on mange mal, par manque de temps, de connaissance, de moyens, … par plaisir aussi, parfois (junkfood quand tu nous tiens)
  • Parce qu’on prend des médicaments et qu’avec les principes actifs se trouvent d’autres molécules qu’il faut éliminer
  • Parce qu’on vit au 21ème siècle et pas au jardin d’Eden, donc l’air, l’eau, les sols sont pollués (à des degrés divers)
  • Parce qu’on est stressé et que cet état limite les capacités de notre station d’épuration naturelle
  • Parce qu’on est plus sédentaires que nos ancêtres. La boucle lit-chaise-voiture-chaise-voiture-chaise-canapé-lit ça parle à quelqu’un ? Or des fluides circulent en permanence dans notre corps et ils ont besoin de mouvements musculaires et respiratoires pour être optimum.

Vous avez compris le principe : on a tous des raisons d’être encombrés à l’intérieur. En faisant hiberner notre système digestif, on libère le corps d’une activité chronophage et énergivore. Il peut alors s’attaquer au grand ménage, une aubaine au printemps !

Que tout le monde se rassure, ce merveilleux support qu’est notre corps est organisé pour faire face au manque de carburant. Sur un adulte « standard », on estime qu’il y a 10 Kg de réserve sous forme de graisse, de quoi tenir 40 jours sans manger.

En pratique

Il est communément admis qu’un jeûne d’une semaine est intéressant du point de vue du nettoyage. Mais le corps doit être préparé avant, pour aborder le mieux possible ce changement de régime (c’est le cas de le dire !). Et ensuite, il faudra le remettre en route en douceur. Du coup, le programme se déroule sur 3 fois la durée du jeûne :

  • 1 période de descente alimentaire, durant laquelle on supprime petit à petit les excitants, les protéines animales (dont produits laitiers), les sucreries, ce qui allège déjà le système digestif ;
  • 1 période durant laquelle on choisit soit de ne rien manger (jeûne) ou de manger une seule sorte d’aliment : c’est la monodiète (de fruit ou de légume le plus souvent) ;
  • 1 période de reprise alimentaire, inverse de la descente, où on l’on réintroduit étape par étape les différents aliments.

Comptez donc 3 semaines consacrées à ce soin à votre corps. Autant les phases de descente et reprise sont compatibles avec vos activités habituelles (vie de famille, activité professionnelle, sport, etc), autant la phase de jeûne demande d’être concentré sur elle seule, pour les débutants du moins.

Il existe un certain nombre de séjours organisés par des professionnels, y compris des centres de jeûne. Je ne peux que vous encourager à vous faire accompagner. Jeûner est un processus naturel certes, mais ancestral, que nous avons oublié. Il est donc bon d’être guidé par un professionnel. Il existe notamment quelques contre-indications au jeûne et se renseigner convenablement est indispensable.

La préparation

Le jeûne étant recommandé dans divers cas en naturopathie, je souhaitais en faire l’expérience. Notamment parce que je ne me voyais pas proposer à quelqu’un une technique que je n’aurais pas moi-même expérimentée. Ah les expériences de cette année d’études ! Vous en trouverez plusieurs autres exemples dans cet article : https://vie-talite.com/experiences/.

Prenons donc mon cas : Julie, Homo Sapiens Sapiens de genre féminin, approchant la quarantaine, pesant moins de 50Kg, étudiante en Naturopathie, pas de pathologie déclarée. Voilà pour la fiche clinique.

Jeûner ne me semblait pas une bonne idée, vue ma stature. Et vu mon début d’année haut en couleurs (formation+ déménagement) et les mois de formation encore devant moi. Les expériences ok, mais sans risquer de me mettre dans le rouge ! J’ai donc choisi de me faire accompagner par une Naturopathe en qui j’ai confiance, qui s’adapte au profil des jeûneurs et propose notamment des monodiètes : Graziella Quéron, https://www.graziella-naturopathe.net/.

Me voilà partie sur la semaine du printemps, dans un château en Ardèche, au sein d’un groupe de 10 jeûneurs !

La descente alimentaire s’est bien passée, je me suis régalée sans ressentir de privation. Même me passer de chocolat n’a pas été si compliqué ! J’ai commencé à comprendre le pouvoir du conditionnement de l’esprit : j’avais décidé de me lancer dans l’aventure, ce qui signifiait 3 semaines sans mon petit noir à 70% minimum.

J’ai retrouvé mes comparses dans un lieu paisible, en retrait du monde, entouré de nature. Ca commençait sacrément bien ! Après les présentations, nous avons fait le point sur le planning de la semaine : différentes activités étaient organisées pour nous permettre à la fois d’être actifs, de nous reposer, de nous retrouver.

Vue de l'allée du château de Liviers, bordée sur la gauche d'arbres dénudés
Château de Liviers, Lyas , www.chateau-de-liviers.com
Vue de ma chambre au château de Liviers, sur Privas en contrebas et le massif du Vercors au loin
Vue de ma chambre sur le Vercors

Le jeûne

Chaque jour commençait avec beaucoup de bienveillance, en prenant des nouvelles les uns des autres : comment était le sommeil, l’énergie ? Où en est-on vis-à-vis de la sensation de faim, les nausées et douleurs éventuelles ? Puis, la journée se déroulait tranquillement, au rythme des activités prévues et des temps de pause. Marche, yoga, conférences, activités créatrices furent autant de façon de se « nourrir » autrement.

Je remarquais que la sensation de faim apparaissait et disparaissait relativement rapidement, plusieurs fois par jour. Rien à voir avec cette faim qui tenaille et semble ne pouvoir nous quitter que si elle est assouvie. Je remarquais vite également que, si mon cerveau tournait à son régime habituel, mon corps ne pouvait le suivre et réclamait de la lenteur. J’ai donc pris soin de me lever doucement, de monter les escaliers tranquillement (et non deux à deux, au pas de course, comme habituellement). J’ai ainsi pu réviser mes cours, préparer un examen et écrire sur ce blog, sans souci.

Cela dit, après 3 jours, l’épreuve de la douche s’avéra compliquée : ramasser le shampooing au sol, puis monter les mains sur ma tête était presqu’au-dessus de mes forces ! Après vérification, ma tension était à 8, ce qui, je le savais, signifiais pour moi la fin du jeûne et la reprise alimentaire.

J’ai donc recommencé à manger des fruits consistants en milieu de journée (banane, avocat), en plus du smoothie du matin et de la soupe du soir. Mais qu’on se rassure, 1h après le smoothie, ma tension était remontée. J’ai poursuivi la semaine avec le groupe en m’alimentant de fruits et de légumes, ce qui continuait d’être plus léger pour mon système digestif que mon alimentation habituelle. Cela lui laissait donc encore du champ pour terminer le nettoyage en cours.

En termes de décrassage, j’ai particulièrement apprécié le hammam : m’abandonner à sa chaleur écrasante, qui ouvre les pores de la peau et donne l’occasion d’éliminer par les glandes sudoripares du corps tout entier. Elle force à ralentir encore d’avantage. J’ai remarqué je la supportais moins que d’habitude, moi qui ai pourtant l’expérience des saunas allemands. Boire fut d’autant plus important pour renouveler l’eau évacuée.

Pour ceux qui se demanderaient combien j’ai perdu de poids, disons entre 3 et 4 kg. Je n’ai pas de chiffre exact, changement de domicile, donc de balance, oblige. Je les ai retrouvés tranquillement (et uniformément) sur les semaines suivantes. Ouf, je peux remettre d’autres pantalons que slim et leggin !

Photo de moi aux 1er et dernier jour de jeûne.
La joue est creusée, mais le regard ouvert.
Projet réalisé par Stéphanie Januskievicz –  www.zetoil.com

Les leçons

Comme dans nombre de mes activités, je retiens avant tout l’expérience humaine. Cela soude de partager cette aventure de la privation volontaire de nourriture ! J’y ai fait de belles rencontres et le lien tissé entre nous perdure (merci la technologie).

D’un point de vue apprentissage naturo, j’ai pu vivre et observer différents types de jeûne et différentes réactions à ses étapes. Cela renforce ma croyance en la nécessité d’individualiser le suivi, tel que peut le faire Graziella.

Mon regard sur ma faim a changé : avant elle me rendait irritable et impatiente, pouvant même occasionner des migraines. Maintenant je relativise beaucoup plus : je n’ai pas de quoi tenir 40 jours sans manger, mais quelques heures : oui pour sûr !

Ma constitution n’est résolument pas faite pour le jeûne (sans déc’ ?). Je vais donc tester autre chose à l’automne, comme une monodiète de pomme ou de raisin, qui consiste à ne consommer qu’un seul aliment, à volonté, pendant plusieurs jours. Et si je sens que c’est encore trop challengeant pour mon organisme, monodiète de riz complet. Cela fera une expérience, donc une connaissance, de plus.

Et vous, quel est votre point de vue sur le jeûne ? L’avez-vous déjà pratiqué, l’envisagez-vous ou est-ce impensable pour vous ? N’hésitez pas à nous partager votre opinion via la section « Commentaires » ci-dessous.

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Expériences

En tant qu’ancienne chimiste, les expériences, ça me connait et ça me botte ! Ca tombe bien, car cette année de formation en Naturopathie, c’est l’année des expérimentations et je m’en donne à cœur joie !

Expériences culinaires

Un des piliers de la naturo est l’alimentation. Alors, biensûr, c’est un sujet central d’enseignement et de mise en pratique. Dès la deuxième semaine de cours, c’est parti pour une session « alimentation vivante » et atelier de cuisine crue. Au programme : graines germées, extracteur de jus (légumes et fruits), pudding de chia, spaghetti de courgettes à la bolognaise et, pour finir sur une note sucrée, crème choco-orange. Le tout plein de saveurs agréables et parfois surprenantes.

Qu’en ai-je retenu ?

J’aime les graines germées, je me suis donc mise à en faire pousser. J’ai commencé tout simplement avec les lentilles que contenait mon placard, puis j’ai acheté des graines à germer en magasin bio. L’alfalfa par exemple est facile à faire pousser et d’un goût agréable (pas trop fort). Pour ce qui est de l’extracteur de jus, vu la taille de l’engin et mon nomadisme actuel, c’est entre parenthèses. Par contre j’adore le(s) goût(s) donc, dès que je peux en déguster, je fonce ! Le chia, pour moi, point trop n’en faut, car cette petite graine très riche porte bien son nom … recommandée aux transits lents, avec parcimonie pour les autres. J’en mets parfois dans mes flocons d’avoine du matin.

Il faut à présent que je me mette aux fourneaux pour faire découvrir ces délicieuses recettes de bolo-végétarienne crue et de dessert choco-orange !

Photo de notre intervenante lors de l'atelier cuisine crue. Devant elle, une table avec fruits, légumes, extracteur de jus, germoir et blender.
Claire Parent, Naturopathe et formatrice : https://www.facebook.com/Claire-Parent-Naturopathe-2141523542769883/

Dans un autre style, j’ai tenté une quinzaine sans produit laitier. Ca me semblait simple a priori, vu que j’en consomme peu en dehors du fromage. J’utilise du lait végétal et je ne mange plus que rarement des yaourts. Et bien, cela s’est révélé plus compliqué que prévu avec la vie en société. Pour commencer, le déjeuner à la cantine : non pas de sauce merci, zut pas possible le céleri rémoulade, mince la purée ! Et la sortie pique-nique improvisée ? Longue analyse des sandwichs à la boulangerie pour en trouver un sans beurre ni fromage. Bref, c’est possible, mais pas aussi simple que je le pensais au premier abord.

Il me reste à faire la quinzaine sans gluten, là encore je sens que la vie en collectivité ne va pas me simplifier la tâche …

J’ai également fait un séjour monodiète mais ça, je vous en parlerai plus tard, car cela mérite carrément un article dédié !

Expériences corporelles

La naturopathie, c’est aussi un panel de techniques manuelles. A ce stade, nous avons fait un atelier cataplasmes : argile, huile de ricin, moutarde, chou, farine de lin, oignon. Ce fut fort instructif pour voir la façon de procéder et d’échanger ensemble le lendemain sur les effets. Qui eût cru que le chou ôte les douleurs et les oignons soignent le mal de gorge ? C’est pourtant le cas.

Photo de mon dos après application d'un cataplasme à la moutarde. On voit distinctement que  ma peau est rouge sur les zones d'apposition.
Mon dos après un cataplasme à la moutarde. Révulsif ? Oui, je confirme.

Nous sommes formés à la réflexologie plantaire. La pédagogie se veut centrée sur la pratique, donc nous nous exerçons en binôme. C’est très intéressant et parfois surprenant d’efficacité. Sur moi, le travail de la vessie a été très actif par exemple, hihi.

Nous avons travaillé les points de Knapp également. Ce sont des zones de tension, situées sur des points durs du corps, sur lesquelles on exerce une pression. Nous nous sommes exercés sur nous-même et sur nos camarades. Certaines sont faciles d’accès et sensibles, d’autres non. Il n’est pas toujours aisé d’atteindre l’os derrière le muscle !

Nous travaillons également la souplesse du corps et la respiration avec un expert en Tai Chi Chuan et en Qi Gong. Moi qui suis adepte des salutations au soleil au réveil (pratique de yoga), cela me plaît beaucoup. Ces pratiques apaisent et recentrent : pendant que je me concentre sur la coordination de mon mouvement et de mon souffle, mon cerveau ne mouline plus. Cool !

En parlant de souffle, nous sommes initiés à la Sophrologie. L’idée étant de pouvoir proposer des exercices de relaxation adaptés à nos patients / clients / consultants (je n’ai pas encore choisi entre ces termes 😉).

Il en ressort que je suis à l’aise avec les pratiques mettant en jeu le corps. Que ce soit le mien, que je mets en mouvement ou que je touche. Que ce soit dans le contact à l’autre, lorsque je pratique. Mais ça, je le savais déjà !

Et puis, c’est rigolo de voir comment un groupe se lie plus rapidement lorsqu’il est demandé d’interagir physiquement les uns avec les autres. Toucher les pieds de quelqu’un ou chercher des points de tension sur son corps, voilà qui rapproche !

Expériences collectives

Moi qui suis plutôt « vie solo » ou « duo », je fais cette année l’expérience de la vie en collectivité. Je vais en cours, ce qui s’apparente à la vie en entreprise, jusque-là je connais. Mais ces semaines-là, je vis en internat et je partage ma chambre ainsi que la cuisine collective. Cela demande de la souplesse, de l’adaptabilité. C’est que ça cuisine un élève naturo, donc ça a besoin d’espace ! Un espace partagé avec les autres adultes des sections naturo, apiculture, viticulture et spiruline. C’est un beau vivier d’échanges entre nous et j’apprécie ces moments où chacun prépare sa popotte en papotant.

Pour ce qui est de ma compagne de chambre, c’est une belle rencontre que la nôtre et on se régale de se côtoyer, vraiment. Moi qui n’ai jamais vécu en internat ni en coloc’, c’est une belle surprise !

Et les autres semaines, je vis en famille. Après des années à vivre à des centaines de km d’eux, c’est un plaisir de retrouver mes parents. Nous sommes proches aux sens propre et figuré désormais. Je savoure de pouvoir partager avec eux ce que j’expérimente cette année. Je savoure tout autant d’être présente dans leur quotidien … 20 ans après avoir quitté le nid. Je leur suis reconnaissante de m’accueillir cœur et esprit grands ouverts.

En prime, je me forme en Biodanza et donc, un week-end par mois, je vis parmi 70 à 80 personnes !

Ai-je quelquechose à apprendre de la vie en collectivité ? En tout cas, cette année j’en fais l’expérience, sous diverses formes. Je me rends compte que j’apprécie, même si je dois composer avec mon besoin de solitude. J’apprends à me réserver des moments seule, à trouver un équilibre entre indépendance et vie en communauté. J’apprends la fluidité aussi, à mettre de l’huile dans les rouages … et de l’eau dans mon vin !

Apprentissages

C’est ainsi que je résumerais cet article : c’est une année d’apprentissages, aussi divers que variés, sur différents plans de ma vie.

Et vous, quelles expériences vivez-vous ou avez-vous vécues ? N’hésitez pas à nous les partager via la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Photo d'un attrape-rêve que j'ai fabriqué lors d'un séjour en Ardèche.
Expérience créative : fabrication d’un attrape-rêves

Prendre le temps

En rédigeant une synthèse à l’issue du premier cours de Diététique reçu au cours de ma formation de Naturopathe, j’ai eu une idée ! Et si je vous partageais, ici, sur mon blog, le fruit de ma réflexion ? Le cours portait sur la qualité des aliments et j’en suis arrivée au constat suivant : nous vivons dans une société qui ne prend pas le temps. J’ai déployé cette idée dans les différents domaines où j’ai remarqué qu’elle s’applique et, comme vous le verrez, ils sont nombreux.

Notre société ne prend pas le temps de faire pousser les plantes qui servent à nous nourrir.

Depuis la révolution verte, dont le but annoncé était d’enrayer la famine, nous avons créé une agriculture industrielle, où tous les coups sont permis pour produire plus et plus vite. Cette logique du rendement maximal a amené à empoisonner les sols avec des produits chimiques, à créer des super-semences (stériles … chercher l’erreur), à fragiliser les sols par des labours à outrance, pour ne citer que cela. Résultat, presque 50 ans plus tard : la faim dans le monde est loin d’être éradiquée, les sols sont pollués, donc les eaux également, ainsi que tous les êtres vivants qui consomment ces eaux et les fruits de ces sols. Nous pouvons dire que cette démarche a été contre-productive. Sur ce sujet, j’aime beaucoup cette courte animation : https://www.youtube.com/watch?v=lCa3b0q3pFE

Notre société ne prend pas le temps d’élever le bétail.

Les animaux sont parqués pour limiter leurs mouvements, voire vivent dans des environnements surchauffés « pour que les bêtes ne dépensent pas sottement leur énergie à se réchauffer plutôt qu’à grossir à la vitesse de l’éclair » (extrait du Livre Noir de l’Agriculture, d’Isabelle Saporta). Les ruminants ne consomment plus d’herbe, mais des farines, souvent animales, au mieux végétales. Leurs conditions de vie et d’abattage augmentent leur niveau de stress. Quid de l’effet de ce stress sur l’être humain qui ingère leur viande ? Pour éviter les maladies, il leur est administré des antibiotiques, qui se retrouvent donc dans la viande que nous consommons. Cela participe à développer l’antibiorésistance.

Notre société ne prend pas le temps de cuisiner.

L’industrie agroalimentaire s’en lèche les babines et propose une myriade de produits prêts à consommer, dans lesquels elle ajoute nombre d’additifs servant à rendre les aliments plus appétents, à prolonger leur conservation. Sans compter l’invention du micro-ondes, pour réchauffer encore plus rapidement ces préparations et dont on mesure encore mal l’effet sur notre santé. Les hommes mangent de moins en moins de produits frais, diminuant ainsi la qualité nutritionnelle de leur alimentation. Les vitamines, par exemple, ne survivent généralement pas aux modes de conservation et préparation appliqués.

Notre société ne prend pas le temps pour guérir.

Le corps humain est une formidable machine, à même de résoudre nombre de problèmes de santé … moyennant qu’on lui en laisse le temps. Mais, bien souvent, on ne lui donne pas ce temps d’auto-guérison, il faut se défaire du symptôme illico. La solution à court terme est dans ce cas le médicament, même s’il pourra poser d’autres troubles ultérieurement (boucle maladie => médicament => intoxication) et même si, en traitant le symptôme, on occulte la recherche de sa cause.

Notre société ne prend pas le temps d’écouter les malades.

Une consultation chez un médecin généraliste dure environ 15 minutes. Pourtant, prendre le temps d’une consultation plus poussée permettrait de mieux comprendre l’individu en souffrance, donc de le soigner de manière plus adaptée. Est-ce la raison de l’essor des thérapeutes, pourtant non remboursés, mais qui prennent le temps ?

Notre société ne prend pas le temps de réfléchir aux conséquences à long terme de ses actes.

La révolution verte en est un exemple criant. Notre surconsommation de viande également, puisqu’elle nécessite une production de céréales abyssale pour nourrir le bétail. C’est aussi le cas de bien des régimes alimentaires à vocation amaigrissante, qui vont permettre d’enlever du poids à court terme, mais peuvent générer des troubles à long terme. Le plus courant étant l’ajout d’encore plus de poids, mais qui peuvent aller jusqu’à des dysfonctionnements métaboliques (voir par exemple l’effet des régimes hyperprotéinés sur les reins). On dit que les indiens Iroquois pesaient les conséquences de leurs décisions sur 7 générations avant de les entériner.

« Great Law of the Iroquois – which holds appropriate to think seven generations ahead (about 140 years into the future) and decide whether the decisions they make today would benefit their children seven generations into the future. » – Source Wikipedia.

Notre société court en permanence.

Et ne prend pas le temps de se reposer, générant de plus en plus de stress et donc de problèmes de santé, ce lien n’est plus à faire. Je citerai juste l’impact sur le niveau de cortisol qui, à haute dose, cause des troubles de la glycémie, du système immunitaire et du cycle circadien, entre autres (dé)plaisirs. Et oui, notre organisme a besoin de repos, ne serait-ce que pour activer le système parasympathique, ce grand réparateur de notre corps !

Notre société doit réapprendre à savourer la vie ici et maintenant.

Je m’y emploie chaque jour depuis que j’ai pris le chemin de la reconversion professionnelle ! Et vous ?

N’hésitez pas à réagir et à nous partager votre point de vue, dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Citation de Lao Tseu : « La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli. »
Sur fond de photo d'une figue naissante au bout d'une branche.
Merci au Domaine Gadrat qui m’a soufflé cette citation via ses belles étiquettes.

Inspiration

J’écris peu, car je suis en séjour jeûne. Je vous en parlerai ultérieurement, aujourd’hui j’ai envie d’écrire sur le thème de l’inspiration.

Depuis que je suis entrée en formation de Naturopathe, je rencontre des gens inspirants.

Imaginez quelqu’un capable de vous donner envie de potasser l’anatomie et la physiologie. Impossible ? Et bien non, nous avons un intervenant passionné-passionnant et terriblement pointu ! Je vais en cours avec plaisir, je révise avec entrain. J’ai même attaqué les 1.300 pages du MARIEB de bon cœur, c’est vous dire !

Photo du livre "Anatomie et physiologie humaines" de Elaine N. Marieb et Katja Hoehn. Avec devant mon pouce levé, pour se rentre compte de l'épaisseur de l'ouvrage.

Dans un autre style, une naturopathe d’une grande expérience, ayant dépassé la 7ème dizaine, d’une énergie folle. C’est simple, il faut réclamer la pause à 11h, sinon elle enchaîne la matinée d’une traite ! Quand je la regarde, je n’ai qu’une envie : appliquer ce qu’elle conseille, pourvu que ça me permettre d’être aussi rayonnante à son âge !

Et que dire du médecin-homéopathe-acupuncteur-naturopathe ? Un puits de connaissances prompt à les partager. Ce qu’il fait d’ailleurs sur un site internet contenant quelquechose comme 1.600 dossiers, rien que ça ! Avec en prime son enfant intérieur, qui ne demande qu’à sortir sous forme d’humour. Un régal !

Il y a aussi cet enseignant spécialiste des arts martiaux, qui nous parle, lui, de posture de vie. Là encore, 7ème dizaine allègrement dépassée, sans que son tonus n’en soit affecté. On parle d’énergie, de pensée positive, d’exercices de visualisation. Et on apprend des exercices physiques capables de stimuler le corps en douceur, en alliant les mouvements à la respiration.

Pourquoi m’inspirent-ils ?

Ils ont en commun d’avoir un paquet de connaissances et d’avoir continué à apprendre tout au long de leur vie. Comme une soif, on sent que chaque apprentissage les a menés à un autre. Ca parle à la grande curieuse que je suis.

Et puis, ils dégagent une énergie dingue ! Ils nous entraînent dans leur réflexion. On retrouve là biensûr des qualités de pédagogue. Parmi elles, l’envie de transmettre est particulièrement présente et ressentie.

Alors biensûr, ça met la barre haut et parfois ça file des complexes de fréquenter de telles pointures. Mais petit naturo deviendra grand. Etape par étape, moi aussi je vais me construire. Et avec de tels modèles, ça donne envie de s’y atteler !

Qui d’autre m’inspire ?

Je m’installe – encore – dans une nouvelle région (les Hautes-Alpes) et je cherche à la fois à effectuer des stages en milieu professionnel et à développer un réseau. NB : si vous êtes dans la naturo ou un domaine connexe et que vous êtes prêt à m’accueillir une semaine, faites-moi signe ! Dans le 05 ou ailleurs, je suis nomade 😉

Donc, je contacte des thérapeutes autour de moi. J’avais déjà fait ça dans mon dernier lieu de résidence (le Var) et cela avait porté ses fruits, alors je recommence avec entrain. Les premières rencontres se sont révélées très instructives et d’autres se profilent à l’horizon. Je m’en réjouis d’avance.

Cela me permet d’entendre leur parcours, la particularité de leur pratique, d’entrevoir la réalité de l’exercice de leur métier. Rencontrer ces gens qui sont quelques étapes devant moi en quelquesorte, m’encourage. Ils me prouvent que c’est possible et combien c’est bon de faire ce que l’on aime. Quand on avance sur le chemin parfois trouble de la reconversion, ça fait un bien fou ! Sur ce sujet, voir un de mes articles précédents, sur les doutes qui jalonnent le parcours : https://vie-talite.com/doutologie/

Et vous qu’est-ce qui vous inspire ? J’aurais plaisir à vous lire dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Vacances

Que signifient « les vacances » quand on est sans activité professionnelle ? Parce que, quand on travaille, c’est simple : les vacances c’est quand on ne travaille pas. Mais quand on ne travaille pas alors, c’est quoi ?

Je dirais que c’est quand on s’autorise une période de liberté

Quand on met de côté les impératifs, pour profiter de la vie sans penser à l’avenir (celui avec un grand A, celui qui fout la frousse) et sans culpabiliser. Parce que ne pas avoir d’activité professionnelle ne veut pas dire ne rien faire, ni ne penser à rien, au contraire ! Dans mon cas, ça signifie penser au retour au travail (dans de bonnes conditions), monter un projet, se demander s’il sera viable et dans quel délai ? Et oui, l’heure tourne et mon cher Pôle ne va pas subvenir à mes besoins ad vitam aeternam !

Et la culpabilité de celui qui profite de la vie, on en parle ?

Il y a les regards extérieurs biensûr (je vis grâce à nos impôts, oui et alors ?). Et surtout le regard sur soi-même, bien souvent le plus dur. Est-ce que je m’autorise à allouer une partie de mon temps à du loisir plutôt qu’à préparer mon projet ? Biensûr on sait, on a lu, on nous a dit, qu’il est important de prendre du bon temps, pour être plus efficace ensuite. Mais quant à l’appliquer …

J’avais décidé de mettre dans mon planning 2018 les « grosses pierres ».

Vous connaissez ce principe, de remplir sa vie avec les choses importantes avant tout et ne pas se laisser les petites envahir notre agenda ? J’aime beaucoup cette théorie et voici une petite vidéo qui l’illustre : https://youtu.be/KmIMB4U739s. Spéciale dédicace à la note d’humour finale, même si je préfère la version belge à l’américaine 😉

Quel est le bilan après plus d’un an ?

Je voulais faire un trek à l’étranger, je l’ai fait dès les premiers temps. Marcher en connexion avec la nature m’a aidée à me centrer. Côtoyer une autre culture, avec un niveau de confort plus modeste que mon quotidien habituel, m’a permis de remettre les choses en perspectives. Check. Je voulais voir mes proches, être avec eux dans les moments importants. Cela m’a fait faire des milliers de kilomètres en avion, en train, en voiture, mais j’y suis arrivée. Au passage, j’ai même fait un voyage au Québec pour lier les deux. Check.

Souvenir de vacances, art de la rue au Cap Vert : soleil, palmier, tortue et texte "cabo verde no stress"

Mais est-ce je déconnecte quand je pars en vacances, honnêtement ?

Pas toujours. Au Cap Vert oui, au sens propre comme au figuré : plus de réseau téléphonique ni internet pendant une semaine. J’avais la tête dans les chaussures de marche la journée, sous les étoiles la nuit. Je suis vraiment partie en vacances. Au Canada, plus ou moins, la preuve : j’ai emmené mon ordi … vu que j’attendais une réponse de Mme Pôle. Du coup, j’ai surveillé mes mails régulièrement. Mes vacances de fin d’année ? Bof bof, j’ai chargé l’ordi dans le coffre, la conscience pas tranquille malgré le profond sentiment que j’avais besoin de souffler. J’ai tenu une semaine et puis j’ai profité d’un moment de calme pour travailler un peu. Parce qu’une conscience qui vous taraude, c’est plus qu’entêtant. La mienne, en tout cas, est particulièrement agaçante !

Et sinon, entre-temps, dans ma vie de toutes les semaines, comment est-ce que je fais ?

Car il n’y a pas que les moments où l’on part de chez soi, il y a la vie quotidienne et les évasions que l’on s’accorde. Ma technique, c’est de me fixer des objectifs, avec des récompenses au bout. Je marche à la carotte, ou plutôt au chocolat, hihi. C’est du genre : tu avances bien sur tes révisions ce matin et en milieu de journée tu vas faire une rando. Je me parle oui, mais sinon je suis saine d’esprit … enfin de pense. Autre exemple : journée de ski et en rentrant révisions. Idem quand je pars 2 ou 3 jours quelque part, j’avance mes dossiers avant de partir, pour avoir la tête libre ensuite.

Placées dans un futur proche, ces « échéances plaisir » me donnent du cœur à l’ouvrage.

C’est tout bénéf’. Et après un moment de détente, j’ai remarqué que je suis plus efficace. J’ai repris de l’énergie, je suis généralement dans une humeur positive et constructive, idéale pour entreprendre. Les neurosciences confirment cela : mes neurones sont revenus à un niveau basal, ils se sont rechargés, ils sont prêts à repartir ! Voir même, j’ai pris une bonne DOSE de neurotransmetteurs, véritable cocktail de vitamines pour mes méninges. Je ne résiste pas à l’envie de vous partager cette vidéo explicative : https://youtu.be/tKIYGevgAxA.

Et vous, comment gérez-vous les vacances au sens large ? Arrivez-vous à prendre des moments « hors du temps », comment ? J’aurais plaisir à vous lire dans la section « Commentaires » ci-dessous ou en message privé via la page « Contact ».

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Digestion

Ma vie ces temps-ci est … chargée. Entrer en formation, c’est un rythme à reprendre, c’est rencontrer des gens, c’est se remettre en posture d’apprentissage. J’aime beaucoup les cours et les entre-cours, j’ai plaisir à réviser et donc, plus que jamais, je suis heureuse des choix qui m’ont menée jusque-là. Et ça, c’est un sacré bon point à mes yeux.

Mais, tout cela, ça remue, ça brasse même parfois ! Surtout que j’ai également entamé une formation de Biodanza (la danse de la vie, rien que ça !) depuis septembre. Je suis donc deux cursus en parallèle (Biodanza et Naturo). Aussi parce que la vie, cette coquine, vient encore de me proposer un changement de cap dans une sphère plus intime.

L’image qui me vient est celle d’un fond marin qui a été agité : l’eau se trouble de toutes les particules remises en suspension. Donc, en ce moment, je laisse infuser tranquillement les évènements que je vis. Je ne sais trop quoi écrire ici. Par contre, j’y pense régulièrement, d’où ce petit coucou aujourd’hui, pour dire que je ne vous oublie pas, que je poursuis mon bonhomme de chemin.

Quand mon eau intérieure aura sédimenté, ma triade tête-cœur-tripes aura les idées plus claires et alors un autre article verra le jour. En attendant, surveiller la page Facebook de Vie-talité, j’ai un petit sondage en tête 😉 
https://www.facebook.com/Vie-talité-2172386579680499

A très vite !